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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 07:00

Lawrence d'Arabie

Michel Renouard

Lawrence693.jpg

Un de plus ! Et un de plus dans le même style que les précédents !

Si vous voulez rêver, si vous voulez vous laisser emporter par la puissance évocatrice, inspiratrice, d'une aventure humaine exceptionnelle, ou si plus simplement à l'approche des vacances vous souhaitez disposer d'un petit livre sympa, cette Nième "biographie" de Lawrence est pour vous. Le livre est bien écrit et agréable. Il nous entraine d'Oxford en Orient, de Damas à Londres et aux Indes, nous permet d'approcher un personnage complexe, certes, mais finalement rendu sympathique par ce mélange de fragilité intérieure et d'extraordinaire volonté. En moins épais (et moins cher), nous sommes dans le registre de la célèbre série de Benoist-Méchin, "Le rêve le plus long de l'histoire" (Lawrence d'Arabie, ou le rêve fracassé). Un plaisir de lecture hivernale, l'esprit vagabondant d'une page à l'autre et d'un espace à l'autre.

Pourtant, ce n'est pas un livre d'histoire. Loin de là. Et il semble presque impossible (par rapport au nombre de volumes publiés) de rédiger une biographie autre que d'auto-célébration du "roi secret d'Arabie". Pour la partie que nous connaissons le mieux, celle qui va de 1914 à 1919, les approximations sont innombrables et les présentations sont faussées par les références quasi exclusives aux écrits de Lawrence et de ses thuriféraires. Quelques exemples : "Divers conseillers ou instructeurs européens, le Français Brémond par exemple..." : Brémond n'est pas "conseiller", mais chef de la Mission militaire du Hedjaz, qui comptera jusqu'à près de 300 personnels et dont les détachements participent systématiquement à toutes les actions des colonnes hachémites. D'ailleurs, le livre du colonel Brémond, Le Hedjaz dans la guerre mondiale (Payot, 1931), ne figure pas en bibliographie... Il faut dire qu'il est très critique pour Lawrence. La prise d'Aqaba : "Les alliés veulent s'en emparer. La seule solution envisagée -c'est celle que préconise le colonel Brémond- est d'arriver par la mer Rouge, mais le risque est réel puisque la bourgade, entourée de montagnes, est protégées par des batteries turques tournées vers la mer". Mais les Franco-Britanniques ont déjà débarqué brièvement à plusieurs reprises pour détruire les pièces lourdes d'une garnison presque totalement isolée (donc non ravitaillée ou très mal) et la "bourgade" n'est plus défendue que par un petit bataillon turc démotivé. Le capitaine Pisani, "officier algérien" : la formule est systématiquement employée par les historiens britanniques, pour parler des officiers français du 19e corps (Algérie-Tunisie) et cette distinction volontaire n'est pas neutre. Les difficiles combats au sud de Maan et en direction de la vallée du Jourdain : ce sont les artilleurs et les mitrailleurs français qui "sauvent la mise" de Lawrence, ce qui n'est que marginalement abordé. En bref, la quasi-totalité des faits présentés pour la période de la Grande Guerre le sont dans la droite ligne des ré-écritures ultérieures par Lawrence lui-même ou ses admirateurs. D'ailleurs, regardez la bibliographie finale et listez les titres qui manquent...

Finalement, comme le dit l'auteur au bas de la page 171, en évoquant la rencontre entre Lawrence et le journaliste américain Lowell Thomas qui créera de toute pièce la légende du "roi non couronné d'Arabie" : "Peu importe les erreurs, les imprécisions, les exagérations et les fables. Le bruit médiatique ne s'embarasse pas de rigueur scientifique". C'est bien cela : une aventure sur fond de désert, une biographie romancée ou un roman historique, à prendre et à apprécier comme tel. Mais pas un livre d'histoire qui, à ce jour, sur ce personnage, reste à écrire.

Rémy PORTE

Folio Biographie, Paris, 2012, 312 pages. 8,60 euros.

ISBN : 978-2-07-044414-4.

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commentaires

AMBLARD Jean-François 03/12/2014 16:03

A l'attention du Colonel Rémy PORTE
Mon Colonel,
J'ai fait votre connaissance voilà quelques années à l' ESORSEM, à cette époque je lisais votre ouvrage sur les colonies allemandes. Je viens de commander votre ouvrage DU CAIRE A DAMAS.
J'aimerais savoir si vous avez fait une recension du livre de Christian Destremeau sur LAWRENCE D'ARABIE paru chez Perrin en Mars.
Cordialement et respectueusement
LCL (R) JF AMBLARD

AMBLARD Jean-François 03/12/2014 18:51

Je suis en train de le relire et je vais tenter de relever le défi.
Amicalement
jf amblard

Rémy 03/12/2014 16:11

Non, pas chroniqué, tout simplement parce que l'on ne peut pas tout faire... et que je manque parfois de bonnes volontés pour m'accompagner dans cette aventure ! Mais si vous l'avez lu et si vous souhaitez m'envoyer une fiche de lecture, ... ce sera avec plaisir qu'elle sera mise en ligne !
Amicalement.

Sarindar 22/01/2014 11:39

Bonjour Remy,
Mon message par mail de ce matin n'arrive pas jusqu'à vous.
Cela serait possible le 8, le 15 ou le 22 février. Je vois laisse choisir la date et me fais un plaisir de vous rencontrer pour mettre sur les rails ma modeste contribution au travail que vous allez bientôt finaliser.
Amicalement,
Francois

Rémy 24/01/2014 21:19

J'ai répondu par mail en fin de journée.
Amicalement.

Sarindar 18/01/2014 13:07

Bonjour Remy,
Vous pourrez lire dans Critiques Libres mes remarques sur ce que je crois être la légende entretenue de Lawrence, depuis le début jusqu'à la monumentale "biographie autorisée" écrite par Jeremy Wilson : quelques remarques de fond dans un commentaire que je fais au sujet du Lawrence d'Arabie de Vincent Mansour Monteil. A l'égard d'E. B., je n'ai pas été tendre dans mon livre sur T.E.L., tout simplement parce qu'il était loin des lieux qui virent ce dernier inscrire son nom dans l'Histoire (comme Akaba, par exemple) ; cependant, E. B. admit que c'était un haut et brillant fait d'armes, on peut dire un exploit. Ensuite, ce fut plus facile pour T.E.L. d'agir comme cela lui convenait, car E.B. fut rappelé en France et remplacé au commandement de la Mission militaire française ; du coup, E.B. ne fut plus que témoin très éloigné de ce qui se passait au Moyen-Orient ; T.E.L. voulait que les Hachemites pussent sortir des frontières du Hedjaz pour prolonger l'action militaire de la Révolte en Transjordanie et en Syrie, afin que les formations bédouines servissent d'aile droite aux forces britanniques qui progressaient dans le Sinaï et en Palestine ; E.B. aurait préféré voir ce rôle d'accompagnement dévolu aux troupes constitutives d'une Brigade franco-britannique dont il avait appelé la création de ses vœux ; dans son esprit, les forces chérifiennes devaient combattre seulement dans les limites géographiques du Hedjaz et pas au-delà, car il pensait que si elles les franchissaient, cela serait un obstacle aux ambitions que la France nourrissait de placer la Syrie sous sa protection (étant donné qu'il semblait impossible de séparer physiquement le Liban de la Syrie) ; T.E.L. remporta donc la première manche, et installa Faysal en Syrie quand Damas fut reprise aux Turcs ; mais ensuite ce fut une autre paire de manches lorsque la politique reprit ses droits, car alors T.E.L. et Faysal perdirent la partie ; le donnant-donnant entre la France et la Grande-Bretagne : cession de la région de Mossoul aux Britanniques (zone primitivement attribuée aux Français dans les accords Sykes-Picot) contre décision de retirer les troupes britanniques stationnées en Syrie et de laisser les forces françaises assurer la relève, puis la politique d'attribution de Mandats respectifs aux Français et aux Britanniques sur les secteurs qui les intéressaient (ce qui donnait les mains libres aux Français pour pénétrer en Syrie depuis le Liban), tout cela sonna le glas des espérances de Lawrence et surtout de celles de Faysal. La conférence de San Remo permit aux Français de régler la question ; Gouraud et Goybet tentèrent de convaincre Faysal de se montrer raisonnable, mais il n'y eut pas d'acceptation de compromis par ce dernier, et la défaite de Meyssaloun en juillet 1920 scella sa déroute politique ; c'est ainsi qu'E. B. eut sa revanche sur T.E. L. Il avait vu juste mais trop tôt et ne disposait pas des moyens indispensables pour réaliser matériellement ses ambitions pendant la Grande Guerre, tandis que les Britanniques en avaient de puissants, ce dont T.E.L. sut profiter sur le moment.
Je ne pense pas que les Britanniques et les Français aient eu raison de vouloir se "partager" les dépouilles de l'Empire ottoman ; de ce que les uns et les autres ont fait (et T.E.L., si l'on oublie la question syrienne, ne fut pas un "chevalier blanc", il suffit pour s'en convaincre de lire ce qu'il recommandait de faire en Mésopotamie [Irak]), il ne sortit rien de bon.
Cela n'empêche pas que l'on puisse admirer E.B., et c'est en cela que je vous rejoins, et que je souhaite apporter ma pierre pour corriger ce que j'ai pu en dire dans mon travail sur T.E.L. et qui peut sembler injuste.
Rapprochons et confrontons nos points de vue : je crois que la vérité sortira vainqueur de nos débats et qu'un rééquilibrage est nécessaire.
Francois Sarindar

Rémy 18/01/2014 21:15

Très intéressant, même si je ne partage pas toutes les analyses effectivement. Quand aux papiers Brémond, j'ai exactement le même accès que n'importe quel chercheur de la BN, des AN, du SHD ou de La Courneuve. Le plus simple serait peut-être de poursuivre la conversation sur l'adresse courriel ?
Amicalement.

Sarindar F. 12/01/2014 20:05

Bonjour Monsieur Porte,
Reconnaissez avec moi que Christophe Leclerc n'a pas négligé le rôle des Français engagés auprès des Hachémites : il a fait mieux, il a rendu hommage aux officiers présents sur le terrain, ce qui nous donne un autre aperçu des choses que les remarques parfois injustes faites sur Lawrence par l'homme dont vous défendez la mémoire : Édouard B. Ce dernier n'était pas présent sur les lieux quand T.E. L. entra vraiment en action. Maintenant, je crois qu'il faut restituer au colonel B. le rôle qui fut le sien et cesser d'opposer les deux hommes. Au-delà des mots parfois malheureux que l'un et l'autre employèrent contre l'autre, il y avait sûrement une certaine estime. Édouard B. avait fait ses preuves au Maroc, il était un excellent officier. Lawrence, quand j'ai écrit sur lui, je l'ai présenté sous un jour inattendu, avec respect pour l'homme et non pour la figure de légende avec laquelle j'ai pris de sérieuses distances. Il fut original, c'est bien le moins que l'on puisse dire, mais l'intérêt qu'il suscite n'a rien de surprenant : il a su organiser sa communication en prenant soin de n'être pas trop contesté, et il est vrai qu'il a fait de l'ombre aux autres officiers britanniques qui conseillaient les Hachémites, et cependant il a bien joué un rôle central entre 1916 et 1918 ; ensuite ce fut plus compliqué, car les politiques reprirent la main.
Un jour viendra, j'en suis certain, nous arriverons au point de rendre justice aux deux hommes, T.E. L. et E.B. en faisant la part des réactions d'humeur et de jalousie, et aussi celle des frictions franco-britanniques, sans plus les déconsidérer ni l'un ni l'autre.
Michel Renouard, tout comme moi, avons bien le droit de montrer de l'intérêt pour T.E. Lawrence. Nous avons toujours eu en France une attirance pour cette personnalité, mais elle peut parfois être doublée d'une appréciation plus critique quant aux aspects les plus troubles du personnage, et c'est ce que j'ai tenté de faire.
J'aimerais beaucoup que nous confrontions nos points de vue.
Peut-être montrerons-nous ainsi qu'il est possible de parler de nos "grands hommes" préférés en cessant de caricaturer celui des deux qui nous attire moins a priori. Cela ferait sens, et cela serait une belle démarche qui permettrait d'apaiser le débat sur le sujet.
Francois Sarindar

Sarindar F. 16/01/2014 22:44

Bonsoir mon Colonel,
Votre message ne pouvait pas me faire plus plaisir : il m'est allé droit au cœur ; je crois que le moment est venu de sortir Édouard B. de l'ombre, car il est bien dommage que dans notre pays la gloire internationale de T.E. L. empêche un officier français de la trempe de B. d'être enfin mis en pleine lumière. Vous avez un accès "libre" comme personne dans les papiers du colonel B. Ce me serait un grand plaisir si vous pouviez me laisser les voir aussi et m'aider dans cette démarche. En fait, il faudrait réveiller ensemble l'intérêt pour cet homme, et si cela vous convient imaginer de faire tous les deux un portrait croisé de ce militaire un peu trop oublié. Une partie biographique et une partie : analyse critique de son "Hedjaz dans la Guerre mondiale", publié lorsqu'il était devenu général, ce qui nous permettrait de prendre en "défaut" T.E. sur certains points.
Je termine actuellement un travail sur Jeanne la Pucelle. Mais ce serait un honneur pour moi de travailler avec vous, et d'etonner tous les deux par cette entreprise.
Mon adresse électronique est : sarindar.francois@orange.fr
Je serais vraiment heureux d'une collaboration pour rendre hommage au grand militaire que fut E.B.
Au plaisir de vous lire,
Bien cordialement et respectueusement,
Francois Sarindar

Rémy 12/01/2014 21:14

D'accord pour l'essentiel avec votre message, et surtout très intéressé par vos dernières phrases. J'avoue, au regard de sa carrière, de Madagascar en Cilicie, avoir plus d'estime pour Brémond que pour Lawrence, et être souvent ennuyé par les représentations mythifiées du roi non couronné d'Arabie. On en reparle à l'occasion, quand vous voulez ?
Amicalement.

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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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