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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 07:05

Carnets secrets du général Patton

Edition présentée et annotée par Boris Laurent

Carnets-secrets-Patton839.jpg

Au seul nom de Patton, viennent immédiatement à l'esprit les anecdotes les plus inattendues dans la vie d'un général de ce rang ou les qualificatifs les plus marqués. On l'adule ou on le déteste, mais le personnage ne laisse jamais indifférent. Il faut donc remercier Boris Laurent de nous proposer une nouvelle édition annotée et commentée de ses Carnets secrets, ou, pour être plus précis, de reprendre sa biographie à partir de ses carnets et de sa correspondance personnelle.

Personnalité on ne peut plus complexe (complexée ?), Patton est fréquemment décrit comme "excessif", "dur", "brutal". Mais c'est aussi nous dit-on "un chef né", un "entraineur d'hommes hors pair" qui n'hésite pas à se mettre personnellement en danger. Si son casque et ses revolvers sont restés dans le souvenir populaire, si l'on peut considérer qu'il a un véritable problème d'égo, on oublie souvent l'homme derrière le militaire, et l'un des mérites de ce livre est de nous le faire approcher. En neuf grandes parties chronologiques ("Naissance d'un guerrier", "L'entre-deux-guerres", "Opération Torch", "Opération Husky : la conquête de la Sicile", "Patton is back", "De la Normandie à la Lorraine", "La bataille des Ardennes", "Le Reich : Patton lance le Blitz" et "Le dernier combat"), Boris Laurent nous invite donc à retrouver et à reconstituer la carrière de ce général hors normes. Il insiste bien sûr légitimement sur la période de la Seconde guerre mondiale, qui constitue les 5 / 6e du livre, en utilisant très largement des extraits de ses carnets personnels et de très nombreuses correspondances privées, adressées à son épouse, à Eisenhower, à Bradley et à plusieurs autres généraux américains ou autorités politiques, etc. Au fil des pages, nous comprenons mieux ses décisions et ses plans, qu'il s'agisse du débarquement en Afrique du Nord, des combats de Tunisie, de la conquête de la Sicile ou ensuite de la chevauchée à travers l'Europe occidentale. Mais nous notons aussi de multiples détails significatifs et, au final, nous cernons mieux le personnage. Débarquant au Maroc le 12 novembre 1942, il note : "Tout marchait de travers ; il y avait là six camions français prêts à nous aider et qui ne faisaient rien parce que personne ne leur donnait d'instructions. J'ai trouvé un lieutenant que j'ai mis au travail avec les camions"... C'est le général américain en train de faire débarquer ses troupes et matériels qui se préoccupe de faire activer le travail d'un lieutenant et de six camions français... Les exemples de ce type pullulent. Le 4 mars 1943, après la bataille de Kasserine, lorsqu'il est appelé à Alger : "J'ai bien l'impression que j'aurai plus d'ennuis avec les Anglais qu'avec les Boches", et il revient sur le sujet dans une lettre à sa femme en septembre : "Chaque fois que je vais à Alger, il me faut trois jours pour m'en remettre. Il faut presque porter une cotte de mailles pour éviter les coups de couteau". La célèbre "affaire des gifles" de l'été 1943 en Sicile (il y en en réalité deux cas à quelques jours d'écart) est bien sûr abordée et Patton écrit dans son journal à la date du 21 août : "Le fait qu'un commandant d'armée doive ainsi passer la main dans le dos d'un planqué par suite de la pusillanimité des différentes autorités hiérarchiques ne mérite, à mon sens, aucun commentaire...". Le 6 juin, alors que commence le débarquement en Normandie : "J'ai une affreuse appréhension que la bataille soit finie avant que j'y aie pris ma place, mais je sais qu'il n'en sera rien car ma destinée veut que j'y sois" ! Pendant que les Alliés tentent de réduire la poche de Falaise, à la date du 9 août : "Si j'en étais libre, je prendrais des risques plus grands que je ne suis actuellement autorisé à le faire. Trois fois j'ai suggéré des solutions risquées qui ont été écartées, et pourtant le risque était justifié". Dès le 28 août, dans une lettre à son fils : "Ma difficulté majeure ne vient pas des Allemands mais de l'essence. Si l'on m'en donnait assez, j'irais partout où je voudrais".  L'anecdote, en décembre de la même année, de la demande à l'aumônier de la 3e Armée de prier pour que le beau temps s'installe au-dessus de Bastogne afin de pouvoir engager massivement son aviation est partiellement confirmée et surtout précisée (p. 365). Enfin, pour terminer ce survol, à propos des Russes au printemps 1945 : "Laissez-nous garder nos bottes bien polies, nos baïonnettes aiguisées, pour que nous offrions aux Russes une image de force et de puissance. C'est le seul langage qu'ils comprennent et qu'ils respectent. Si vous le ne faites pas, alors je voudrais vous dire que nous avons vaincu les Allemands et les avons désarmés, mais que nous avons perdu la guerre" (au sous-secrétaire d'Etat Patterson, le 7 mai) ; et ces propos excessifs : "C'est une race inférieure, de véritables sauvages. Nous pourrions facilement les battre à plate couture" (lettre à sa femme, 13 mai) ; et le lendemain (dans son journal) : "A quelques rares exceptions près, les officiers ont l'apparence de bandits mongols récemment civilisés"...

Bref, un livre particulièrement riche, qui alterne entre les réflexions personnelles et les questions privées d'une part pour aller jusqu'aux propositions à l'échelon opératif, aux relations entre les principaux chefs militaires, aux considérations sur la conduite générale de la guerre. Entre individu privé et personnage officiel, le portrait contrasté d'un général parfaitement atypique. Un livre qui passionnera tous les amateurs de la Seconde guerre mondiale.

Nouveau Monde éditions, Paris, 2013, 479 pages, 25 euros.

ISBN : 978-2-36583-369-1.

Pour nous aider à mieux comprendre ce personnage exceptionnel, Boris Laurent a bien voulu répondre à quelques questions :

PATTON-1.jpg

Question : Quels sont les inspirateurs de Patton lors de la création de la première unité américaine de chars pendant la Grande Guerre et est-il plus ou moins influencé par ses homologues français ou britanniques ?

Réponse : Il est important de rappeler qu’au départ, Patton ne croit pas à cette arme nouvelle. Il ne lui accorde que peu de crédits. Il raconte même qu’un officier français l’a « bassiné pendant des heures avec des contes de fées au sujet de la valeur de ces petits jouets » avant de conclure, « ce Français est cinglé » ! S’il demande à Pershing d’intégrer le comité Tank Board chargé d’étudier les opérations franco-britanniques sur le front et leur matériel, dont les tanks, c’est d’abord pour sortir de sa routine. Il y voit également l’occasion de s’émanciper de la tutelle de Pershing. C’est enfin, croit-il, une magnifique occasion d’autopromotion. Il révise une première fois son jugement après avoir rencontré le général Estienne, le « père des blindés français », avec qui il parle doctrine d’emploi. Il passe plusieurs week-ends au PC britannique d’Albert où il rencontre le général Fuller, penseur éclairé de l’arme blindée britannique. Ces deux rencontres l’inspirent véritablement. Enfin, ses doutes s’effacent totalement après l’offensive britannique contre la ligne Hindenburg près de Cambrai, fin novembre 1917. A partir de cette date, Patton voit dans le char un magnifique outil de guerre capable de forcer la décision.

Question : Ses relations avec le haut commandement anglais pendant la Seconde guerre mondiale ont-elles été aussi détestables qu'on le dit généralement ?

Réponse : Oui, absolument. L’inimitié de Patton à l’endroit des Britanniques revêt plusieurs aspects. Pour une question de prestige national, il ne supporte pas que l’US Army soit placée sous commandement britannique. Il croit que les Américains valent mieux qu’une simple armée de soutien. Il ne supporte pas non plus les désidératas et les manœuvres des Britanniques, notamment de Montgomery, qui tentent toujours de faire valoir les intérêts anglais au mépris de bonnes décisions stratégiques ou tactiques ou de s’attribuer les missions les plus importantes. Les discussions à propos de l’opération Husky – invasion de la Sicile – offrent un exemple saisissant, édifiant du choc entre Américains et Britanniques. On peut également citer les opérations en Normandie ou l’attribution du carburant en août 1944. En outre, Patton trouve les Britanniques trop lents, trop prudents. Il leur oppose la vitesse d’exécution américaine. Mais les relations houleuses entre Patton et les Anglais, révèlent, d’une manière plus générale, celles qui lient la Grande-Bretagne aux États-Unis, l’Empire à son ancienne colonie. Quelque chose est en train de changer. Il y a une passation de pouvoir qui s’opère et, d’une manière totalement exacerbée, souvent outrancière et avec un langage qui lui est propre, Patton la met en lumière et l’incarne.

Question : Cobra, la poche de Falaise, Bastogne : qu'apporte-t-il à l'emploi des grandes unités blindées en 1944 ?

Réponse : Patton apporte une vision et un art de la manœuvre inédits. En Normandie par exemple, il mène une véritable guerre-éclair, à tel point que Bradley ne parvient plus à le localiser. Cela rappelle bien sûr les prouesses de Rommel à la tête de sa « division fantôme » en mai-juin 1940. La rapidité et la surprise sont les clefs de ses réussites. Il anticipe aussi les bouchons qui pourraient ralentir la cadence en plaçant ses hommes sur les carrefours importants – lui-même s’installant dans le secteur de la 4e division blindée – pour faire en sorte que le mouvement soit continu, sans accroc. Mais au-delà d’une vision purement tactique, il apporte, à un niveau supérieur, une vision plus globale, moins étriquée que les opérations locales. Patton regarde toujours dans la profondeur, raison pour laquelle il abandonne son véhicule pour un avion afin d’effectuer de nombreuses reconnaissances. Il imagine des opérations dans la profondeur du système adverse avec l’emploi d’unités combinées d’artillerie, d’infanterie, blindée et l’utilisation de l’aviation. Mais il sait également exploiter la moindre opportunité comme à Falaise avec son plan d’encerclement ou à Bastogne, où sa contre-attaque pour dégager les paras se transforme rapidement en bataille d’encerclement. Au fond, il touche du doigt ce que les Soviétiques ont inventé : l’art opératif. En cela, il est génial !

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Question : Patton était-il à ce point préoccupé de sa propre gloire, et que penser des anecdotes qui courent sur sa mythomanie ?

Réponse : Oui. Patton est véritablement hanté par sa gloire et par la notoriété qu’elle assure. Ses actions sont à la fois guidées par l’amour des combats, pour tout ce qu’ils procurent à l’homme et révèlent en lui, et par la recherche de la célébrité. Mais plus qu’une simple popularité, Patton veut rester dans les mémoires et inscrire son nom dans les livres d’Histoire, comme les héros qui ont bercé sa jeunesse, comme ses héros de la guerre de Sécession dont certains étaient membres de sa famille. C’est, entre autres choses, ce qui le pousse à lancer sa course pour Messine face à Montgomery. Lorsque, le 14 août 1944, l’identité de Patton est enfin divulguée, le chef de la 3e armée exulte car toutes ses prouesses lors de l’opération Cobra, en Bretagne puis lors de sa course vers la Seine sont enfin connues du public et de la troupe. Son nom est maintenant associé aux victoires alliées de la bataille de Normandie. Au fond, il a atteint ses objectifs : une quatrième étoile et l’immortalité.

Je ne pense pas que Patton ait été mythomane. Il exagère, parfois à outrance, les faits, les travers ou les qualités des hommes qu’il côtoie. En revanche, il sait, non pas travestir la vérité, mais l’utiliser habilement, partialement et partiellement.

Question : Finalement, quelle est la part de réalité dans l'image du personnage telle qu'elle est donnée par le célèbre film de Schaffner en 1970 ?

Réponse : Le film de Schaffner est paradoxal car à première vue, tout semble véridique. Oui, Patton était brillant, lunatique, colérique, génial, vulgaire, ordurier, théâtral, charismatique, tacticien hors pair et stratège éclairé… Patton était un homme excessif en tout. En cela, le film est dans la réalité. Mais réalisateur, scénaristes et conseillers (dont le général Omar Bradley), se sont arrêtés à cette première grille de lecture, l’ont exacerbé pour faire un film « musclé » et spectaculaire. Au fond, ils ont participé à l’édification du mythe Patton. Conséquence, toutes les vérités qui se cachent derrière le paravent du personnage public, mythique, restent masquées. Il y a donc une distorsion des faits car Schaffner ne montre qu’un seul visage de Patton. En omettant de mettre en lumière le Patton privé, en dressant un portrait partiel et partial, il induit le public en erreur. Reste que le ce film est jubilatoire et George C. Scott magistral.

Question : Pourquoi avoir écrit une nouvelle biographie de Patton et un nouveau commentaire de ses carnets ?

Réponse : Ce n’est pas tant une nouvelle biographie que je souhaitais écrire, qu’une biographie totale, exercice délicat cher à l’historien Jacques Le Goff. La démarche visait à toucher et à dévoiler le cœur du personnage, tout ce qui tournait autour de lui pour mieux l’appréhender et l’expliquer. La biographie totale permet de replacer le personnage dans son époque pour échapper à l’illusion biographique, telle qu’elle est clairement visible dans le film de Schaffner par exemple. Il s’agissait également de remplir un manque. La biographie et les commentaires des carnets de Martin Blumenson me semblaient incomplets, notamment sur la jeunesse de Patton. Comment l’enfant a-t-il vécu, quels ont été les facteurs qui ont déterminé sa vision du monde… ? Or, cette période de sa vie est capitale si l’on veut comprendre et expliquer Patton. D’autre part, c’est aussi l’occasion de montrer au public que l’histoire et l’histoire militaire ne sont pas des sciences humaines figées, poussiéreuses. J’ai essayé d’apporter des éléments nouveaux sur l’histoire de la Seconde Guerre mondiale (sur l’art opératif par exemple). Je voulais inscrire ce livre dans ce formidable mouvement de renouveau de l’histoire militaire en France mené par des historiens talentueux comme Jean Lopez, Yannis Kadari, Laurent Henninger, Michel Goya ou Maurice Vaïsse.

Merci pour toutes ces précisions et plein succès à votre nouveau livre !

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Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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