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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 07:05

Du bouclier antimissile

aux nouvelles relations américano-russes

2000-2011

Benjamin Bord

Couverture-de-l-ouvrage--Du-bouclier-antimissile-aux-nouvel.jpg

Voilà un livre intéressant à plus d'un titre. Tout d'abord, il faut le souligner car le fait est assez rare, il a été rédigé par un étudiant actuellement en M2 (IEP d'Aix-en-Provence), sur la base d'un mémoire de M 1. Jean-Charles Jauffret, dans sa préface, explique d'ailleurs tout le bien qu'il pense de cet étudiant.

Le corps de l'ouvrage se divise en deux grandes parties. La première traite méthodiquement de la question du bouclier antimissile, de sa relance sous la présidence de G. W. Bush à sa profonde évolution sous celle de B. Obama. Cette étude est conduite en prenant en compte à la fois la situation intérieure américaine, mais aussi (et surtout) les nombreux changements qui interviennent sur la scène internationale, en particulier après septembre 2011. Les questions de la "troisième position" américaine et celle des relations entre les USA et l'Europe d'une part et les USA et la Russie d'autre part sont bien sûr longuement abordées. La seconde grande partie est davantage centrée sur la Russie elle-même et son rapport avec les Etats-Unis, les notions de "puissance pauvre", de "dialogue indirect", de "sécurité énergétique" sont par exemple au coeur de ces chapitres. L'ouvrage se termine sur une interrogation : "Quelles perspectives pour les relations américano-russes ?" et aborde en particulier des thèmes comme "l'étranger proche" et son importance pour Moscou, ou, plus original, celui de la "méfiance mutuelle" du fait du "poids des regards" et du "poids des hommes"

On apprécie particulièrement les annexes (dont la traduction de deux discours du président Obama en 2009), la chronologie finale, l'index et surtout l'extrême précision d'une bibliographie semble-t-il presque exhaustive. Un seul bémol de forme pour notre part : le style qui, tout en étant correct, n'est pas encore tout-à-fait "classique", certaines formules ou tournures de phrases se rapprochant de l'expression orale plus que de l'expression écrite. En dépit de ce (léger) regret, voilà un petit livre (208 pages) extrêmement riche et dense, absolument indispensable aux étudiants et aux citoyens intéressés par ces questions, et qui constitue un très bel exemple de ce que peut réaliser un jeune chercheur talentueux.

missiles.jpg

Benjamin Bord a bien voulu répondre à quelques questions sur son parcours d'une part et son analyse de la situation d'autre part.

Question : Il est rare qu'un étudiant en M2 puisse publier son premier livre. Pourriez-vous nous expliquer comment cela a commencé et le déroulement de cette aventure éditoriale ?

RéponseAvec du recul, je dois dire que la publication de ce livre est venue de manière assez fortuite. Etudiant en 4e année à Sciences Po Aix en Provence l'année passée, la spécificité du cursus m'imposait de réaliser un mémoire dont la soutenance permettrait, avec l'épreuve du grand oral, la validation du diplôme. Un sujet faisant le lien entre le bouclier antimissile et les relations américano-russes entrait parfaitement en cohérence avec le lieu de ma mobilité en 3e année, la Pologne, et ma passion pour les relations internationales. A l'époque, il est vrai que la composante européenne du projet devait être répartie entre la Pologne et la République Tchèque. La soutenance se passa pour le mieux mais je ne pensais pas que ce mémoire pourrait connaître une suite ! En octobre 2011, dans les couloirs de Sciences Po, je découvris par hasard une affiche présentant un concours de mémoires de recherche organisé par les éditions L'Harmattan. J'envoyai donc un exemplaire de mon travail. Deux mois plus tard, à ma grande surprise, je reçus un courrier m'indiquant que j'étais lauréat. Ce courrier était aussi accompagné d'un contrat d'édition...

Question : Pouvez-vous établir un point d'avancement du dossier ? On parle régulièrement de ce "bouclier antimissile", mais quel est son niveau de réalisation effective

Réponse : L'histoire retient l'IDS et le coup de bluff de R. Reagan comme point de départ du projet. Mais l'idée de se défendre contre des missiles balistiques n'est pas nouvelle. Elle date de la fin de la Seconde Guerre mondiale et des premiers missiles V1 et V2. Les Etats-Unis, forts d'une puissance financière, technologique et industrielle sans rivales, se lancèrent alors dans une série de programme successifs pour compléter leur "épée nucléaire" par un "bouclier". C'est l'accélération des programmes souhaitée par George W. Bush (avant les attentats du 11 septembre) qui sonnerait le passage d'un projet fiction à la réalité. Aujourd'hui, la composante la plus effective et perfectionnée est celle de la veille. Les premiers radars sont en place et fonctionnent parfaitement. Ce qui pose encore problème, ce sont les intercepteurs qu'ils soient montés sur silos (Fort Greely, Vandenberg), sur frégates (système Aegis) ou sur batteries mobiles de missiles (Patriot améliorés). Les tests montrent certes un perfectionnement constant mais n'évacuent pas toute marque d'un manque de fiabilité. En résumé, les Etats-Unis sont capables d'intercepter un missile balistique de conception rudimentaire (sans leurres et non mirvé). Il en est tout autrement pour les autres missiles balistiques plus perfectionnés.

Question : Les positions des gouvernements européens restent semble-t-il très partagées. Comment situez-vous aujourd'hui cette question du bouclier antimissile par rapport à la problématique de l'Europe de la Défense ?

Réponse : En effet, c'est là un des aspects de mon analyse que de montrer la division des gouvernements européens sur la question. J'avais retenu trois catégories : les pays participants au projet, les pays favorables au projet qui n'y participeraient pas, et les pays réticents. Mais le fait d'avoir donné l'occasion à l'OTAN de soumettre l'idée d'une défense anti-missile plus partagée (car otanienne) lors du sommet de Lisbonne a quelque peu modifié la donne. Lors du dernier sommet du G8, la France qui était jusque là nettement réticente à l'idée du projet, a par exemple adopté une attitude beaucoup plus compréhensive. C'est une affaire à suivre.

Pour ce qui est de l'Europe de la Défense, à mon sens, le projet de bouclier antimissile doit faire l'objet d'une double lecture. D'une part, ce dossier témoigne d'un manque d'ambition de l'Europe de la Défense lié sans doute au manque de volonté de certains Etats. Rappelons seulement que le bouclier antimissile ne représente pas plus de 1% du budget de défense américain. Avec de la volonté, ce serait un effort à la portée des Européens. D'autre part, sans tenir compte de la crise, il est évident que de nombreux Etats sont prêts à faire des concessions à l'OTAN qu'ils ne seraient pas prêts à faire s'il s'agissait de l'Europe de la Défense.

Question : La récente réélection (qui était attendue) de Poutine à la présidence de la fédération de Russie ne conforte-t-elle pas les adversaires les plus résolus du projet ?

Réponse : Comme je le défends dans mon livre, V. Poutine, tout comme D.Medvedev, incarnent une Russie en quête de renouveau sur la scène internationale depuis l'effondrement de l'URSS. Cet effondrement a été vécu comme une véritable humiliation. Rappelons à ce sujet la remarque de V.Poutine qui affirmait que "l'effondrement de l'URSS était la plus grande catastrophe géopolitique du XXe siècle". Et donc, la politique extérieure russe doit aujourd'hui être lue à la lumière de cette nostalgie, non pas de l'URSS, mais plutôt du statut de grande puissance. La Fédération de Russie est en quête de respect sur la scène des relations internationales et les dirigeants russes sont donc très frileux lorsqu'ils voient les Etats-Unis et l'OTAN, ces deux ennemis d'hier, étendre leurs intérêts sur leur ancienne sphère d'influence. De ce point de vue là, je dirais que la fermeté de l'opposition russe sur le dossier du bouclier antimissile dépend du "paramètre américain". De ce fait, c'est plus le résultat des élections présidentielles américaines que la permanence du duo Poutine-Medvedev au pouvoir qui déterminera l'attitude russe sur le dossier. B. Obama, plus conciliant, a en effet réussi à adoucir la position russe. En revanche, les récentes déclarations profondément russophobes de M. Romney ne sont pas sans rappeler le risque d'une nouvelle cristallisation des positions si le candidat républicain était élu. En tout cas, il est certain qu'avec le retrait (très coûteux) d'Afghanistan qui s'annonce, les dirigeants russes auront d'autant plus d'atouts à faire valoir.

Question : Le président Obama a semble-t-il également évolué dans son analyse. Parle-t-on de ce dossier dans le cadre de la campagne présidentielle américaine et quelle pourrait être selon vous la position du prochain président américain, démocrate ou républicain ?

Réponse : Cette question fait le lien avec la précédente. S'il est un point intangible de la stratégie Obama dans le dossier du bouclier antimissile, c'est la perception de la menace iranienne. Comme George W. Bush, c'est un point sur lequel il ne transigera pas. Ce qui a évolué chez B. Obama, ce n'est donc pas la finalité du projet, mais ses modalités. Car comme le rappelle Henry Kissinger, comment, en cas de catastrophe nucléaire, un président pourrait-il expliquer qu'il avait potentiellement la technologie pour contrer cette attaque mais qu'il n'a pas souhaité la développer ? Ainsi, quel que soit le vainqueur des élections, le bouclier antimissile sera installé. Et pour ma part, bien que la récente "affaire du microphone" lors du dernier sommet du G8 ait permis à M. Romney de dénoncer le manque de fermeté de B. Obama envers la Russie, je reste persuadé qu'avec le retrait d'Afghanistan que le nouveau président devra monnayer avec les Russes, est une contrainte de taille suffisante pour que les Etats-Unis écoutent ce que les Russes ont à dire sur le bouclier.

Merci Benjamin pour ces longues réponses et bon courage pour vos prochains travaux.

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doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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