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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 07:06

D'une guerre à l'autre

De la Côte d'Ivoire à l'Afghanistan avec le 2e RIMa

Sergent Yohann Douady

douady.jpg

Les témoignages sur les opérations les plus récentes sont encore peu nombreux, et celui-ci présente l'intérêt d'avoir été rédigé par un sous-officier bénéficant d'une riche expérience. Le livre est préfacé par le colonel Héluin, chef de corps du régiment et ancien commandant du bataillon Richelieu, et celui-ci met en relief, avec des mots très justes, les valeurs qui font que "de jeunes Français chosissent encore aujourd'hui le métier des armes". Parmi celles-ci, les mots "servir" et "mission". Il insiste également sur ce paradoxe qui veut que le soldat doive "se placer en permanence au plus près de la population et donc au plus près du danger", particularité "toujours surprenante pour nos alliés anglo-saxons". Du livre enfin, il dit que "le témoignage [est] parfois cru et direct" et "la fresque parfois terrible".

Le texte de Yohann Douady s'ouvre sur la mort, en mai 2011, d'un sapeur du 13e RG, tué par l'explosion d'un IED. Le ton est donné. Il est ensuite divisé en 37 chapitres et se ferme sur l'épilogue qui énumère tous les remerciements. Dans le corps du livre, il décrit son parcours et les événements auxquels il participe, en particulier en Côte d'Ivoire, du bombardement du camp de Bouaké par l'aviation ivoirienne (dont il dit par exemple : "Les murs et les sols étaient éclaboussés de flaques de sang au milieu desquelles les marsouins ramassaient ce qui restait de leurs camarades") aux missions de COP en COP dans les vallées afghanes, souvent avec l'ANA, à la "chasse aux insurgés" et autres poseurs d'IED. Le récit est précis, le vocabulaire clair et simple, les détails précisés. Des angoisses ressenties pendant le siège de l'hôtel Ivoire par les "Jeunes Patriotes" à Abidjan, à l'arrivée sur la base de Tora en décembre 2010, des rapports souvent difficiles avec la population afghane aux interventions des hélicoptères, des relations avec les Américains. A propos de la captivité du journaliste Hervé Ghesquière et de son camarades (qualifiés de "deux Rouletabille amateurs"), il écrit : "Cela blesserait-il tellement son ego de reconnaître son erreur ou son imprudence" et "J'ai énormément d'admiration pour les journalistes. J'en ai un peu moins pour ceux qui rejettent leur faute sur les autres et n'assument pas les conséquences de leurs actes". Au fil des pages, on comptabilise les pertes alliées, toujours croissantes, on touche de près la question très sensible des matériels plus ou moins adaptés, on participe à l'opération Storm Lightning visant à sécuriser les abords de l'axe Vermont. Mais l'on peut sourire également aux réflexions suscitées par l'attrait des films X par les Afghans : "Peut-être tenions-nous là, sans le savoir, une arme de destruction massive susceptible d'éradiquer l'extrémisme religieux sans autre effet collatéral que la transformation durable des moeurs afghanes". Ce sont aussi les opérations de contrôle de zone, les tirs isolés, l'attente et l'observation, la recherche des rebelles parfois sans succès ("Nous n'avions aperçu qu'un homme armé d'une pelle, sans savoir s'il était parti creuser des feuillés ou enterrer du matériel"), etc. Tout au long du livre, on note l'importance des appuis et le rôle des hélicoptères, l'angoisse causée par la menace IED, l'importance de la présence au plus près des infirmiers et médecins, etc.

Bref, un livre, riche, profondément humain, et qui restera sans doute longtemps un témoignage essentiel sur cette guerre dont la France n'osait pas prononcer le nom.

Editions Nimrod, Paris, 2012, 393 pages, 21 euros.

ISBN : 978-2915243505

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Yohann Douady a bien voulu compléter lui-même cette présentation de son livre.

Question : En publiant ce livre de "souvenirs de campagne", vous rejoignez de très nombreux "anciens" de tous les conflits précédents. Qu'est-ce qui pousse aujourd'hui un sous-officier des troupes de marine à se lancer dans l'écriture ?

Réponse : En réalité, mes écrits n'étaient pas destinés à être publiés àl'origine. Dans leur forme originelle, il s'agissait d'un carnet de marche que j'ai écrit dès le premier jour de ma mission en Afghanistan, en y consignant mes impressions, mes doutes, mes certitudes, mes sentiments, et bien sûr les actions de notre groupe au fur et à mesure des missions. A mon retour, j'ai confié ce carmet à ma mère pour qu'elle sache ce que j'avais vécu. C'est elle qui m'a mis au défi d'en faire un livre, car elle trouvait que cette expérience méritait d'être partagée. C'est encore par hasard que je suis entré en contact avec les éditions Nimrod, qui m'ont poussé à remonter à la source de mon engagement et à mes premiers déploiements, là où commence réellement mon histoire.

Question : Tout au long de l'ouvrage transparait la notion de "culte de la mission" et se manifeste un "pesrit colo". Comment exprimeriez-vous ces valeur en 2012 ?

Réponse : Le culte de la mission est réellement une chose essentielle pour un militaire. Il se doit de tout faire pour la remplir -vraiment tout- , jusqu'à donner sa vie pour accomplir cette mission. Je me suis engagé au 2e RIMa, donc je ne peux pas avoir la prétention de répondre pour l'ensemble de l'armée de terre. Au régiment, le culte de la mission est une réalité qui concerne tout le monde, les chefs comme les subordonnés. Cette philosophie est la clef de tous nos engagements. Et les chefs que nous avons ont à coeur de cultiver ce sentiment. Ils y arrivent tellement bien que nous partons toujours en mission avec la certitude de réussir. Il en est de même pour l'esprit colo. Cet héritage de nos anciens nous montre la voie à suivre et nous imprègne de la mentalité qui nous permettra d'obtenir la victoire.

Question : Vous racontez de très nombreuses anecdotes et divers incidents. Quels sont, selon vous, le pire et le meilleur souvenir de Côte d'Ivoire ? Et d'Afghanistan ?

Réponse : Mes meilleurs souvenirs pourraient être liés à la camaraderie, à cette fraternité si particulière au sein de l'armée de terre. Et il en va de même pour mes pires souvenirs, notamment lorsqu'on est confronté à la perte de l'un de ces camarades. Mais je me rends compte que d'autres souvenirs sont encore plus particuliers. Pour le Côte d'Ivoire, le pire est inextricablement mélangé avec le meileur : d'un côté, nous pouvions voir les regards de détresse des hommes ou des femmes que nous venions secourir et qui avaient tout perdu, lire dans leurs yeux ou dans ceux de leurs enfants qu'ils avaient traversé des épreuves très rudes, mais lire aussi dans leurs yeux la reconnaissance qu'ils pouvaient avoir envers nous et qui valait bien plus que n'importe quelle médaille.

Pour l'Afghanistan, les choses sont différentes car nous étions dans une logique de combat. Mes meilleurs souvenirs sont donc ceux de l'unité et de l'efficacité de notre groupe de tireurs d'élite. Mais, au-delà de ce groupe, au-delà des sections ou de l'arme d'appartenance, j'ai pu encore une fois constater la cohésion entre les hommes. Nous étions ensemble, sous les ordres de chefs qui nous ont fédérés, qui nous ont commandés, mais qui étaient aussi à nos côtés jusque dans les derniers mètres.

A l'inverse, une fois rentrés en France, nous ressentons un manque d'intérêt de la part de nos concitoyens, pour leurs soldats engagés loin des frontières.

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Question : Comment vos camarades, vos chefs, votre famille et vos amis ont-ils compris et perçu ce livre ? Notez-vous des différences dans leurs réactions ? Avant et après la publication ?

Réponse : Au départ, mes camarades ont accueilli ce projet avec scepticisme, et mes chefs aussi, sans doute. Mais surtout parce qu'il existe très peu de récits de ce type, et encore moins qui soient écrits par des sergents. Ma famille m'a tout simplement fait confiance.

Concrètement, le projet a démarré en septembre 2011 avec les éditions Nimrod. Et au fur et à mesure que j'écrivais pour compléter mon texte sur la Côte d'Ivoire par exemple, ou que je menais des entretiens avec l'éditeur, mes camarades ou mes chefs ont vu que le projet était sérieux, et ils ont naturellement apporté leur soutien en me confiant leur témoignage afin que ce ne sois pas seulement mon histoire mais aussi la nôtre. Des Marsouins ou des Bigors ont même pris des jours de permissions pour confier ce qu'ils avaient vécu, pour que les opérations décrites le soient le plus fidèlement possible. Tous avaient envie de témoigner. Il s'agit donc d'un récit qui suit mon parcours pendant une dizaine d'années, mais il ne s'agit pas que de mon histoire. Le colonel Héluin, qui connait l'importance qu'il y a à témoigner, m'a fait confiance au point d'accepter d'écrire une préface avant même d'avoir lu le livre. Son successeur au 2e RIMa, le colonel Paczka, a pour sa part pris le temps de me rencontrer pour que nous discutions librement de ce projet entrepris sous un autre chef de corps, mais qui allait paraitre sous son commandement. Pour mes chefs, ce livre s'inscrit dans le devoir de mémoire. Le livre venant de paraitre cette semaine, il est encore un peu tôt pour juger des réactions de tout le monde.

Question : Qu'apporte votre témoignage par rapport à ceux déjà parus sur l'Afghanistan ?

Réponse : Je crois que ce livre se caractérise par sa franchise et son honnêteté. Il n'évite aucun sujet tabou et parle ave sincérité de thèmes rarement abordés : les combats, la mort -celle que l'on donne ou celle que l'on reçoit-, les blessures physiques ou traumatiques, la fatigue, les rapports entre officiers et subordonnés, mais aussi l'amitié, l'engagement, le sacrifice, etc. Les journalistes ou les personnes qui l'ont déjà lu m'ont indiqué avoir ri à certains moments, pleuré à d'autres. Ce livre est aussi à l'image des missions que nous avons mené en Côte d'Ivoire ou en Afghanistan : un parcours qui conjugue les sentiments nobles, des épisodes dramatiques et des moments de légèreté ou de fraternité.

Merci Yohann Douady pour la franchise de ces réponses, bon courage pour la suite et surtout plein succès dans vos entreprises.

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Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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