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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 07:00

Justice militaire, 1915-1916

André Bach

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Avec le brio et la précision qu'on lui connait, le général (2S) André Bach nous livre aujourd'hui une nouvelle étude : comme pour ses précédents ouvrages (de référence), il s'agit pour l'historien d'un plaisir rare de lecture et de découverte.

En nous livrant cette étude extrêmement détaillée de la question de la justice militaire en 1915 et 1916, l'auteur nous entraine, à la fois chronologiquement et thématiquement dans les arcanes d'une justice qui a été d'exception, avant de devenir provisoirement une règle puis progressivement assoupli avant de disparaître. Parallèlement, presque, aux tensions proprement militaires sur le front, "la hantise de la discipline" pousse d'abord les autorités à (sur)réagir par la seule répression, la plus stricte. Mais la France reste un Etat de droit, et les généraux ne sont pas nécessairement assoifés de sang : pour les soldats présentés devant les conseils de guerre, des "défenseurs dignes de ce nom" sont progressivement nommés et les voies de recours précisées, voire élargies. Les errements et les excès initiaux, la "guérilla" parlementaire contre le GQG, les incompréhensions entre autorités militaires et monde politique (rapports différents au court terme et au moyen terme en particulier), certains aller-retour de condamnés entre le front, l'arrière et même l'outre-mer, les refus d'obéïssance du printemps 1916 à Verdun (qui à notre connaissance n'avaient jamais été étudiés avec un tel luxe de détails), quelques comparaison avec les situations vécues dans les armées britanniques sur la Somme, jusqu'à l'analyse des délais de procédure : tous les chapitres sont d'une extrême richesse. Finalement, "en cette fin 1916-début 1917, elle [la justice militaire] semblait s'être installée dans une certaine routine, avec un fonctionnement assez curieux : les juges condamnent àmort, mais, en même temps, ils font savoir qu'ils y sont obligés par les textes de loi et s'adressent presque systématiquement à la clémence du président de la République ... Une sorte d'équilibre, non codifié, s'est instauré dans la pratique au quotidien de l'administration de la justice par l'autorité militaire".

On apprécie tout particulièrement les nombreux tableaux chiffrés, précis (aussi précis que possible), réalisés par l'auteur à partir des archives exploitées, les nombreuses notes, la qualité des sources et de la bibliographie, l'index final très complet. Une belle, une splendide étude qui contribue indiscutablement à faire progresser la connaissance historique. Un ouvrage d'absolue référence sur le sujet.

Editions Vendémiaire, Paris, 2013, 597 pages, 26 euros.

ISBN : 978-2-36358-048-1.

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Le général Bach a bien voulu répondre à nos questions :

Question : Vos travaux sont toujours exceptionnellement référencés. Pouvez-vous nous préciser comment vous travaillez et comment vous parvenez à faire le tour de sources aussi nombreuses et diverses ?

Réponse : Pour les sources nombreuses et diverses, se rappeler que mon premier ouvrage est sorti en 2003 et que celui-ci sort 10 ans après. Ensuite, dans mes recherches je ratisse large pour bien m’imprégner de l’environnement en rétroaction avec le sujet traité. Avec ce que j’ai en soute, je pourrais écrire de nombreux volumes sur les questions stratégico-politiques ou tactiques sans compter l’environnement social de cette guerre. De ce fait, je cueille parfois dans des domaines apparemment très éloignés de mon sujet des documents qui croisent ce que je trouve par ailleurs. Ensuite je recherche intensément les témoignages dans les fonds privés. Ils permettent de décrypter les distorsions ou les omissions fréquentes quand on se plonge dans la production de « la vérité officielle ». Il faut être optimiste. Ce type de « métarecherche », un peu utopique jusqu’à ces temps derniers, devient possible  aujourd’hui, grâce à l’électronique. La mise sur la toile d’archives numérisées décuple les possibilités du chercheur. L’arrivée des JMO et maintenant du gigantesque travail fait par le Service Historique de l’Armée entre les deux guerres avec surtout ses volumes d’Annexes ouvrent à la recherche de vastes perspectives, sans passer par la contrainte de devenir un pilier de salle de consultations. La photo numérique fait contracter le temps  naguère passé à commander des archives, les analyser en fonction des disponibilités en salles de consultation. Il s’ensuit un gain de temps phénoménal, bénéfique à la multiplication de thèses dans un temps donné..

Question : La question des "fusillés pour l'exemple" qui était au coeur de votre premier livre revient sur le devant de la scène en cette phase de préparation du centenaire de la Grande Guerre. Mais votre nouvel ouvrage va aujourd'hui beaucoup plus loin ?

Réponse : Le fait que mon domaine d’étude occupe la place publique n’est pas en fait une bonne nouvelle pour le chercheur que je suis, car il signifie que je travaille sur un enjeu de mémoire du temps présent. Débattre d’une manière clivante sur un sujet d’histoire signifie que ce dernier est lu avec les lunettes d’aujourd’hui, avec une  inclination à s’en servir pour fixer des conduites pour l’avenir. Des communautés se soudent autour d’impressions de déni douloureux de justice et de volonté de réparer ces injustices par des demandes  diffuses, qui perlent çà et là et ressurgissent à diverses occasions sans jamais disparaître. J’essaie , si possible, de  m’abstraire de cette cacophonie émotionnelle pour ne me plonger que dans « l’historicisation »  de la question. C’est pour cela que les lecteurs peuvent être surpris du fait que sur 600 Pages le sort des fusillés proprement dit n’occupe stricto sensu  qu’environ la moitié de l’ouvrage. En (bon ?) historien, mon problème est de contextualiser la question, pour faire ressurgir l’environnement sociétal dans lequel les « poilus » ont évolué et décrire par le menu, avec les mentalités de l’époque ce qu’a pu être le système répressif militaire. Donc, pour répondre à votre question, oui, je vais beaucoup plus loin.

Question : Vous traitez dans un long chapitre (pp. 199-271) du "gigantesque labyrinthe administratif" dans lequel baignent les dossiers de la justice militaire. En quoi se distingue-t-il et est-il plus gigantesque que celui de la justice civile ?

Réponse : Une armée au temps des guerres où se joue la vie de la Nation se retrouve dès le déclanchement des hostilités investie de pouvoirs considérables allant bien plus loin que la simple gestion des combats. Pour fonctionner, elle doit avoir recours à sa propre bureaucratie, fustigée violemment par Gallieni quand il a été ministre de la Guerre au tournant des années 15-16 et englober les bureaucraties des organisations qu’elle prend sous sa coupe. C’est un peu Gulliver empêtré. La Justice a été décentralisée par la création de Conseils de guerre spéciaux en 1914 jusqu’au niveau du Bataillon mais le 1er Bureau du GQG n’a eu  de cesse de demander des états pour nourrir ses dossiers et intervenir. Lisez donc le passage sur la gestion des punis des ateliers de Travaux Publics  en 1916-1917. Vous verrez ce qu’est une bureaucratie folle, avec une gestion à la journée, du fait d’un interventionnisme tatillon rendu obligatoire de toute façons par l’excès de centralisation.

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Question : Vous notez pour 1916, en particulier à propos de Verdun au premier semestre et de la Somme au deuxième, "on condamne là où l'on meurt". N'est-ce pas somme toute attendu, au regard des effectifs concernés et de la violence des combats ? Et, tout en reconnaissant le caractère extrêmement dramatique de situations individuelles, n'est-ce pas marginal au regard des volumes de troupes concernés ?

Réponse : Tout d’abord,  mâtinée de sociologie que je suis, avant d’affirmer qu’ »on condamne où l’on meurt », j’ai voulu le vérifier. La deuxième partie de la question est importante. Pourquoi s’intéresser à si peu de destins alors que cela a été le lot d’un ensemble autrement plus important ? Je dirais, d’abord méthodologiquement que s’intéresser à un petit groupe permet historiquement parlant de mieux cerner l’histoire du grand nombre. Il s’agit de cette façon d’éclairer latéralement des questions complexes pour mieux les comprendre en s’en servant comme du filet de lumière d’une torche électrique au sein du chaos obscur global. Etudier de près le sort des fusillés c’est en plus découvrir un précipité de la marginalité d’une Nation. Dans ces 670 fusillés se trouve en point commun la fragilité psychique ultra minoritaire présente dans toute société. On y découvre  tout d’abord des assassins, des délinquants plus ou moins endurcis arrivés à l’armée avec de beaux casiers judiciaires, des marginaux déjà bien abîmés par la vie, inassimilables en vie collective. Ensuite viennent ceux dont la structure psychique est incapable de supporter l’environnement démentiel dans lequel ils sont plongés. Comme l’encadrement militaire a été dressé à penser que la volonté peut tout, craquer, s’enfuir sous les bombes est faire preuve de lâcheté et de trahison de la Patrie. De nos jours, ceux dans ce cas seraient réunis dans le groupe des névrosés de guerre et soignés. Enfin, l’études  des dossiers laisse aussi  paraître parfois, des comportements de la hiérarchie militaire plus que contestables (le pantalon rouge de Bersot, l’exécution sommaire des S/lts Herduin, Millant) et qui ne sont pas à son honneur.

Question : Au regard de votre connaissance de ces dossiers, comment évaluez-vous finalement l'importance effective du contrôle parlementaire sur les armées ?

Réponse : En ce qui concerne la Justice militaire, l’action du contrôle parlementaire a été décisive, plus qu’en d’autres domaines. En effet le Parlement, par le vote de la loi du 27 avril 1916 n’a pas  fait diminuer le rythme et l’ampleur des condamnations à mort mais a fortement freiné son aspect le plus émotionnel : les exécutions. Je vous renvoie à ma démonstration dans mon ouvrage. Le GQG s’est trouvé sans argumentaire convaincant pour empêcher l’intrusion du contrôle parlementaire dans le fonctionnement des Conseils de Guerre. L’argument passe-partout était que les parlementaires ne pouvaient s’immiscer dans la conduite des opérations  ni s’adresser hors hiérarchie aux combattants. En ce qui concerne la Justice militaire, les commissaires, souvent eux-mêmes juristes et avocats, se sont contentés de demander à consulter des dossiers des procès, voire obtenir de plaider la défense de soldats pour se rendre compte. On n‘a pu donc rien leur cacher et  ils ont instillé la crainte chez les magistrats militaires, soucieux de ne pas se mettre dans le cas où leur gestion serait juridiquement critiquable ; d’où chez ces derniers un progrès dans leur professionnalisation. 

Question : Après ce deuxième ouvrage qui porte sur les trois premières années de la guerre, quel est votre regard synthétique ?

Réponse : J’ai découvert que la Justice militaire est un concept qui n’a cessé d’évoluer et aussi que la réalité historique ne correspondait pas à la mémoire qu’en ont nos contemporains. Dans le premier volume, ce dont je me doutais un peu mais pas d’une manière aussi claire, m’est  apparu combien était fausse l’amalgame fusillés et mutineries. Encore aujourd’hui en fouillant dans les dossiers de Justice militaire, je bute toujours sur ce chiffre de 26 fusillés pour mutineries en 1917. Le problème des mutineries en est un à part entière, mais est marginal en ce qui concerne la question des fusillés. Comme vous le lirez dans ce deuxième tome, le point majeur en est  la découverte de l’importance de la vitalité démocratique du pays, en France, en temps de guerre. Je ne soupçonnais pas le rôle aussi important d’un parlement dont on a retenu des souvenirs des combattants et de la société qu’il a été très vilipendé dans l’opinion publique de l’époque. La période 17-18, en préparation, ne dérogera pas à cette règle pragmatique qui veut qu’en fin d’études, je me retrouve toujours avec une grille explicative des événements différente de celle construite dans mon approche initiale.

Merci mon général pour ces explications complémentaires et souhaitons à votre nouveau livre tout le succès qu’il mérite.

 

En complément de notre présentation et de notre entretien, nous vous invitons à lire l'interview accordé par le général Bach à Sources de la Grande Guerre, dans lequel il revient longuement sur la richesse des archives, la place de l'informatique, sa méthodologie et les potentialités offertes. Cliquer ici.

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Published by guerres-et-conflits - dans Première Guerre mondiale
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Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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