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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 05:00

Harmattan

Jean-Marc Tanguy

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En publiant très rapidement ce petit livre, Jean-Marc Tanguy (journaliste spécialisé et animateur du blog Le Mamouth) fait oeuvre utile. On sait en effet d'expérience que le récit des opérations les plus récentes reste en France longuement couvert par une forme de secret (alors qu'aux Etats-Unis, par exemple, les services historiques des armées eux-mêmes -dans leur rôle de rédacteurs publics de l'histoire officielle- publient dans les mois qui suivent la fin d'une opération une première étude accompagnée de -quelques- reproductions de documents officiels).

On ne cherchera pas ici une analyse complète de l'ensemble de la crise libyenne de 2011 dans toutes ses composantes, il serait de toute façon trop tôt. Par contre, la première idée qui vient à l'esprit en ouvrant ce volume de 160 pages est qu'il s'agit d'un très bon travail de journaliste. Jean-Marc Tanguy se place au coeur des évènements, avec les acteurs, dans le détail des activités et des missions quotidiennes et décortique littéralement l'opération Harmattan.

Précipitation dans la réalisation du livre ? On regrette l'absence d'un sommaire ou d'une table des matières, ce qui accentue le caractère "reportage" de l'ouvrage. Le style est vif, dynamique, ne s'embarrasse pas de périphrases. Il fait le récit de la première vague aérienne par l'escadron 1.7 Provence le 19 mars, présente les centres de commandement et de suivi en métropole, revient sur les deux portes-avions français : le Charles de Gaulle et... la base de Solenzara en Corse. Réaliste et direct, il caractérise sans ambage l'action des uns et des autres au sein de la coalition : "L'Espagne fournit des moyens importants ... mais leur interdit les bombardements", l'Italie "reçoit à bras ouverts les euros et les dollars qui arrivent avec les avions. Cela tombe d'autant mieux que la saison estivale n'a pas encore commencé. Les militaires étrangers seront nettement moins bien accueillis une fois l'été arrivé". Au fil des jours et des semaines, on suit les hommes et les équpages dans l'action et la fatigue qui monte. L'auteur développe en quelques pages l'effort en matière de reconnaissance et de guerre électronique, consacre un chapitre à l'action des hélicoptères de l'ALAT, dresse un bilan relativement précis du total des missions conduites à la fin du mois d'août, évoque à plusieurs reprise "l'anarchie organisée qui caractérisait l'OTAN"  et l'empirisme dont il faut parfois faire preuve au quotidien, précise le rôle exact des Emiratis et des Qataris, etc.

En résumé, un riche volume d'investigation (probablement le résultat aussi de plusieurs années de travail concret sur les thématiques militaires) qui restera sans doute un outil de travail extrêmement utile jusqu'à ce qu'il puisse être confronté à une étude plus scientifique... lorsque les archives parleront.

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Du fait de l'originalité de ce livre et du caractère encore très proche des évènements, il nous a semblé intéressant de poser quelques questions à l'auteur.

Question : Vous soulignez le rôle des hommes, la place des individus dans ce succès, mais vous identifiez aussi ponctuellement les limites matérielles, des capacités d'actions polyvalentes réelles mais souvent très tendues. Dans quels domaines la situation vous paraît-elle la plus délicate ?

Réponse : Les grandes priorités du LBSDN [Livre blanc sur la sécurité et la défense nationale] n'ont pas été traduites en budgets et c'est particulièrement le cas dans le renseignement et ses différentes déclinaisons. C'est criant en matière de drones. On paie l'aveuglement des décideurs de la décennie précédente, qui n'ont pas vu ces vecteurs monter en puissance alors que, pourtant, la France est pionnière dans ce domaine, ce qui n'est pas le moindre des paradoxes. Mais la situation n'est pas forcément meilleure sur les autres capteurs. Il a fallu le harcèlement parlementaire d'un député, Jean-Claude Viollet (socialiste) pour qu'avance enfin le dossier prioritaire de l'intégration du pod ASTAC [Equipement de reconnaissance électronique permettant de transmettre les informations en temps réel] sur un autre vecteur que le Mirage F1CR, qui quitte le service en 2014. Plus globalement, on voit bien que le muscle entamé, l'os de nos armées l'est aussi déjà. L'effort que nous consentons chaque année ne permet plus de former suffisamment de spécialistes, qu'ils soient pilotes, interprètes-photos et officiers-renseignement. Nous sommes véritablement dans une situation capacitaire critique, qui ne nous permettra plus de reproduire, demain, une opération type Harmattan, sur une durée et un volume identique.

Question : Cette opération fut totalement intégrée au plan interarmées, mais elle n'a pas vu l'engagement de troupes au sol. L'interarmisation se fait donc autour des opérations dans la 3e dimension. Pensez-vous qu'elle soit aussi admise par tous que Harmattan semble le  montrer ?

Réponse : La grande et seule victoire de ces dernières années est la capacité à combiner les effet interarmées, pas seulement interarmes. On l'a vu à Abidjan, même si cela n'a pas fait les gros titres : l'armée de l'air a permis de ravitailler les troupes terrestres sur une plateforme aérienne du nord, sans quoi leur victoire n'aurait pas été possible. Et sans le BPC Tonnerre [Bâtiment de projection et de commandement], l'armée de terre n'aurait pas pu tenir non plus. Les guerres de boutons parisiennes pour savoir lequel a le plus gros bouton des trois sont insupportables, car la réalité opérationnelle est là : malgré des coupes budgétaires et des réorganisations organiques, les représentants des trois armées ont tenu le cap, pendant Harmattan. L'arme aérienne a remporté la victoire parce que, de toute façon, et dans la configuration diplomatique, il était impossible de gagner autrement, les déploiements à terre étant interdits. Mais dans l'expression 'arme aérienne', je n'ai pas une approche organique mais une approche des effets, ceux qui viennent du ciel : Gazelle de l'ALAT, Hawkeye de la Marine, chasseurs de l'armée de l'Air, tous travaillent dans le même milieu, avec des contraintes plus ou moins identiques. Et tous ont la même problématique : que leurs capacités propres à apporter la victoire soient bien prises en compte par les programmateurs. On le voit, la culture interarmées de beaucoup de jeunes officiers est assez fiable : en Afghanistan, on retrouve en Kapisa la plus forte concentration de JTAC -spécialistes du guidage des feux- et pourtant c'est là que les demandes d'appui aérien ont été les plus fiables.

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Question : Le travail des hélicoptères français a été qualifié de "splendid" par les Britanniques, or l'ALAT a une doctrine et des modes d'action qui diffèrent notablement de ses homologues occidentales. Constitue-t-elle un "point fort" ou simplement "particulier" dans le panel des capacités militaires françaises ?

Réponse : Le pilote d'Apache britannique a autant de mérite que celui de Gazelle française. Le premier vole très haut et fait une très belle cible pour les SAM et SAFIRE des Khadafistes. Même si l'Apache a une capacité de résilience (blindage, système d'autoprotection ultramoderne) et de portée de ses armes (quasiment doublée) que n'aura jamais une Gazelle de l'ALAT : dans 2.100 kg. de sa cellule, on ne casera jamais le même niveau de blindage ou d'autoprotection. Les procédures sont donc adaptées aux différentes missions confiées. Le pilote de l'ALAT, depuis tout petit, apprend à voler "le nez dans le sol", c'est ce que l'on appelle le vol tactique, et avec ses camarades des autres spécialités, c'est ce que l'on appelle le module mixte, initié d'abord pour les opérations spéciales. Par chance, on a eu naucune perte, alors que les plus raisonnables (et clairvoyants), dans l'ALAT, envisageaient un à deux appareil(s) perdu(s) par mois d'opérations. Le bilan chiffré est là, c'est vrai : 600 objectifs détruits. Mais n'oublions pas que l'hélicoptère n'est pas l'arme de la permanence -le rôle de l'aviation- : ces raids coups de poing de l'ALAT devaient être réalisés sans lune, ce qui était contraignant. Et leur succès a bénéficié du travail des autres : les 76 mm. des frégates, le renseignement acquis par les Panther et ATL2 de l'Aéronavale, et les couches fournies, au-dessus d'eux, par les forces aériennes. Le courage de ces équipages contribue au succès interarmées, collectif. Ni plus, Mais ni moins.

Question : Vous évoquez à plusieurs reprises les questions de confidentialité et de communication institutionnelle. Très pragmatiquement, en tant que journaliste spécialisé, pensez-vous avoir pu suivre cette campagne dans de bonnes conditions et comment avez-vous fait ?

Réponse : Les problèmes de confidentialité n'existent pas réellement. Les vrais secrets sont très bien gardés, et c'est tant mieux comme cela, chacun son job. Moi-même je protège mes sources, et je trouve cela fondamental. Beaucoup déplorent aussi le centralisme communicationnel de l'EMA, il ne me choque pas dans la mesure où c'est plus simple de savoir très vite si l'on aura une réponse ou pas. Pendant le conflit, cela ne me choque pas, il faut par contre que les armées puissent s'exprimer plus librement une fois que les armes ne parlent plus. Non, le vrai problème réside plus dans l'accès aux zones de combat, problème qui n'est pas propre à la Libye, mais qu'on retrouve aussi ailleurs. On voit passer devant nous des équipes de médias qui viennent "faire des coups", et qu'on ne revoit plus ensuite. Preuve en est que mon livre sur la Libye est pour l'instant le seul écrit sur le sujet. La télé n'a fait aucune émission spéciale sur ce spectaculaire succès. Tous ces gens ne sont pas intéressés par la situation de fond, ils viennent juste tourner un film ou écrire une nouvelle, dans le sens littéraire du terme. Mais les films ont toujours fait plaisir à certains communicants militaires qui raisonnent à courte vue, et d'autant plus que ces films ne posent aucune question concrète, et se gardent bien d'évoquer les problématiques de fond. Ce sont souvent de mauvais clips : il manque la musique.

Aujourd'hui, la réalité journalistique est là : une grosse vingtaine de journalistes en France suit réellement l'activité des armées, entre deux "coups de chauffe". C'est un vrai sujet de fond qu'il faut ouvrir et dont, pour ma part, j'ai fait un de mes chevaux de bataille depuis que je travaille dans cette spécialité. C'est peu de le dire, je ne suis pas très entendu. Ni par mes collègues journalistes. Ni par les militaires.

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Jean-Marc Tanguy, merci pour cette franchise de ton et de parole, bon courage dans vos projets et à très bientôt.

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commentaires

Bertrand Quiminal 27/03/2012 14:54

Merci pour la richesse des analyses que vous nous proposez au travers de l'interview en particulier.

En termes d'interarméisation d'Harmattan, -et ceci uniquement dans la 3ème dimension, seul espace dans lequel les forces françaises sont intervenues officiellement-, une remarque. Les hélicos de
l'Alat sont intervenus uniquement dans des "kill boxes" pré-déterminées avec l'Armée de l'Air, la manque d'interopérabilité et d'entraînements communs ne permettant pas d'autres options plus larges
et efficaces.

BQ

guerres-et-conflits 28/03/2012 15:57



La participation des HLO français à l'opération Harmattan fait depuis la fin de l'engagement l'objet d'analyses très pointues, en France comme à l'étranger, et très généralement hyper favorables
à l'ALAT et à ses pilotes.



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Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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