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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 07:10

Les services secrets en Indochine

Jean-Marc Le Page

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Quel sujet ! Et qu'il est difficile d'écrire sur ce thème ! Mais dans ce livre passionnant, préfacé par Maurice Vaïsse, tiré de sa thèse soutenue il y a quelques mois, Jean-Marc Le Page apporte une contribution essentielle à la connaissance de l'organisation et du fonctionnement des services de renseignement en Indochine.

Pour tenter de répondre à la question de savoir si ces services ("l'archipel du renseignement") portent une responsabilité particulière dans la défaite finale, l'auteur étudie successivement les principales structures concernées, leurs (nombreuses) évolutions dans le temps, les unités spécialisées (en particulier dans le domaine du renseignement technique ou électronique) et s'interroge sur la place du SDECE et des "affaires" auxquelles ce service particulier a été mêlé (d'aucuns diraient compromis). Il détaille le déroulement du désastre de la RC 4 et parle de "routine et sous-estimation des capacités adverses", thèmes que l'on retrouve à plusieurs reprises mais le plus souvent à propos des officiers en charge de commandement plus qu'à l'égard de services eux-mêmes. Concernant les agents, il développe les aspects "recrutement", "formation", "financement", "emploi" et n'hésite pas à évoquer la problématique de la torture, telle qu'elle apparaît dans les archives et les témoignages.

Les chapitres 8 à 10 permettent d'aborder des thématiques tout-à-fait intéressantes : les efforts particuliers de de Lattre puis de Navarre, "deux personnalités et deux reprises en main", avec la volonté pour ce dernier "d'insuffler une mystique du renseignement" ; les conséquences pour la chaîne de renseignement militaire tactique des évolutions politico-militaires à l'échelle du théâtre, avec un service de renseignement militaire "mal aimé", bien que les OR accomplissent "un travail de forçat" ; la place et le rôle des composantes Air et Marine, trop longtemps ignorées ou sous-estimées et qui ne commencent à parvenir à mâturité qu'à la toute fin du conflit. Les deux derniers chapitres sont également particulièrement intéressants : "La vietnamisation du renseignement" et "L'internationalisation du renseignement" soulignent bien les difficultés rencontrées et les limites de ces processus.

Dans sa conclusion, Jean-Marc Le Page considère que le renseignement stratégique est suffisant, sauf dans le domaine politique, que le renseignement au niveau opératif "est celui qui fonctionne le mieux", tandis que le niveau tactique "présente un bilan nettement plus complexe et ambiguë", constat d'autant plus difficile à établir que les différences peuvent être extrêmement importantes en fonction des périodes et surtout des territoires : "En définitive, les services de renseignement dans leur dimension militaire ont répondu aux attentes du commandement [même s'ils n'ont pas toujours été écoutés, mais ceci est une autre question] ... En revanche, dans le domaine politique, qu'il soit stratégique ou dans le cadre de la pacification, il faut constater une forme d'échec".

Parfaitement complémentaire de l'ouvrage de référence de Paul et Marie-Catherine Villatoux paru en 2005 (La République et son armée face au 'péril subversif'. Guerre et action psychologiques, 1945-1960), ce livre va très rapidement devenir indispensable à tous ceux qui s'intéressent aux questions de renseignement comme à l'histoire du CEFEO.

INDO-1.jpeg 

Nous avons demandé à Jean-Marc Le Page de revenir sur quelques points particuliers.

Question : Dès votre introduction vous soulignez qu'à Dien Bien Phu Castries et Langlais se montrent indifférents ou méprisants à l'égard de leurs officiers de renseignement ("Le SR est un service parasite et inutile"). Pouvez-vous nous expliquer comment le SR est effectivement perçu et utilisé par les principaux titulaires de commandements opérationnels ?

Réponse : Il y a un réel problème de perception des SR par les différentes autorités militaires, mais c'est un phénomène complexe. D'une part, tous les SR ne sont pas perçus de la même manière : les services des écoutes (GCR et STR) bénéficient d'une immense estime en raison de leur indéniable réussite vis-à-vis du corps de bataille de la RDVN et puisqu'ils représentent jusqu'à 80% du renseignement récolté par le commandement. A l'inverse, le renseignement humain est déconsidéré pour des raisons diverses : les populations "parlent" peu, certains agents vendent leurs informations à plusieurs services à la fois, les services spécialisés dans ce type de sources (SRO et officiers renseignement) sont perméables à l'intoxication, etc. Tous ces points entraînent une méfiance, sinon une défiance, à leur égard, d'autant plus que dans le même temps les services "techniques" sont efficaces. La perception du commandement est également ambivalente : De Lattre et surtout Navarre souhaitent rééquilibrer les sources et amplifient les moyens mis à la disposition du renseignement humain, alors que les autres commandants en chef se laissent convaincre par les succès du ROEM. Néanmoins, le général Navarre constitue presque une exception, dans le sens où il prend conscience de la fragilité du renseignement technique et qu'il juge primordial de diversifier les sources. Mais il n'est pas suivi par l'ensemble du corps des officiers, comme l'exemple de Dien Bien Phu le montre.

Question : Quelle place prend effectivement l'opium dans la "politique" et l'action des services de renseignement ?

Réponse : L'opium joue un double rôle. Il est d'abord une source de financement officiel pour les services qui oeuvrent dans les régions les plus reculées d'Indochine. En Haute-Région, aux confins du Laos, la piastre n'a pas vraiment cours et les OR disposent de paquets d'opium pour financer leurs renseignements et leur action politique. L'opium est également une source d'appoint. Ainsi, lorsque des stocks sont récupérés, ils sont distribués entre les différents services, ce qui ne se fait pas toujours sans tiraillements. L'affaire de l'opium se situe à la confluence de ces deux cas. En effet, le SDECE et le GCMA approchent les populations montagnardes et l'écoulement de leur production d'opium est la condition de leur ralliement, puisqu'il s'agit de leur principale source de revenu. Dans le même temps, le GCMA y voit une possibilité de financement d'appoint, qui permet d'arrondir les fins de mois. En définitive, la question de l'opium et de son implication dans le fonctionnement des services ne peut se comprendre que dans l'environnement plus large du financement des SR. Les chefs de service sont continuellement en recherche de fonds. Leurs dotations en fonds spéciaux ne cessent d'augmenter, mais elles sont toujours considérées comme insuffisantes. Ils recherchent alors des financements annexes, voire "exotiques", dont l'opium n'est que l'un des éléments.

Question : A la fin de la campagne d'Indochine, quel bilan quantitatif et qualitatif peut-on tirer de l'effort, certes parfois tardif mais en 1954 réel, de recrutement et de formation des OR et des agents, et de la sensibilisation du corps expéditionnaire à l'importance du renseignement ?

Réponse : Au sujet de la sensibilisation du corps expéditionnaire, il semble que le bilan ne soit pas très bon. La tentative du général Navarre d'insuffler une "mystique du renseignement" est révélatrice à la fois de son absence avant 1953 et de la difficulté pour le commandement de la mettre en place. Les notes de service se succèdent, la hiérarchie est de plus en plus sensibilisée, avec des succès divers, mais aux échelons inférieurs ce n'est pas encore acquis à la fin du conflit. La formation des OR s'améliore. Elle est pratiquement inexistante avant 1950, de Lattre impose la mise en place de cours de formation à l'échelon des territoires, qui prennent la forme de "grand-messes", et Navarre lui apporte une plus grande souplesse en l'adaptant davantage aux besoins particuliers. Il y a donc un réel progrès. Pour les agents, c'est beaucoup plus difficile à appréhender. Le colonel Deuve avait mis en place une école pour ses agents au Laos, mais elle est définitivement fermée en 1948. Le GCMA utilise son école du Cap Saint-Jacques, mais ce n'est pas une formation spécifique aux agents de renseignement. Là encore, il n'y a pas de politique bien définie, chaque service s'arrange plus ou moins comme il le souhaite, avec d'innombrables variations selon les teritoires, les hommes ... Le conflit indochinois se caractérise par une grande décentralisation, la gestion du renseignement n'y échappe pas. 

Question : Il apparaît que les premiers OR mis en place dans la Marine "ne sont en rien des spécialistes du renseignement, la grande majorité est en premier séjour et ils sont souvent les plus jeunes officiers du bord. Ils sont désignés d'office pour remplir cette charge qu'ils ne connaissent pas". Ces propos ne sont pas sans rappeler ceux du général Ely, dans son rapport de fin de campagne, sur l'armée de terre. Comment expliquer ces situations en 1953 encore ?

Réponse : Les activités liées au renseignement souffrent d'un grand discrédit et les volontaires ne se bousculent pas pour remplir les charges. C'est particulièrement le cas pour les services qui utilisent de nombreux personnels, comme les 2e bureaux territoriaux, qui sont continuellement en sous-effectif et dont de nombreux postes restent vacants. Cette situation s'explique par la mauvaise réputation d'une activité qui est jugée "de bureau". Nombreux sont les officiers qui préfèrent les postes opérationnels. Nous sommes ici dans une situation classique. La seconde raison tient à la mauvaise réputation des services de renseignement, qui sont soupçonnés de faire un "sale boulot", mais c'est surtout vrai vis-à-vis de la Sûreté. La charge d'OR n'est pas non plus de tout repos, puisque leur activité est à plein temps, sans vraiment de phases de repos, et ils accumulent les responsabilités, puisque les chefs de corps manquent d'officiers et ne perçoivent pas toujours leur spécificité. Tous ces éléments se cumulent, et il devient difficile de trouver des bonnes volontés pour accomplir cette tâche, en particulier pour les échelons inférieurs. C'est moins vrai pour les services spéciaux comme le SDECE, dont les effectifs dépendent de la métropole.

Merci beaucoup Jean-Marc Le Page pour ces passionnantes précisions, et à très bientôt sans aucun doute.


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doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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