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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 07:00

Une histoire du IIIe Reich

François Delpla

Bien connu de tous ceux qui s'intéressent à l'Allemagne nazie et à la Seconde guerre mondiale, ayant déjà publié plus d'une quinzaine d'ouvrages sur ces thèmes dont une biographie d'Hitler, François Delpla nous propose une histoire générale du IIIe Reich qui place le Führer au centre et au coeur du dispositif étatique.

A partir des thèmes qui sont les siens depuis longtemps (tout à la fois la folie et l'habileté politique d'Hitler, son espoir d'une entente mondiale avec l'empire britannique après avoir imposé sa domination à l'Europe, etc.), et qui suscitent assez régulièrement des débats dans le microcosme des spécialistes du Führer, l'auteur nous livre ici une histoire complète et détaillée du régime nazi, de la prise du pouvoir en 1933 à sa liquidation en 1945. Les notes et les références sont (très) nombreuses et variées, et ceci constitue une caractéristique des livres de François Delpla, qui sait chercher (et trouver) des documents et témoignages originaux ou passés inaperçus. Le livre est donc extrêmement dense et suit pas à pas la montée en puissance du régime, la mise en oeuvre de sa politique, les évolutions du temps de guerre (il n'est pas de ce point de vue un livre d'histoire militaire). Les lecteurs sauront faire la distinction entre le récit des faits (complet) et les suppositions plus ou moins avérées (le conseiller d'ambassade dont la mort suscite la nuit de cristal aurait été homosexuel et "peut-être" achevé par le médecin d'Hitler ; ou bien Hitler contrôlerait et "manipulerait" la résistance allemande ...). Certaines pages, sur l'industrie de guerre et l'effort de production sous Speer sont tout à fait intéressantes. Si les aspects opérationnels de la Deuxième guerre mondiale sont relativement peu traités, uelques questions plus strictement militaires (comme le fameux débat sur l'arrêt des panzers devant Dunkerque) font néanmoins l'objet de quelques développements et susciteront sans doute des réactions.

Une somme, c'est indiscutable, mais qui restera peut-être difficilement classable. Un gros livre, en tout cas, que tous les amateurs de la période et du sujet se doivent de lire, au regard de la masse d'informations concentrées en quelques centaines de pages. A chacun, ensuite, d'en apprécier certains commentaires ou extrapolations.

Perrin, Paris, 2014, 527 pages. 24,90 euros.

ISBN : 978-2-262-03642-3.

Ambitieuse histoire générale

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Published by guerres-et-conflits - dans Seconde guerre mondiale
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commentaires

François Delpla 11/02/2015 14:18

Bonjour, cher ami et parfois collaborateur !

Il se trouve justement que je m'accorde comme une pause d'écriture en ce moment important qu'est la parution chez un grand éditeur d'histoire d'un livre qui synthétise tout mon travail.

Je voudrais mettre cette période à profit pour débattre de celui-ci, et le plus précisément possible, avec quiconque souhaite, soit présenter des objections, soit demander des précisions ou des approfondissements. En souhaitant qu'il soit plus question des faits que des historiens (votre serviteur, ou d'autres).
Puisque, contrairement à quelques autres recenseurs, vous avez à coeur de donner des exemples lorsque vous évoquez des "suppositions plus ou moins avérées", commençons donc par mettre en débat votre exemple.
Le conseiller vom Rath est grièvement blessé, dans l'ambassade allemande de Paris, par le jeune Juif polonais Herschel Grynspan, le 7 novembre 1938. A la nouvelle de sa mort, le surlendemain, les nazis déclenchent dans toute l'Allemagne les exactions de la "nuit de Cristal". L'historien Uwe Dietrich Adam découvre en 1988 que Hitler a envoyé au chevet du blessé son médecin personnel Karl Brandt, qui devait être pendu à Nuremberg en 1948 pour sa participation zélée aux crimes médicaux du nazisme. Ian Kershaw répercute l'information en 2001 (Hitler, t. 2, p. 137) pour étayer sa supposition que Hitler a été tenu précisément au courant de l'état du malade et a appris son décès "quelques heures plus tôt" que le public, "vraisemblablement par téléphone".
En 2007 paraît, mieux vaut tard que jamais, la première biographie de Brandt, due à un historien anglais nommé Ulf Schmidt. Il donne (grâce à des archives depuis longtemps accessibles) quelques détails de plus qu'Adam et Kershaw. Le suivant intéresse notre propos : Rath avait contracté en Inde une tuberculose abdominale qui avait certainement hâté sa fin, et rendu sa blessure mortelle; la conversation téléphonique avec Hitler que Schmidt estime, lui aussi, vraisemblable, aurait eu pour objet d'arrêter les termes du télégramme officiel, liant la mort uniquement à la blessure reçue de Grynspan.

Mon livre se contente de reprendre ces éléments et d'ajouter une question : en quoi consistait au juste la mission de Brandt ? A sauver le patient ou à l'achever ?
Reprenons maintenant votre formulation : " suppositions plus ou moins avérées (le conseiller d'ambassade dont la mort suscite la nuit de cristal aurait été homosexuel et 'peut-être' achevé par le médecin d'Hitler (...)". Jusqu'en 1988, on a raconté la nuit de Cristal dans une ignorance totale du voyage de Brandt, ce qui a favorisé toutes sortes d'interprétations "fonctionnalistes"' sur les logiques d'appareil, l'imprégnation antisémite de la société allemande et autres fantaisies oublieuses de l'existence d'un dictateur. C'est le genre de pli que l'histoire perd difficilement : il faut que le fer passe et repasse !
Brandt va prendre la tête, un an plus tard, du programme dit d'euthanasie ou encore (faussement) T4. Après avoir, au premier semestre 1939, présidé aux premiers assassinats d'enfants handicapés. Il est en quelque sorte un des principaux agents de liaison entre Hitler et le crime.
Pensez-vous vraiment que ma question (une simple question) soit incongrue, déplacée ou excessive ?

NB. Contrairement au voyage de Brandt, l'homosexualité de Rath est un thème récurrent de la littérature sur la nuit de Cristal. Je le mentionne sans prendre parti et n'en tire aucune autre conséquence que celle-ci : c'aurait été une raison de plus pour se résoudre à faire (ou à laisser) couler son sang "aryen", si celui-ci avait été "dégénéré".

François Delpla 20/02/2015 08:14

Bon. J'essaye donc moi-même de reproduire le message en espérant une extirpation efficace des " .

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Bonjour, cher ami et parfois collaborateur !

Il se trouve justement que je m'accorde comme une pause d'écriture en ce moment important qu'est la parution chez un grand éditeur d'histoire d'un livre qui synthétise tout mon travail.

Je voudrais mettre cette période à profit pour débattre de celui-ci, et le plus précisément possible, avec quiconque souhaite, soit présenter des objections, soit demander des précisions ou des approfondissements. En souhaitant qu'il soit plus question des faits que des historiens (votre serviteur, ou d'autres).
Puisque, contrairement à quelques autres recenseurs, vous avez à coeur de donner des exemples lorsque vous évoquez des "suppositions plus ou moins avérées", commençons donc par mettre en débat votre exemple.
Le conseiller vom Rath est grièvement blessé, dans l'ambassade allemande de Paris, par le jeune Juif polonais Herschel Grynspan, le 7 novembre 1938. A la nouvelle de sa mort, le surlendemain, les nazis déclenchent dans toute l'Allemagne les exactions de la "nuit de Cristal". L'historien Uwe Dietrich Adam découvre en 1988 que Hitler a envoyé au chevet du blessé son médecin personnel Karl Brandt, qui devait être pendu à Nuremberg en 1948 pour sa participation zélée aux crimes médicaux du nazisme. Ian Kershaw répercute l'information en 2001 (Hitler, t. 2, p. 137) pour étayer sa supposition que Hitler a été tenu précisément au courant de l'état du malade et a appris son décès "quelques heures plus tôt" que le public, "vraisemblablement par téléphone".
En 2007 paraît, mieux vaut tard que jamais, la première biographie de Brandt, due à un historien anglais nommé Ulf Schmidt. Il donne (grâce à des archives depuis longtemps accessibles) quelques détails de plus qu'Adam et Kershaw. Le suivant intéresse notre propos : Rath avait contracté en Inde une tuberculose abdominale qui avait certainement hâté sa fin, et rendu sa blessure mortelle; la conversation téléphonique avec Hitler que Schmidt estime, lui aussi, vraisemblable, aurait eu pour objet d'arrêter les termes du télégramme officiel, liant la mort uniquement à la blessure reçue de Grynspan.

Mon livre se contente de reprendre ces éléments et d'ajouter une question : en quoi consistait au juste la mission de Brandt ? A sauver le patient ou à l'achever ?
Reprenons maintenant votre formulation :"suppositions plus ou moins avérées (le conseiller d'ambassade dont la mort suscite la nuit de cristal aurait été homosexuel et 'peut-être' achevé par le médecin d'Hitler (...)". Jusqu'en 1988, on a raconté la nuit de Cristal dans une ignorance totale du voyage de Brandt, ce qui a favorisé toutes sortes d'interprétations "fonctionnalistes" sur les logiques d'appareil, l'imprégnation antisémite de la société allemande et autres fantaisies oublieuses de l'existence d'un dictateur. C'est le genre de pli que l'histoire perd difficilement : il faut que le fer passe et repasse !
Brandt va prendre la tête, un an plus tard, du programme dit d'euthanasie ou encore (faussement) T4. Après avoir, au premier semestre 1939, présidé aux premiers assassinats d'enfants handicapés. Il est en quelque sorte un des principaux agents de liaison entre Hitler et le crime.
Pensez-vous vraiment que ma question (une simple question) soit incongrue, déplacée ou excessive ?

NB. Contrairement au voyage de Brandt, l'homosexualité de Rath est un thème récurrent de la littérature sur la nuit de Cristal. Je le mentionne sans prendre parti et n'en tire aucune autre conséquence que celle-ci : c'aurait été une raison de plus pour se résoudre à faire (ou à laisser) couler son sang "aryen", si celui-ci avait été "dégénéré".
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Collaborateurs, nous le fûmes dans quelques magazines.

Quant au reste, le militaire ne contredira pas l'ancien professeur : quand on veut engueuler les déserteurs ou les absents, on n'a sous la main que les présents ! Donc l'immense cohorte des critiques qui ont reçu le livre et, quatre à cinq mois plus tard, n'en ont soufflé mot en public ni en privé (du moins à mon adresse) ne peut connaître mon impression sur sa conduite qu'au travers des courageux (une poignée) qui ont trouvé quelque chose à dire. Ils sont soupçonnables (ceux de la cohorte, veux-je dire, non de la poignée), de penser eux-mêmes que l'ouvrage regorge de raisonnements mal ficelés et d'hypothèses présentées comme des certitudes, au point de ne mériter d'autre lecture que diagonale.

Le phénomène tient aussi du panurgisme : du moment que le voisin ne fait rien, pourquoi ferais-je ? Il faut atteindre une masse critique... de critiques pour que la réaction se déclenche.



Jusqu'ici, j'ai préféré laisser faire (ou plutôt laisser ne pas faire), et écrire mon livre suivant sans perdre trop de temps à essayer de faire connaître le précédent. A présent, j'estime prioritaire qu'un certain nombre d'idées fausses sur le nazisme, au premier rang desquelles la bêtise de Hitler ou ses incohérences, soient mises en cause, toute affaire cessante.

Et je m'en donne les moyens : http://www.delpla.org/site/upload/2015_001_histoire_du_nazisme_la_lettre_f0caf.pdf .

guerres-et-conflits 16/02/2015 21:26

Désolé, mais je n'ai pas la main sur une éventuelle correction des messages envoyés, qui sont par ailleurs affichés aussi souvent que possible.

François Delpla 16/02/2015 07:05

merci de corriger les guillemets travestis en " -et de laisser apparaître les commentaires dans un délai raisonnable.

guerres-et-conflits 12/02/2015 19:12

Sympa. Merci.
Désolé pour la brièveté du propos, mais 24 h. par jour ne suffisent plus...
Bon courage.

REMY 11/02/2015 21:16

Collaborateur ?
Long développement qui finalement ne change pas notre analyse. Pour faire court, oui simple question, mais surtout sans en tirer de conclusion.

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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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