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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 07:03

Dien Bien Phu

13 mars - 7 mai 1954

Ivan Cadeau

 Dien-Bien-Phu728-copie-1.jpg

Depuis la soutenance de sa thèse remarquée sur le génie pendant la guerre d'Indochine, Ivan Cadeau se fait connaître comme l'un des meilleurs connaisseurs de ce conflit dans la jeune génération.

Ce Dien Bien Phu offre un récit complet des événements tout en prenant soin, par d'indispensables aller-retour réguliers, de nous entrainer aussi bien sur l'une des collines du site ou au PC du commandant du camp retranché que dans les états-majors supérieurs et jusqu'au commandant en chef. Il aborde aussi bien les questions tactiques à l'échelon du bataillon lorsque c'est nécessaire que celles liées à la situation globale sur le théâtre des opérations. Il passe du témoignage individuel et de l'extrait de correspondance privée au document d'état-major officiel. Bref, sans révolutionner la connaisssance globale que l'on a de la bataille (ce qui serait d'ailleurs bien difficile !), il pose avec rigueur les termes du dossier.

Divisé en sept chapitres,le livre présente chronologiquement la situation en Indochine jusqu'à la prise de décision de l'occupation de Dien Bien Phu (chap. 1 et 2), puis s'intéresse à la mise en place de la base aéroterrestre (ou camp retranché ?) et aux derniers jours avant l'attaque du 13 mars (chap. 3 et 4). Il traite ensuite de "La crise du moral", suite à la chute rapide de Béatrice et de Gabrielle, des problèmes de l'artillerie et de l'aviation et du "sursaut" du 28 mars après l'arrivée de Bigeard (chap. 5). Enfin, il étudie dans le chapitre 6 "La bataille des cinq collines" à proprement parler (mais aussi la crise entre Navarre et Cogny) et dans le chapitre 7 l'épilogue, sous le titre "Au revoir mon Vieux", la chute des dernières positions de Claudine, Eliane et Isabelle. L'ouvrage se termine, après un bilan quantitatif des pertes, sur cette question à première vue étonnante : "victoire stratégique et succès tactique ?". Et si, finalement, Navarre ne s'était pas totalement trompé ?

Une très bonne synthèse, qui bénéficie de cartes, d'un appareil de notes, de deux index et d'une bibliographie de référence. Un livre bien écrit, agréable à lire sans jamais céder aux sirènes de la facilité.

Tallandier, Paris, 2013, 207 pages. 17,90 euros.

ISBN : 979-10-210-0057-5.

DBP-1.jpg

Ivan Cadeau a bien voulu répondre à quelques questions complémentaires pour présenter son livre :

Question : Vous évoquez, à propos de Dien Bien Phu une "victoire stratégique" et une "défaite tactique". Pouvez-vous revenir sur cette notion de "victoire stratégique" qui semble à première vue paradoxale ?

Réponse : Cette question interroge la notion même de "victoire". En effet, à la guerre, aussi paradoxal que cela puisse paraître - comme vous le soulevez - il est possible de subir une défaite des armes, sur le terrain, qui permette pourtant d'atteindre des buts fixés par les plus hautes instances militaires. Dans cette perspective, Diên Biên Phu remplit bien les trois objectifs que lui assigne le général Navarre au début du mois de décembre 1953 : briser l'offensive viêt-minh en direction du Laos, éloigner ses divisions du delta du Tonkin et "casser" son corps de bataille, c'est-à-dire provoquer le plus de pertes possibles dans les rangs de l'armée populaire vietnamienne. Toutefois, dans le contexte dans lequel intervient la chute du camp retranché (celle d'une lassitude de la classe politique et d'une partie de l'opinion publique vis-à-vis du conflit), le choc psychologique que créée la défaite de Diên Biên Phu donne l'occasion au gouvernement français de précipiter la signature du cessez-le-feu en Indochine.

Question : Pouvez-vous nous parler de ces quelques 2.000 civils présents sur la site pendant les combats et au sujet desquels l'histoire est généralement muette ?

Réponse : Effectivement, l'écriture de l’histoire de Diên Biên Phu s'est longtemps focalisée sur les combattants et les populations civiles présentes au sein du camp retranché n'ont pas fait l'objet d'une attention particulière. De fait, il existe très peu d'archives relatives à la présence de ces civils comme à celle, d'ailleurs, des quelque 2 400 prisonniers et internés militaires (PIM) aérotransportés à Diên Biên Phu avant la bataille, et qui sont gardés, tout au long de celle-ci, au sein du sous-secteur centre. Concernant les civils, on sait peu de choses en définitive. Il y a bien sûr des habitants des villages alentours qui ont préféré rester avec les Français, mais on trouve également des familles de partisans thaïs repliés de Laïchau et qui ont rejoint après l'évacuation de la ville, au début de décembre 1953. Il y a encore des femmes et des enfants de soldats thaïs dépendant des services spéciaux et qui ont vécu près de leurs époux (ou pères) dans des abris pendant les 56 jours que dure la bataille. Des témoignages d'anciens combattants pourraient sans doute nous en apprendre un peu plus. En tout cas, l'histoire de ces non-combattants, comme celle des prostitués (d'origine nord-africaine ou vietnamienne) qui se sont muées en infirmières au cours des combats et qui apparaissent de manière lapidaire dans certains ouvrages, reste à écrire.

DBP-2.jpg

Question : A propos de la mise en place, du déploiement et de l'engagement des moyens du Viêt-minh, y a-t-il un élément qui vous semble plus important, plus significatif que les autres pour comprendre le résultat final ?

Réponse : L'arrivée massive de canons de 37 mm d'origine soviétique et fournis par les Chinois au Viêt-Minh constitue incontestablement, à mon sens, l'un des facteurs déterminants de la chute du camp retranché. Certes, les canons de 105 mm mais également les mortiers de 120 mm (et notamment leurs obus à dispositif de retard) ont provoqué des ravages au sein de la garnison et de ses abris, mais ce sont bien les canons de 37 qui sont à l'origine de l'asphyxie du camp retranché, eux, principalement, qui interdisent très rapidement l'utilisation de la piste d'aviation, "l'artère vitale" de Diên Biên Phu. On oublie trop souvent que ce sont ces mêmes canons qui, pendant la guerre de Corée, sont à l'origine de la majorité des pertes de l'aviation américaine - et non les combats aériens. D'ailleurs, les officiers américains qui s'étaient rendus en Indochine afin de fournir de la documentation sur cette arme aux aviateurs ont prévenu, avant le déclenchement de la bataille, leurs homologues français de leur redoutable efficacité.

Question : Finalement, le général Navarre trouve assez largement grâce à vos yeux. Il n'y a donc pas de "responsable(s)" dans la défaite ?

Réponse : Il est vrai que l'ouvrage semble indulgent à l'égard de l'action de Navarre. Considéré dans son ensemble, cependant, le commandement de ce dernier en Indochine paraît cohérent et raisonné. Navarre tente de répondre au mieux à la situation que lui impose l'ennemi sans directives politiques vraiment claires. Ainsi, il est incontestablement responsable de la chute de Diên Biên Phu, mais à son échelon. Cette responsabilité, il la reconnaît dès les lendemains de la défaite, et est d'ailleurs sanctionné, puisqu'on le prive d'un nouveau commandement à son retour en France, et qu'on le stigmatise. En revanche, sans vouloir "s'acharner" sur le général Cogny, comme certains l'ont fait, la Commission d'enquête à bien montré les manquements et les fautes graves dont il porte la responsabilité. C'est bien lui et nul autre, comme chef des Forces terrestres du Nord-Vietnam, qui doit conduire la bataille, mettre en œuvre les moyens nécessaires et donner l'impulsion à la défense du camp retranché. De Castries, enfin, porte aussi la responsabilité d'erreurs tactiques (la contre-attaque manquée de Gabrielle, notamment), mais, placé dans la situation dans laquelle il était - et les travaux de la Commission d'enquête l'ont montré - un autre n'aurait sans doute pas fait mieux.

Question : Après Diên Biên Phu, le corps expéditionnaire français d'Extrême-Orient avait-il encore les moyens de continuer la lutte ?

Réponse : D'un point de vue militaire,  au printemps 1954, on peut à priori répondre par l'affirmative. Après tout, dans le delta, abrités derrière la ceinture bétonnée du Tonkin - même imparfaite - les Français disposent toujours de  leurs deux atouts majeurs : la mobilité et la puissance de feu. Toutefois, en se projetant quelques mois en avant, la réponse paraît beaucoup moins certaine. En effet, l'étude du corps de bataille viêt-minh, à l'automne 1954 - après la cessation des hostilités, donc - laisse apparaître de nouvelles divisions, très bien armées et équipées avec du matériel chinois, dont la fourniture s'est poursuivie après la chute du camp retranché. On imagine mal comment, faute de renforts conséquents, le CEFEO, même avec l'aide des armées des États- associés, aurait pu faire front victorieusement à une attaque en force dans le delta - ou ailleurs - contre une armée populaire vietnamienne en pleine montée en puissance et au moral élevé.

Ivan Cadeau, merci pour toutes ces précisions, et plein succès au livre. A très bientôt sans doute pour rendre compte d'autres travaux ?

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commentaires

Jean Luc Martin 15/05/2016 07:01

Je reviens sur les mots "victoire stratégique" - "défaite tactique" : je ne suis pas tout à fait de l'avis de monsieur Yvan Cadeau car en aucun cas Dien Bien Phû ne peut être considéré comme une victoire au niveau stratégique vu que cet affrontement a entraîné à terme le départ définitif de la France d'extrême Orient. Il aurait donc été plus opportun de distinguer comme on le fait de façon habituelle dans les travaux d'état-major le niveau stratégique (qui correspond en l'occurrence à l'ensemble du territoire Indochinois, voire au sud-est asiatique), le niveau opératif (qui correspond au théâtre d'opération de l'Ouest du Tonkin auquel il faut associer la partie septentrionale du Laos) et le niveau tactique (qui correspond à la vallée de DBP, autrement dit au cadre géographique strict de la bataille aéro-terrestre). Si Dien Bien Phû a été incontestablement une défaite au plan tactique, puisque cela s'est soldé par la capitulation du camp retranché, cela a aussi été une défaite au plan stratégique puisque cela a entraîné progressivement notre départ définitif d'Asie et notre remplacement par les Etats Unis en termes d'influence, cela a constitué le déclencheur des troubles indépendantistes en Algérie et notre perte de prestige en Afrique... En outre, c'est bien parce que nous avons perdu à DBP que nous sommes arrivés en situation d'infériorité morale à la table des négociations diplomatiques à Genève... Dans le domaine stratégique il ne saurait donc y avoir aucune ambigüité de constat. En revanche, on peut à certains égards considérer que cela a été une semi-victoire au plan opératif, puisque effectivement le corps de bataille vietminh s'est détourné de son axe d'effort initial pour se fixer sur l'anéantissement de la garnison française. Je dis intentionnellement semi-victoire car nous n'avons fait en fait que choisir nous même le lieu de l'exécution de notre corps d'intervention... le volume de pertes consentis, pendant et après la bataille, relativisant considérablement la notion de "victoire"...

guerres-et-conflits 15/05/2016 09:06

Le raisonnement est tout à fait logique. Sans doute Yvan Cadeau a-t-il rédigé trop rapidement cette partie ?

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doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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