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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 07:05

Sanglante randonnée

Les Français de la division Brandebourg et des formations de chasse SS

Olivier Pigoreau

  Sanglante-randonnee916.jpg

Dans l'abondante littérature qui existe sur la collaboration militaire avec l'occupant durant la Seconde guerre mondiale, reviennent souvent les mêmes grands sujets, parfois traités de manière pour le moins "approximative". L'ouvrage qui nous est proposé aujourd'hui tranche dans la production habituelle sur deux points principaux : il s'intéresse dans le détail à une unité élémentaire très particulière et fort peu connue d'une part, et l'étude est abordée sur la base d'une réelle recherche dans les archives d'autre part.

Suivant un fil chronologique, le livre est divisé en 28 brefs chapitres (généralement moins d'une dizaine de pages chacun) qui racontent le parcours, parfois presque surréaliste, de ces jeunes d'origines très diverses qui s'engagent sous uniforme allemand pour combattre la résistance sur le territoire national. Ils appartiennent au 3e régiment de la division Brandenbourg, chargée des "opérations spéciales" pour les armées du Reich, dont ils forment la 8e compagnie. Opérations spéciales ? Pour le moins ! Dans l'atmosphère de la défaite allemande, de l'été 1944 dans le sud de la France aux derniers jours de la guerre en Allemagne et en Italie, ces hommes transgressent toutes les règles de la guerre. Rapidement, on passe de la lutte contre les maquis aux représailles contre les civils, des opérations contre la résistance aux délits de droit commun et aux crimes. Olivier Pigoreau parle d'ailleurs, à la fin de son avant-propos de "road movie sanglant". : vols et violences, délits et assassinats marquent leur route vers la Provence, l'est de la France, l'Allemagne et jusqu'à l'Italie du nord en avril 1945. On reste pensif sur l'itinéraire personnel de ces hommes, comme le lieutenant Striefler, chef de la 2e section et pourtant docteur ès Lettres et pilosophie, tandis qu'un autre fait des études de médecine... Mais parmi eux, également, des truands marseillais notoires, fidèles de Sabiani. On trouve même un ancien résistant du maquis Bir Hakeim retourné ! L'ouvrage, pourtant très détaillé et qui fait dans certains chapitres une large place aux procès qui suivirent, ne donnent pas sur ce point toutes les clefs de compréhension. Mais peut-on d'ailleurs comprendre ?

On apprécie la richesse des annexes ainsi que la précision des sources. De Sainte-Foy-la-Grande à Valréas, d'Alès à Oraison, c'est aussi une part de l'istoire de la Libération dans le Midi qui est ici décrite. Et nous laissons à nos lecteurs le soin de cédouvrir ce que fut ultérieurement, après 1945, le parcours parfois étonnant de ces hommes deux fois traitres : pour avoir porté l'uniforme allemand et avoir combattu sur le sol de France.

Editions Histoire & Collections, Paris, 2013, 357 pages, 22 euros.

ISBN : 978-2-35250-266-1.

Olivier Pigoreau a bien voulu revenir sur son étude pour nos lecteurs :

Question : Pouvez-vous nous préciser votre parcours d'historien et comment vous en êtes venu à vous intéresser à cet aspect très particulier de la collaboration militaire pendant la Seconde guerre mondiale ?

Réponse : Je me suis intéressé à la collaboration militaire tout à fait par hasard à propos d'une affaire où des Français portant l'uniforme allemand avaient été fusillés par des soldats de la 2e DB. Au départ, je souhaitais utiliser ces faits dans le cadre d'une œuvre de fiction. C'est moins la qualité des fusillés qui m'importait que le côté drame shakespearien de cette affaire : des Français tombant au cri de "vive la France" sous les balles d'autres Français. C'est en allant au Service historique de la Défense pour me documenter que je me suis découvert une vocation de chercheur et un intérêt pour la collaboration qui m'a amené à fouiller du côté du PPF de Doriot, en particulier ses opérations avec et pour le compte des services secrets allemands. Et puis, je suis tombé sur la 8e compagnie "Brandebourg" dont les liens avec le PPF sont nombreux.

Question :Vous précisez en fin d'ouvrage une longue liste d'archives consultées, dans différents pays. Pensez-vous que d'autres documents importants puissent désormais apparaître sur le sujet, ou avez-vous fait "le tour de la question" ?

Réponse : C'est peut-être un peu présomptueux de dire qu'on a fait le tour de la question. On ne sait jamais ce que les archives et les autres chercheurs vous réservent ! Cela dit, j'ai quand même le sentiment d'avoir pris la mesure des exactions de la 8e compagnie, identifié ses méthodes, cerné la sociologie de ses membres, tracé les grandes lignes de son histoire et éclairci autant que possible son rôle dans les affaires qui me semblaient les plus importantes, soit en raison de leurs répercussions comme dans le cas de l'attaque de la gendarmerie de Sainte-Foy-la-Grande, soit en raison du nombre des victimes (massacres d'Izon-la-Bruisse ou de Valréas). Mais il est évident qu'on peut encore trouver des témoignages, des procès-verbaux d'interrogatoire ou des rapports de police qui permettraient de préciser certains points.

BRANDENBOURG-1.JPG

Question : Au bilan, quelle est selon vous la proportion d'aventuriers, de "soldats politiques" égarés, de truands et repris de justice de droit commun, dans cette unité très spéciale ?

Réponse : Les volontaires français de la 8e compagnie ne sont pas comparables, par exemple, aux truands de la "Carlingue" ou aux assassins de Georges Mandel récemment évoqués par J.-M. Berlière et F. Le Goarant dans leur livre Liaisons dangereuses. Ceux-là n'étaient ni fascistes ni communistes mais, comme on disait, "pognonistes" et pouvaient se vendre à n'importe qui. Pour eux, le but c'était faire de l'argent. Ceux dont je racontre l'histoire sont des politiques. Ils se battent pour une cause et, comme le contexte s'y prête, profitent de la situation pour dépouiller leurs victimes. C'est donc une autre logique même si pour les victimes avoir affaire aux uns ou aux autres ne change pas grand-chose. Il y a bien des "droits communs" à la 8e compagnie mais ils sont très minoritaires. Il y a aussi quelques militants qui vont virer voyous et ne plus agir que pour leur compte, assassinant et torturant dans un but purement mercantile. En général, ils vont mal finir. Les Allemands n'apprécient pas trop ce genre de choses. Enfin, il y a le cas un peu particulier de François Carbone et des truands marseillais qui rejoignent l'unité à l'été 1944. Eux viennent de la pègre mais ils n'en ont pas moins une certaine forme de conscience politique, tout au moins un engagement connu et ancien derrière Simon Sabiani, le chef du PPF marseillais.

Question : Pouvez-vous nous en dire plus sur cette étonnante 4e section de la 8e compagnie dite "Espagnols" ?

Réponse : On ne sait que peu de choses à son sujet. Ses membres ont combattu sur le front de l'Est dans la division Azul, constituée de volontaires espagnols. Après que la division a été dissoute par le gouvernement de Franco, une partie de ses soldats a choisi de poursuivre le combat dans l'armée allemande. On sait que cette section des Espagnols est formée à Pont-Saint-Esprit au printemps 1944 et envoyée dans le Sud-Ouest sous le commandement d'un officier allemand, le sous-lieutenant Demetrio, en juillet 1944. Après, c'est assez flou. Ils ont sans doute combattu contre les maquis. Demetrio est tombé aux mains des Américains à Autun et certains de ses hommes ont probablement été capturés par la Résistance entre Pau et Tarbes lors de la retraite vers l'Allemagne.

Question : Quel bilan global, humain et de destructions, peut-on établir de ce 'road movie sanglant' entre le sud de la France et la Forêt Noire ?

Réponse : Donner des chiffres précis est impossible. Il faudrait pour cela recenser de façon exhaustive toutes les opérations dans lesquelles des éléments de la 8e compagnie ont été impliqués, ce qui est tout à fait illusoire. Cela dit, il m'a semblé important d'essayer de donner au moins une estimation et j'en suis arrivé à la fourchette suivante : entre 350 et 500 assassinats, bilan qui ne comprend pas les maquisards tués lors des combats, uniquement les personnes supprimées de sang-froid. Autant dire que la 8e compagnie fut une des unités allemandes les plus criminelles ayant opéré en France. Et même sans doute la plus criminelle en valeur relative, c'est-à-dire si l'on ramène le nombre de ses victimes à ses modestes effectifs.

BRANDENBOURG.jpg

Question : Que sont devenus les Français de la 8e compagnie ?

Réponse :  Quelques-uns ont totalement disparu. Ils ont été tués ou ils ont réussi à se fondre dans la nature. Tous les autres ont été jugés. Ceux qui ont été arrêtés dès la Libération, en août 1944, ont été fusillés, en général après un simulacre de procès devant une cour martiale FFI. Les autres ont comparu après la fin de la guerre devant des cours de justice puis des tribunaux militaires. Sur les 70 arrêts et jugements dont j'ai eu connaissance, on dénombre 31 condamnations à mort (6 par contumace, 12 mises à exécution, 9 commuées en travaux forcés et 4 dont les dossiers consultés n'indiquent pas quelles suites leur ont été réservées), 12 condamnations aux travaux forcés à perpétuité et 11 condamnations aux travaux forcés comprises entre 10 et 20 ans, pour ne mentionner que les plus lourdes. Mais il ne faut pas s'y fier, car les condamnés ont vite pu bénéficier de mesures de grâce puis des lois d'amnistie votées au début des années 1950, si bien que même ceux qui avaient écopé de la perpétuité ont recouvré la liberté en général après six ou sept ans de détention. Certains se sont engagés dans l'armée et sont partis se battre en Indochine. Un ancien de la 8e compagnie a eu un destin étonnant, je laisse aux lecteurs qui le souhaiteront le soin de le découvrir...

Merci pour cette étude fouillée et plein succès à ce livre. A bientôt !

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commentaires

PINEL 03/06/2016 12:47

Entre les noms divulgués dans Randonnée sanglante, et un listing établi par les Allemands (Français présents le 1 er mai 1944, avec état-civil précis), j'ai étanli une liste de près des 220 noms d'engagés et collaborateurs français dans la Brandebourg.
Robert PINEL
Président de Mémoire Résistance HB
26560 Eygalayes -Maquis d'Izon)
memoire.resistancehb@orange.fr

guerres-et-conflits 03/06/2016 19:19

Merci pour ces précisions !

Julie 06/04/2013 14:35

La seconde photo est éloquente!
Encore un livre à lire. Connaître le passé de ces collaborateurs est toujours intéressant, car se fourvoyer à ce point est étrange. La collaboration avec l'ennemi n'a jamais mené à rien car un jour
ou l'autre, l'envahisseur est mis et là... ça chauffe pour les collabos. Mais en même temps, on ne peut pas faire grand chose contre tous les collaborateurs car on ne peut pas mettre la moitié d'un
pays en prison.
Heureusement que d'autres militaires n'ont pas pensé à leur intérêt personnel à court terme et ont pensé à leur pays à long terme, comme le grand de Gaulle. De nombreux militaires ont refusé de
collaborer et sont partis à l'étranger ou sont rentrés en clandestinité.

Bravo pour votre site que je visite tous les jours.

guerres-et-conflits 06/04/2013 17:06



Merci.


Prochainement, d'autres chroniques avec des nouveautés (parfois surprenantes) sur le même thème.


Amicalement et à bientôt.


REMY


 



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Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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