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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 07:00

Excellent initiative des éditions du Seuil, qui (re)lancent une collection complète d'histoire de France dont les trois premiers tomes viennent de paraître. Il nous semble préférable de vous les présenter ensemble.

L'empire des Français, 1799-1815

Aurélien Lignereux

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18 Brumaire - Waterloo ! Quelle période. A bien des égards fondatrice. C'est par ailleurs une histoire de France résolument tournée vers l'extérieur qu'Aurélien Lignereux nous invite à redécouvrir, naturellement tournée vers l'Europe (cette période n'est-elle pas tout aussi importante pour la plupart des Etats du continent ?) mais aussi ouverte sur le reste du monde, à l'image de ce que les Britanniques ont initié avec la New Imperial History : "S'il est bien possible que la masse des Français n'ait guère eu conscience de cet empire et que la majorité des élites n'y ait pas cru, la mutation impériale de la nationalité française justifie à elle-seule d'esquisser cette histoire".

Le très riche sommaire nous entraine ainsi des "Moments napoléoniens" ("Finir la révolution, 1799-1802", "Sortir de la république, 1802-1807" et "Construire l'empire, 1808-1812") à une étude de "Etat napoléonien et état de la société" (questions administratives, politiques et sociales). Il se poursuit par "Une génération impérialiste" (avec en particulier la double question de l'expension territoriale par la guerre et de la réunion de "14 millions de nouveaux Français") et se termine par "Fins d'empire 1812-1814", qui amène l'auteur à s'interroger sur les disfonctionnements internes et les contradictions du système, mais aussi (et cette dernière partie est également passionnante) à réfléchir sur les "Cent jours pour réinventer l'empire".

Beaucoup d'idées neuves, de très nombreux thèmes abordés, une grande richesse des sources et références. Une très belle réussite.

Seuil, Paris, 2012, 417 pages, 25 euros

ISBN : 978-2-02-100083-2

 

Monarchies postrévolutionnaires, 1814-1848

Bertrand Goujon

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L'Europe et la France ne peuvent plus être les mêmes, et pourtant ! Cette période, comprise entre le Premier empire et la Seconde république, trop souvent négligée par l'historiographie générale, pourrait être définie comme celle de toutes les innovations (au moins au plan intellectuel) et de tous les possibles.

Bertrand Goujon suit un plan chronologique ("Le retour des lys, 1814-1815", "Le défi de l'apaisement et de la réconciliation nationale 1815-1820", "Une réaction ultraroyaliste à contre-courant des mutations nationales 1820-1828", "D'une monarchie l'autre 1828-1832", "L'enracinement du régime de Juillet 1832-1840" et "Le glissement vers l'immobilisme du libéralisme conservateur 1840-1848"), mais choisit de définir d'autres séquences que celles généralement admises (la chute de Charles X et l'avènement de Louis-Philippe sont traités dans la même partie) afin de mieux faire percevoir les grandes phases d'évolution des idées et la réalité des changements politiques. On apprécie également que les thématiques, souvent contradictoires mais aussi parfois complémentaires, politiques et sociales qui vont dominer tout le XIXe siècle (et au-delà) soient prises en compte, dans leurs origines et leurs manifestations.

Une France complexe, des permanences (qui s'épuisent) et des ruptures (annoncées), Un bouillonnement intellectuel, politique, culturel : un livre dès à présent important.

Seuil, Paris, 2012, 447 pages, 25 euros.

ISBN : 978-2-02-103347-2

 

Le crépuscule des révolutions, 1848-1871

Quentin Deluermoz

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Que de changements, en à peine plus de vingt ans !  Entre une révolution (celle de 1848) et une autre (la Commune), la France connaît successivement un régime républicain à bien des égards très progressiste, puis une "forme impériale de gouvernement", "régime complexe, parfois fascinant", ... dont la IIIe République dira le plus grand mal. Comme le précise l'auteur, "entre processus de longue durée et efficacité de l'événement, c'est donc l'histoire d'une phase de structuration politique du territoire français qui est proposée ici".

Quentin Deluermoz détaille de façon extrêmement précise les conditions d'installation de la Seconde république, puis s'efforce d'analyser son expérience (juin 1848-décembre 1851), en étudiant les conditions et les conséquences de la "politisation" croissante des Français, en s'interrogeant sur "La République contre les républicains" et en s'attardant sur les causes et les modalités du coup d'Etat. N'hésitant pas à manier le paradoxe, il parle ensuite à propos du Second empire de "démocratie illibérale", s'intéresse aux très nombreuses évolutions politiques, économiques, financières, sociales et industrielles qui marquent la période, et nous rappelle que "Le Second empire est un empire" (colonial) extrêmement actif dans le domaine des interventions extérieures. Il termine bien sûr son étude sur l'Année terrible, la guerre e 1870-1871 et la Commune de Paris, et la mise enplace progressive d'un système républicain dont les partisans étaient au départ minoritaires.

Entre le souvenir de la "Grande révolution" (celle de 89 et de 93) et le monde nouveau en train d'émerger : une solide étude de vingt années essentielles dans notre histoire.

Seuil, Paris, 2012, 413 pages, 25 euros.

ISBN : 978-2-02-100596-7

 

Tous les volumes sont accompagnés d'une bonne chronologie, d'une bibliographie très complète et d'un index. Confier la rédaction de ces volumes à de "jeunes" historiens (tout au moins des historiens moins médiatisés) est par ailleurs une belle marque de confiance à la "génération montante" (cf. notre billet d'humeur du 6 septembre). Peut-être dira-t-on un jour "Le" Lignereux, "Le" Goujon ou "Le" Deluermoz, comme on a pu dire dans le passé "Le" Lavisse" ou "Le" Malet et Isaac ? Espérons-le pour les auteurs ! On attend avec impatience les prochains ouvrages de la collection !

 

Nous avons demandé aux trois auteurs de répondre, ensemble ou parallèlement, à quelques questions.

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Question : Dans quel esprit et comment avez-vous abordé la rédaction de cette étude de référence ?

Réponse : Sur le fond, nous avions le souci d’écrire une histoire qui soit pleinement nationale, aux deux sens du terme : d’une part, une histoire qui mobilise plusieurs échelles d’analyse, qui ne soit pas parisiano-centrée mais sache aussi voir ce qui se joue, de manière imperceptible, mais essentielle compte-tenu de leur importance numérique, dans les grandes villes comme dans les villages, qu’ils soient bretons ou landais ;  d’autre part, d’une histoire où le national est réinscrit dans des dynamiques et des circulations plus larges. Ce faisant, nous souhaitions illustrer la pertinence d’une histoire de France, qui loin d’être condamnée par l’essor de nouveaux formats (en particulier par les approches transnationales), acquiert une intelligibilité nouvelle par le biais des comparaisons et connexions dans un tempo plus mondialisé. A ce propos, nous avions aussi le souci d’écrire une histoire actuelle, qui n’oublie pas que la France fut aussi, et jusqu’en 1962 au moins un Empire, et qui intègre donc le fait colonial non seulement par la prise en compte des outre-mers, mais encore de ses répercussions en métropole. Bref, l’idée était ainsi de proposer une histoire contemporaine de la France, dans laquelle chacun puisse se retrouver, sans acrimonie, sans sentiment d’être exclu ou oublié.

Sur la forme, nous avions là une belle opportunité de donner de la visibilité aux champs émergents et aux domaines nouveaux depuis une vingtaine d’années (histoire du genre, de la violence, du travail, de la politisation…). Nous avons également pu proposer un autre regard attentif à l’histoire culturelle, des représentations, des sensibilités, afin de renouveler de l’intérieur le tempo de l’histoire politique. Ce faisant, cela permettait, sans négliger les apports fondamentaux des synthèses précédentes, de témoigner des dynamiques nouvelles du travail des historiens : les modalités de recherche et les réflexions sont portées par l’intensification et l’internationalisation des recherches, la multiplication des instruments de travail ou la numérisation de nombreuses sources, mais aussi par les injonctions/interrogations mémorielles.

Question : Que pensez-vous avoir apporté de neuf à l'étude de votre période ? Selon vous, en quoi votre ouvrage se distingue-t-il des synthèses antérieures ?

Aurélien Lignereux : Il serait présomptueux de prétendre avoir renouvelé en profondeur l’histoire napoléonienne au vu de l’immensité de ce patrimoine historiographique et de l’existence de synthèses solides et complètes ! Ceci dit, il est certain que la dernière étude en date a pour elle l’avantage de s’appuyer sur les apports historiographiques les plus récents et ainsi d’actualiser l’approche de la période en prenant en compte les nouveaux acquis sur la transition brumairienne, sur la dépolitisation prétendue, sur la propagande, la façon de mesurer l’état des esprits ou de protester, sur la relecture culturelle et anthropologique de l’expérience combattante et la pertinence ou non du transfert d’une notion comme celle de la guerre totale au sujet.

À elles seules, ces avancées justifiaient sans doute une synthèse. Ce n’est cependant pas tout : ce volume entend également poser les bases d’une nouvelle histoire impériale, au-delà d’une « nouvelle » histoire du Premier Empire. Il s’agit de réconcilier définitivement une histoire souvent éclatée entre aspects intérieurs et extérieurs et d’écrire une histoire de l’Empire à l’échelle de l’empire. Mettre en œuvre ce programme suppose d’une part, de refuser le cadre hexagonal afin de considérer la France telle qu’elle a été, c’est-à-dire un ensemble de 100-130 départements ; d’autre part de reconnaître que la France a connu simultanément, et non sans contradiction, un double processus de constitution en Etat-Nation et en Etat-Empire ; enfin, de repérer les effets de retour de l’expansion au sein même des vieux départements à travers la quête pionnière des références impériales dans l’identité et dans le quotidien des Français.

Bertrand Goujon : La reconsidération des périodisations et la prise en compte des articulations dynamiques entre processus et événements simultanés dans l’ensemble des champs ont été au cœur de ma démarche. De ce fait, loin de se réduire à une histoire-récit ou une histoire-chronique, la structuration chronologique à l’échelle générale des chapitres que j’ai choisie offre l’occasion de saisir les équilibres instables et en recompositions permanentes qui font du premier XIXe siècle un moment foisonnant d’expérimentations originales, parfois audacieuses, à défaut d’avoir été couronnées de succès. Par ailleurs, cette approche permet de reconsidérer certaines césures communément admises et dictées par les seules ruptures politiques en adoptant non pas une posture téléologique privilégiant ce qui est advenu, mais donnant pleinement à voir les hésitations, les doutes et les ambiguïtés qu’occasionnent les changements de régime : c’est notamment le cas des Cent-Jours dont l’analyse du point de vue royaliste n’a été que tardivement et marginalement engagée par les historiens, mais aussi de la révolution de 1830 qui constitue moins la résolution aboutie d’une crise qu’un des épisodes – paroxysmique à défaut d’être unique et définitif – de la période d’intenses incertitudes enchevêtrées que constituent sur la scène nationale les années 1828-1832, entre l’échec du projet ultraciste villéliste et la consolidation du régime de Juillet.

Quentin Deluermoz : Ma périodisation imposait quant à elle d’accorder une attention toute particulière aux derniers évènements révolutionnaires du 19e siècle, ceux majeurs de 1848, mais aussi de 1871, souvent abordés comme par détour. Il s’agissait notamment de les interroger non depuis leurs conséquences, mais aussi en tant qu’expériences spécifiques d’ouvertures des possibles, des craintes et des espoirs. C’est là le premier point : proposer une histoire au plus près des acteurs qui insiste aussi sur les discontinuités du devenir historique. Par ailleurs, entre ces deux moments se déploie une transformation de fond, d’ordre anthropologique, qui touche le territoire français et que l’on peut situer autour des années 1860. C’est un point souligné à l’échelle européenne, voire globale, mais aussi identifié par de nombreux travaux à propos de domaines précis (expérience du suffrage universel, mise en place d’un marché national, nouvelle définitions de soi ou déplacement du rapport à la violence). La mauvaise réputation du Second Empire les a longtemps fait négliger. Il s’agissait ici, sans en forcer l’importance, de le pointer. C’est là un moment passionnant d’affirmation d’un Etat-nation, original au demeurant, et que les ambiguïtés du Second Empire illustrent bien. Enfin, cette construction correspond à un moment d’expansion de l’entreprise coloniale qui prend des formes très singulières (la politique « indigénophile » du régime en témoigne). C’est le 3e point : arrimer pleinement cette histoire à son pendant impérial, en explorant les logiques et les modalités de cette expansion, mais aussi les formes d’organisation et les manières de vivre sur des territoires qui sont aussi français (ainsi apprendra-t-on qui sont le chef kanak Goodu ou le bonze Poukombo), ou encore en s’interrogeant sur les effets retours de cette réalité impériale sur le sol métropolitain.

HISTOIRE FRANCE 2

Question : Comment comprenez-vous la place de votre livre dans la collection dans son ensemble, comprise comme un "tout" ?

Aurélien Lignereux : En faisant débuter cette Histoire de la France contemporaine au 18 Brumaire, cette collection prend acte de la translation à la fois académique et problématique de la Révolution française dans le champ des modernistes. C’est dès lors conférer aux années napoléoniennes une valeur inaugurale que peu lui contestent eu égard à l’essai de compromis dynamique entre l’ancienne et la nouvelle France ou à la pérennité des institutions alors créées (préfets, légion d’honneur, lycées, Code civil, chambres de commerce, etc.). Joue aussi l’ombre de Napoléon sur tout le XIXe siècle, voire au-delà.

La contemporanéité des opérations diplomatico-guerrières poserait davantage problème mais force est de reconnaître que la tendance générale de l’historiographie met en évidence les résonances ultérieures et même actuelles des entreprises napoléoniennes : la question de l’esclavage et le rapport aux vieilles colonies, la préfiguration biaisée d’une Europe unifiée sous le contrôle de la France, l’annonce dans le traitement réservé aux territoires annexés ou occupés (en particulier italiens) de l’impérialisme culturel qui préludera l’expansion coloniale du second XIXe siècle.

Bertrand Goujon : Dans la mémoire collective comme dans une partie de l’historiographie, les monarchies censitaires sont considérées au mieux comme des transitions, parfois comme des parenthèses, au pire comme des rétrogradations dans les divers processus de modernisation que connaît la France au cours du long XIXe siècle. Reconnaître leur spécificité en tant qu’expériences institutionnelles et politiques qui ne se confondent pas avec les Restaurations dont le reste de l’Europe est le théâtre après le Congrès de Vienne revient à admettre leur contribution à la formalisation d’une voie française singulière. Par ailleurs, les années 1814-1848 voient s’opérer de profondes recompositions économiques, sociales, culturelles et religieuses dont certains héritages se lisent sur la scène nationale jusqu’au XXe siècle, qu’il s’agisse du poids de la petite propriété paysanne et de l’industrialisation légère et/ou dispersée qui caractérisent durablement l’économie française, des critères et des mécanismes de la domination socio-politique qui définissent la notabilité, du double défi de la demande des masses et de la logique du marché pour un champ littéraire et artistique qui affirme alors son ambition d’autonomie ou des clivages internes au sein du catholicisme français.

Quentin Deluermoz : La période 1848-1871 n’a rien d’évident a priori. Pourtant, elle apparaît bien ici comme une période en soi. Elle est celle de l’apprentissage du suffrage universel, du développement de l’industrialisation et des mondes ouvriers, de l'âge d'or du monde paysan, de la mise en place d’un empire colonial, d’expérimentations libérales et républicaines oubliées aujourd’hui, d’un esprit de science, enfin, qui vient se surimposer à ce qui apparait de plus en plus comme les « illusions d’un premier XIXe siècle ». C’est cette reconfiguration que raconte le volume.

Aussi la connexion entre ces trois premiers tomes est-elle assez évidente. Tous se caractérisent par un certain refus de voir l’histoire par la fin, et de restituer la complexité des possibles et des contraintes de chacune de ces époques. Ainsi se dégage-t-il une histoire non-linéaire d’une France dont la condensation en un Etat-nation devient l’objet même de l’analyse, et non le cadre commode : après la mise en place dans la France européenne des 130 départements du socle napoléonien se déploie un temps d’expérimentation politique, social et culturel très original, qui à la fois se prolonge et se sédimente sous une nouvelle forme au cours des années 1860. Aussi est-ce bien sur un territoire profondément remanié et à l’issue de débats passionnés que la 3e République va s’imposer, et construire son récit historique, ouvrant une autre phase de cette « histoire de la France contemporaine » que traitera Arnaud-Dominique Houte.

Question : Finalement, la notion d'évolutions dans le "temps long" à travers presque tout le XIXe s., que vos travaux couvrent, ne s'impose-t-elle pas ?

Réponse : Par delà les épisodes révolutionnaires dont la scansion rythme l’histoire du XIXe siècle français, l’histoire nationale est celle de mutations à la fois progressives, inégales et complexes, tant sur le plan politique (progressive acclimatation du régime parlementaire et du droit de suffrage, nationalisation des campagnes, intégration citoyenne) qu’économique (avec un modèle d’industrialisation et d’urbanisation aux antipodes du take-off), social (émergence de nouvelles élites, affirmation des « classes moyennes », recomposition des catégories socioprofessionnelles), religieux (féminisation et glissement ultramontain du catholicisme français, sécularisation) et culturel (alphabétisation, montée en puissance d’une culture de masse, apparition d’une civilisation de loisirs). Pour autant, il ne faut négliger ni les phénomènes de générations, ni les recompositions qui s’opèrent sur le court et moyen terme et qui supposent une périodisation fine, seule susceptible de rendre compte de décalages producteurs de tensions et de synchronies propices à l’embrasement.

Enfin, l’un des risques en privilégiant une étude des évolutions à long terme est de sous-estimer à la fois la force d’abrasion des évènements et en même temps le poids des permanences et des persistances, privilégiant en outre excessivement les voies qui ont abouti et/ou sont devenues dominantes. Or l’histoire du XIXe siècle français est précisément celle de l’ouverture optimale du champ des possibles, où les options les plus diverses ont été envisagées et envisageables : ce n’est pas un hasard si ce siècle constitue un âge d’or des utopies, catégorie en partie construite a posteriori pour enfermer des idées et des projets parfois audacieux dans un inaboutissement qui n’allait pas de soi au moment de leur conception.

Merci à tous les trois, et encore bravo.

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Published by guerres-et-conflits - dans Révolution et Empire
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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