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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 06:00

Baden-Powell

Philippe Maxence

Réédition d'un ouvrage initialement paru en 2003 mais totalement épuisé depuis longtemps, cette biographie de Baden-Powell mérite que l'on s'y attarde.

Comme le souligne l'auteur dans son introduction, Baden-Powell "est entré dans l'histoire par effraction. Desgamins ont alors revêtu un étrange uniforme tout en mettant leur honneur à rendre chaque jour service à quelqu'un. Des hommes d'âge mûr ont remis des culottes courtes ... En France, des abbés ont troqué la chaire de leurs églises contre des cathédrales de verdure. Des pasteurs protestants, d'honorables instituteurs d'école, jusqu'ici véritables hussards de la République, se sont laissés aller à porter un étrange chapeau 'à quatre bosses' leur donnant un air de cow-boy". Et pourtant, la vie de ce général britannique va bien au-delà du scoutisme et de son héritage ("Un ancien scout, Neil Amstrong, fut le premier homme à marcher sur la lune. Dans ses bagages, il emportait avec la bannière étoilée un insigne du mouvement scout mondial"), puisqu'il a derrière lui, lorsqu'il fonde le scoutisme, plus de trente ans d'une dense carrière militaire. Philippe Maxence commence naturellement son récit par une rapide évocation de l'interminable siège de Mafeking, pendant les guerres sud-africaines, dont Baden-Powell comme colonel fut le commandant de la résistance et dont le succès lui donna une renommée mondiale. Puis, il entame logiquement sa biographie dans l'ordre chronologique, décrivant son milieu familial et sa jeunesse. Orphelin à trois ans, il bénéficie d'une éducation solide bien que dans un environnement chahuté et dès son plus jeune âge "la notion de service est au coeur de l'éducation de son enfance". Il apprend également à entretenir une distance raisonnable avec l'argent et les valeurs financières qui ne doivent pas constituer un but en soi : "Rappelez-vous que l'acquisition de la richesse va de pair avec l'énergie, le travail et la sobriété". Sa scolarité n'est pas exceptionnelle, loin de là, mais il s'adonne aux sports, et découvre en particulier la navigation. Il est doué pour le dessin, à la passion du théâtre, mais doit finalement s'engager dans l'armée à la suite de son échec à entrer à l'université. Sous-lieutenant au 13e Hussards en 1876, il part immédiatement pour les Indes, sans passer par l'académie militaire : il se forme sur le terrain. Toujours peu à l'aise financièrement, il s'astreint à un style de vie relativement spartiate, qui finit par devenir une véritable seconde nature : "l'adulte Robert Baden-Powell éclôt en Inde, au contact de la dure réalité de la vie militaire et coloniale". Promu lieutenant parmi les plus jeunes, il rentre malade en Angleterre, où son goût pour le spectacle et le thêatre peut s'épanouir, avant de revenir aux Indes en 1880, alors que la situation militaire est difficile en Afghanistan. Son charismatique chef de corps (Personnellement, je pense que s'il m'avait ordonné de faire un saut d'une falaise ou dans un feu, je l'aurais fait sans hésitation, et je crois que les officiers et les hommes l'auraient suivi n'importe où") le conforte dans trois traits de son caractère : l'intelligence pratique, l'esprit d'initiative et l'indépendance. Les activités opérationnelles mais aussi (et peut-être surtout) la formation militaire de ses hommes, le théâtre, le dessin, la chasse occupent l'essentiel de son temps et il a la chance d'y faire la connaissance du duc de Connaught, fils de la reine Victoria, qui apprécie ses nombreuses qualités. Après les Indes, l'Afrique australe en 1884. Capitaine, il réalise en prticulier un raid de 104 km. à travers le Natal en un peu plus de quatre heures. Il se lance également à la découverte du massif du Drakensberg, déguisé en journaliste pour ne pas éveiller les soupçons des Boers. Après un nouveau séjour en Angleterre, il retrouve Le Cap en 1888, comme aide de camp de son oncle qui commande en chef sur le territoire. Il y est bientôt confronté à la révolte des Zoulous et participe aux opérations au sein d'une colonne mixte "Britanniques/Indigènes", dont il tire une nouvelle leçon de commandement. De mission en mission, il découvre progressivement l'ensemble du territoire sud-africain, et acquiert une expérience aussi bien militaire que politique et diplomatique, avant d'être affecté comme aide-de-camp du gouverneur militaire de l'île de Malte. Toujours aussi indépendant d'esprit mais d'une rigoureuse discipline intellectuelle, il poursuit ses activités d'espionnage en direction de l'Adriatique et de Constantinople. Puis c'est à nouveau Londres, puis l'Irlande où il commande un escadron de "son cher 13e Hussards", avant de partir pour l'Afriqe de l'Ouest, la Gold Coast britannique, afin d'y lever un contingent indigène pour combattre les Ashantis. "Pionniers et éclaireurs" prennent ici toute leur importance, mais il faut aussi les former : Baden-Powell vit avec ses recrues et ler dispense toute l'instruction nécessaire, y compris se servir d'une hache et faire des noeuds... Cette expérience victorieuse contribue à forger ses convictions. Il est désormais lieutenant-colonel et passe quelques semaines en Angleterre, avant de retrouver l'Afrique du Sud comme chef d'état-major des opérations contre les Matabélés, en territoire rhodésien. Nous sommes désormais en 1896 et il lui faut poursuivre les tribus insurgées en dépit de graves diffcultés logistiques. Il y sert en particulier personnellement à la tête d'une colonne de guides dans un environnement montagneux à peu près inconnu des Européens. Usant de ruses et subterfuges, et bien que son action soit remise en cause par le gouverneur civil emporte la victoire. En 1897, il est à 40 ans le plus jeune colonel de l'armée britannique et reprend la route des Indes, avec une réputation de "broussard" qui inquiète les officiers plus traditionnels... Tout en prenant en main son régiment et en obtenant d'excellent résultats, il y rencontre par exemple le jeune Winston Churchill. De nouveau en Angleterre, il doit rapidement rejoindre l'Afrique du Sud où les heurts se multiplient entre Boers et Britanniques. A l'été 1899, il choisit Mafeking comme siège de son commandement et entreprend aussitôt de mettre la petite ville en état de défense. L'audace de ses décisions, ses iniitiatives pour tirer partie de la moindre opportunité, la qualité de son jugement font merveille. Malgré un siège de plus  de 200 jours par des forces boers supérieures en nombre, il ne cède pas, allant jusqu'à fabriquer une monnaie de siège, rendant la justice, émettant des timbres, "attribut de la souveraineté de cette minuscule république" ! C'est dans ce cadre, on le sait, qu'il organise le corps des Cadets, à la fois "estafettes, sentinelles, plantons et facteurs". Quarante jeunes de 9 à 13 ans, vêtus de kaki, qui "ne portent pas d'armes" mais "rendent de véritables services". On en fera l'origine immédiate des scouts, alors que Baden-Powell a depuis longtemps entrepris de rédiger ses propositions et qu'il a, localement, d'abord répondu à un besoin en fonction de sa ressource. Surtout, la "bataille" de Mafeking n'a somme toute qu'une importance marginale à l'échelle du théâtre des opérations, mais elle "offre une démonstration de la place de l'élément psychologique dans la conduite d'un conflit". Il y gagne, âgé d'à peine plus de quarante ans, le grade de général et une notoriété mondiale. Mais son anticonformisme lui coupe l'accès aux plus hauts postes de la hiérarchie militaire, beaucoup plus conservatrice, même s'il continue brillamment la guerre contre les Boers en tentant d'adapter aux méthodes de l'ennemi les modes d'action de l'armée anglaise. Il crée ensuite la force de police des territoires nouvellement conquis et fonde la gendarmerie sud-africaine à laquelle il s'efforce de transmettre ses idées, ses priorités, son style. Tombé malade, de fatigues et d'épuisement, il est rapatrié en Angleterre à l'été 1901, avant de repartir à sa demnde pour l'Afrique du Sud une fois rétabli. Ses fonctions lui permettent désormais de participer davantage à la vie publique et sociale de la colonie, et il en profite pour faire passer ses idées. Devenu inspecteur général de la cavalerie britannique, à son propre étonnement ("Je n'étais pas passé par le Collège militaire, et mes connaissances en stratégie et en histoire militaire se bornaient à ce que me dictaient mon bon sens et mon admiration pour les méthodes d'Olivier Cromwell"), il se consacre avec ardeur à cette tâche et commence par visiter les champs de bataille de la guerre de Sécession, par suivre les manoeuvres allemandes et par s'intéresser à l'école française de Saumur, puis il inspecte les principales garnisons de son arme. Son plan de réorganisation de la cavalerie se développe à partir de 1904 et compte plusieurs mesures très novatrices, mais sans constituer pour autant une rupture. Parallèlement, il continue à s'intéresser au sort des jeunes des milieux défavorisés et à leur éducation. A partir de 1903, il se rapproche de la Boy's Brigade et se fait plus précis au bénéfice de "la santé morale, psychologique et physique des jeunes garçons". Quelques rencontres favorables lui permettent peu à peu de formaliser son projet, il passe de sa promotion par le livre et la presse à la réalisation pratique d'un "programme de développement moral et physique s'adressant à tous les garçons, quelles que soient leur religion ou classe sociale". Placé au commandement somme toute tranquille d'une division territorialeen mai 1907, avant de prendre sa retraite, il peut désormais se consacrer à la promotion de son programme. Après une expérimentation, de nouvelles rencontres, différentes publications, naît la Boy-Scout Association, dont les premières années sont difficiles, mais qui bénéficie de l'accueil favorable d'Edouard VII : "Je vous prie d'assurer les garçons que le roi leur porte le plus grand intérêt et dites-leur que s'il faisait appel à eux plus tard dans la vie, le sens des responsabilités patriotiques et les habitudes de discipline qu'ils sont en train d'acquérir les rendront capables de faire leur devoir d'hommes si quelque danger menaçait l'empire". Le brillant succès d'un premier rassemblement dans le parc de Windsor en 1911 confirme l'essor de mouvement. Très vite, il s'étend au-delà du Royaume-Uni et l'on sait ce qu'il est devenu depuis. Les trois derniers chapitres sont consacrés au développement du mouvement scout dans le monde sous l'action déterminée de ce jeune retraité si dynamique et motivé.

Une biographie absolument passionnante, celle d'un chef militaire atypique, "aventurier dans l'âme, animateur infatigable", dont "la vie reste un fruit d'une saveur incomparable". Pour tous ceux qui considèrent qu'un certain nombre de valeurs sont pérennes et que réaliser son rêve est la marque des grands hommes.

'Tempus', Paris, 2016, 502 pages, 11,- euros

ISBN : 978-2-262-06661-1.

Toujours prêt !

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Published by guerres-et-conflits - dans Biographies
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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