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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 06:00

Mémoires

Joseph Fouché

Après une biographie de Talleyrand au printemps chez 'Texto', voici une réédition des Mémoires du second personnage le plus controversé de l'époque révolutionnaire et impériale. Il s'agit de la réédition d'un ouvrage paru en 1945, présenté par Louis Madelin, qui s'interroge d'abord sur leur authenticité. "On écrira sur les papiers de Fouché une chronique qui ressemblerait fort à un roman et même à un conte : papiers volés, papiers brûlés, papiers retrouvés, resupprimés, et ressuscitant sans cesse de leurs cendres. Au fond, ce prodigieux faiseur trompa, à ce sujet, son entourageautant qu'il le put et non sans des intentions arrêtées".

Rédigées pendant ses longues années d'exil, ces pages ont évidemment pour objectif de défendre post-mortem l'ancien ministre de la Police et d'abaisser (voire de salir) ses adversaires et successeurs : "Moi qui longtemps revêtu d'un pouvoir occulte et terrible, ne m'en servis jamais que pour calmer les passions, dissoudre les partis et prévenir les complots"... Presque un saint ! En une trentaine de brefs chapitres de dix à vingt pages, chronologiquement, Fouché affirme dès les premières lignes refuser "les froides déclamations" et les "phrases académiques et alambiquées" pour confonde ses détracteurs "par des faits et des preuves, par l'exposé véridique de mes travaux". Au fil des pages, il multiplie donc les flèches, comme contre Robespierre par exemple dès le premier chapitre. Du Directoire à Brumaire, du Consulat à l'Empire, de la Restauration à l'exil, l'autojustification permanente et le dénigrement de ses concurrents sont systématiques. Tout est dans le style, dans la présentation des événements, dans les anecdotes concernant les autres grands personnages du moment. Il relate les "dessous" de la grande histoire, comment le secrétaire particulier de Bonaparte en vient à travailler pour lui, comment il intervient dans les affaires familiales des uns et des autres pour se créer des bras de levier, comme il "gère" ses rapports avec le prince de Talleyrand, comment il doit supporter sa première disgrâce puis revient au premier rang comme ministre de la Police générale. Il se présente alors comme un utile et heureux conseiller du nouvel empereur, un "médiateur entre l'ancien et le nouvel ordre des choses". Un fonctionnaire exemplaire, qui adresse au moins un rapport quotidien à son souverain. Au moment de Wagram : "Investi dans l'absence de l'empereur d'une grande partie de son pouvoir, par le concours de deux ministères, je donnais l'impulsion au Conseil dont j'étais l'âme et je fis passer des mesures fortes". L'Empire, c'est lui ! Mais bientôt il se méfie et s'écarte de Napoléon et lance quelques considérations assez impressionnantes : "Support et surveillant d'un empire immense, ma seule désapprobation le mit en péril, qu'il s'écroula dès que je ne le soutins plus de mes mains". C'est beau comme l'antique ! Négociations avec Londres, contacts avec tous les opposants, divergences sur l'affaire espagnole, tout en renouant avec Napoléon. La complexité est croissante et dans l'ombre Fouché tisse un réseau de plus en plus dense, fait jouer toutes ses relations, en France comme en Europe à partir de l'échec de la campagne de Russie, en particulier dans les Etats italiens lorsque les Coalisés entrent en France. Le livre se termine sur la Restauration des Bourbons, Louis XVIII faisant de lui à nouveau un éphémère ministre : "J'avais conçu le dessein d'être médiateur entre le roi et les patriotes".

Fouché aurait donc finalement été fidèle à travers les régimes à ses idées, par respect pour un idéal, et ce serait les gouvernants auraient trahit sa confiance... La dernière phrase est explicite : "Je crois résumer ma vie en déclarant que j'ai voulu vaincre pour la Révolution et que la Révolution a été vaincue dans moi". Rien de moins. Parfois énervant avec cette autojustification à outrance, systématique, ce livre est néanmoins passionnant, sur la forme comme sur le fond, et l'on a une présentation parfois bien différente des idées reçues sur les quelques grandes figures de la période. 

Coll. 'Tempus', Perrin, Paris, 2015, 668 pages, 12,- euros.

ISBN : 978-2-262-05094-8.

Duc d'Otrante

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 06:15

Les pilotes français dans la bataille d'Angleterre

Avions - n° 207

Un article de plus de vingt pages consacré aux quelques Free French engagés aux côtes des aviateurs britanniques dans la bataille d'Angleterre : rien que celui-ci justifie la lecture du magazine. On remarque également la deuxième partie, sur plus de vingt pages également, du long article connsacré à Adolphe Pégoud, premier As français de la Grande Guerre. Un sujet oublié enfin a retenu notre attention, l'histoire du NC-3021 Belphégor français, à partir d'un projet d'avion de très haute altitude d'avant guerre, dont la finalisation au lendemain de la Libération se heurte à d'importantes difficultés (1ère partie).

13 Français Libres

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 06:00

En Europe, en Asie et en Afrique

2e Guerre Mondiale - n° 61

Dans son éditorial, Nicolas Pontic rappelle le souci de la revue de proposer des articles répondant à une vraie problématique, afin d'aider à mieux comprendre les événements. On relève avec intérêt l'article de Benoit Rondeau, "De l'usage des témoignages", qui précise leur importance sous réserve de toujours les passer au crible de la critique historique et de les recontextualiser. Intéressant également, et original, celui de Vincent Bernard qui présente quelques extraits d'un "Guide du GI's" destinés aux soldats américains stationnés en Irak à partir de 1942. On note également un article s'efforçant de comparer l'Afrika Korps aux unités alliées en Afriqe du Nord et un récit de la bataille de Königsberg en Prusse orientale.

Témoignages

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 07:00

Le Père Jacques

Carme, éducateur, résistant

Alexis Neviaski

Déjà auteur d’un Képi blanc, casque d’acier et croix gammée (ici) sur les manœuvres de déstabilisation de la Légion étrangère par l’Allemagne durant l’entre-deux-guerres (en particulier au Maroc), Alexis Neviaski change totalement de thématique avec ce nouvel ouvrage, à la fois profond et plein de finesse.

Il nous compte en effet la vie du Père Jacques de Jésus, né Lucien Bunel, devenu le héros du célèbre film (romancé) de Louis Malle Au revoir, les enfants. Entré au Petit séminaire dès l’âge de douze ans en 1912, très pieux mais ayant déjà fort caractère pendant sa scolarité, il passe au Grand séminaire en 1919 et effectue son service militaire en 1920. L’un de ses camarades affirmera plus tard : « J’ai été le témoin de l’heureuse influence qu’il a sur ceux avec qui il est en contact : chefs, camarades, subordonnés. Son action est discrète, c’est un ‘catalyseur’ agissant par sa seule présence ». Ordonné prêtre en juillet 1925, il est enseignant (instruction religieuse, anglais, latin), surveillant et aumônier d’une troupe de scouts tout en restant en charge de paroisses Très vite, sa réputation comme pédagogue et son charisme sont unanimement reconnus. En 1931, il fait le choix du « désert du Carmel », se sépare de tous ses biens propres et entre dans l’ordre des Carmes déchaux : « l’abbé Lucien Bunel n’est plus. Le frère Jacques de Jésus prend sa place ». Il y croise en particulier le Père Louis de la Trinité, Georges Thierry d’Argenlieu, dont il devient proche et auquel il doit de rejoindre Avon pour y créer le Petit Collège en 1934 : « Ce que le Petit Collège poursuit avant tout, c’est l’Unique Nécessaire. Tout se fera d’ailleurs dans la joie et la spontanéité de la jeunesse et non par une contrainte de surface ». Ses méthodes pédagogiques étonnent à l’époque : « Il est en effet viscéralement convaincu que c’est en tirant les enfants vers le haut, en leur donnant des raisons d’être responsables et fiers que l’on fait d’eux des hommes libres … D’abord laisser les enfants seuls au dortoir, puis sans surveillance pendant les compositions. Résister à la tentation s’avère alors aussi important que de réussir l’examen ». Les principes développés sont de la même veine : « Notre idéal n’est pas de former des enfants figés, les bras croisés, et qui garderont toute leur vie l’habitude des bras croisés. Notre rêve est d’habituer nos enfants à savoir distinguer le bien du mal, à connaître la valeur d’un acte de volonté, à s’éprendre d’amour pour tout ce qui rend un son de droiture, de loyauté, d’honneur, et donc à prendre très tôt l’habitude de faire eux-mêmes volontairement, librement, avec amour, le mieux possible, leur devoir ». Le nombre d’élèves augmente, l’établissement doit rapidement s’agrandir, mais bientôt la situation européenne se détériore. C’est la mobilisation (temporaire et partielle à l’automne 1938, générale à l’été 1939) et il rejoint comme sergent-chef le 6e groupe autonome d’artillerie dans une batterie de repérage. Il se dépense au profit de son unité et de ses hommes, et son témoignage sur la ‘Drôle de guerre’ et un certain nombre d’officiers est d’ailleurs peu flatteur…Il lance et rédige un journal ‘du front’ : « Non seulement, il faut vivre la guerre en hommes mais il faut la vivre pour devenir plus hommes … Si nous sommes attentifs, nous apprendrons à mieux connaître les hommes, à découvrir le vrai visage de la France vivante, simplement en observant les habitudes de pensée de nos camarades venus de partout ». Dans son secteur de la ligne Maginot, il n’a pas le temps en mai 1940 de vivre réellement les combats et doit se replier avec la 3e Armée à partir du 13 juin : « On peut signaler chez lui le mépris le plus absolu du danger et même une certaine satisfaction aux premiers coups de feu qui lui faisaient croire aux préliminaires d’une guerre active qu’il voyait victorieuse », note un témoin. Fait prisonnier le 20 juin, il devient aumônier de son camp de détention provisoire à Lunéville et est libéré, comme prêtre, le 18 novembre. Il retrouve son établissement scolaire (« L’âge d’or du Petit Collège, 1941-1943 »), mais aussi une communauté rapidement divisée entre les partisans de la confiance absolue au maréchal Pétain et ceux qui refusent l’humiliation de l’occupation nazie. Le Père Jacques adhère d’abord à l’analyse présentée par le chef du nouvel Etat français (« Nous avons à restaurer la France … Notre défaite est venue de nos relâchements »), mais la législation sur les Juifs le fait s’éloigner.et dès 1942 il entre en résistance, presque comme il était entré en religion. Il devient l’agent RX 3 280 d’un réseau « spécialisé dans le refuge et l’évasion ». Il accueille d’abord dans son établissement un professeur de confession juive renvoyé du fait des lois raciales, puis explique à ses élèves : « Si vous voyez quelqu’un qui a une étoile jaune, découvrez-vous ». En mars 1943, ce sont trois enfants juifs qui rejoignent secrètement le Petit Collège (« J’en appelle à chacun de vous pour garder absolument le silence. C’est un risque que nous prenons. Une vie sans risque est une vie qui ne vaut pas la peine d’être vécue ») et aide parallèlement ses anciens élèves à échapper au STO et rejoindre le maquis. Tous les religieux n’adoptent pas la même attitude et le curé d’Avon, germanophile, « travaille à dépouiller le courrier des dénonciations à la Gestapo », or Père Jacques multiplie les activités, même s’il se sait de plus en plus menacé. Il écrit à son frère au début du mois de janvier 1944 : « Si je suis fusillé, réjouissez-vous car j’aurai réalisé mon idéal : donner ma vie pour tous ceux qui souffrent ». Il est effectivement arrêté sur dénonciation le 15, et c’est alors qu’il prononce à l’attention de ses élèves la phrase qui deviendra le titre du film, « Au revoir les enfants ! A bientôt ! ». C’est alors la prison à Fontainebleau, où il commence à dire la messe et à consoler les prisonniers, puis après plusieurs étapes et camps transitoires où il reconstitue des « paroisses improvisées », arrive au camp de Neue-Breme où les violences et maltraitances se succèdent. Il y prend rapidement en charge le répugnant local pompeusement baptisé « Infirmerie » par les gardiens : « Malgré la fatigue et les coups de schlague, le Père Jacques s’obstine à rendre une dignité humaine aux malades et parvient à maintenir propre le lieu comme ses occupants ». Un mois plus tard pourtant, « des cinquante arrivants du 28 mars, ils ne sont plus que sept encore en vie ». Il est alors transféré à Mauthausen comme prisonnier politique, avant d’être affecté à Gusen 1 dans un Kommando de travail : « la mort assurée par le travail ». S’occupant toujours des autres bien que de plus en plus affaibli lui-même, il conserve toute sa vivacité d’esprit, la foi chevillée au corps. Il participe à la constitution d’un réseau d’entraide au sein de la population des prisonniers, donnant tout aux plus faibles : « Je n’ai pas le droit d’avoir plus que n’importe qui, car je suis prêtre et je dois donner l’exemple ». Le 28 avril 1945, le camp est libéré mais un désordre extrême règne, la mort est présente partout et une épidémie se déclare. Malade, totalement épuisé, Père Jacques  meurt au soir du 19 mai.

Un vrai travail d’historien, sur une personnalité exceptionnelle qui, grâce à Alexis Neviaski, sort du cadre romancé du film pour retrouver toute la stature et les couleurs d’un engagement complet au service de sa foi, des enfants, des résistants et des déportés. Un beau livre très enrichissant. A lire.

Tallandier, Paris, 2015, 408 pages. 22,90 euros.

ISBN : 979-10-210-1074-1.

Foi et sacrifice

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 07:00

Vendetta

Bandits et crimes d’honneur en Corse au XIXe siècle

Caroline Parsi

Partant du double constat qu’à la fin du XIXe siècle la Corse « possède un nombre d’homicides qui, rapporté à la population, est … quinze fois supérieur à la moyenne française », et que la notion ‘d’honneur’ irrigue de façon sensible, épidermique presque, l’ensemble de la vie familiale et sociale insulaire, l’auteure se penche sur ce phénomène devenu presque légendaire, celui de la vendetta et du banditisme « comme deux étapes différentes dans l’évolution d’un même phénomène : la réponse à l’honneur offensé ». Elle s’appuie pour cela sur un vaste corpus d’archives départementales et nationales, sur de nombreux extraits de presse (en particulier régionale) et sur une très riche bibliographie.

Caroline Parsi organise son livre en cinq grandes parties très cohérentes qui permettent d’embrasser l’ensemble de la question. Dans un premier temps, elle précise ce qu’est la Corse au XIXe siècle, son territoire, ses populations, ses ressources, son organisation sociale, etc., mais aussi l’image que Paris a de cette terre méditerranéenne « pauvre et dure »« l’agriculture est encore aux procédés de Virgile ». Elle s’intéresse ensuite aux représentations du « peuple corse », en particulier dans la littérature, de Mérimée (Colomba) à Alexandre Dumas (Frères corses) et Maupassant (Vendetta), et dans la presse parisienne où les situations corses permettent d’alimenter des articles « sensationnels » réguliers. Elle observe pourtant que la vendetta supposée avoir commencée pour des motifs futiles (une poule tuée, un chien dans le champ d’un voisin, etc.) repose souvent sur l’opposition de deux familles « de longue date dans les luttes électorales ». Au bilan, déjà, « l’île apparaît comme un espace de non-droit, où la loi de l’Etat peine à s’appliquer ». Caroline Parsi pose ensuite la question de la définition de ce code d’honneur et de son éventuel particularisme corse, où « l’importance de la respectabilité, de la famille et de la mémoire des défunts régit l’ensemble des relations sociales entre les villageois ». Elle procède alors par comparaison avec d’autres provinces françaises, mais aussi avec d’autres motivation comme la cupidité, le sens de la propriété, voire une dénonciation jugée abusive mais aussi souvent à des questions électorales : « La mairie peut alors se transformer en une véritable forteresse. Le camp du maire s’y barricade, attendant, armé, la venue des adversaires. L’ennemi politique devient l’ennemi de sang ». Elle observe également que le déroulement de la vendetta répond à des règles presque codifiées, que les femmes y jouent un rôle important et que l’ensemble de la famille comprise au sens large est concernée : « C’est ce qui explique la disparition presque totale de certaines familles » ! Parfois, la fin de la vendetta est solennellement actée par un véritable « traité de paix », signé par les représentants des deux familles concernées devant les autorités civiles ou militaires de la République. Une quatrième partie nous plonge dans la vie au bandit d’honneur en fuite au cœur du maquis. Il s’agit le plus souvent d’hommes « ordinaires » que « la nécessité pousse à se venger d’un déshonneur », protégés par leurs familles, et même de la maréchaussée par le reste de la population au point que certains maires prennent la défense des bandits contre les gendarmes venus les arrêter. Cette réalité n’est pas contradictoire avec un « phénomène de folklorisation », et les fugitifs deviennent « des figures de gloire pour les écrivains locaux et un sujet de curiosité pour les touristes », au point qu’il « est à la mode de leur rendre visite » ! La dernière partie enfin s’attache à retracer l’histoire des efforts des autorités pour rétablir l’ordre public, maintenir le calme et réprimer les crimes. En dépit d’un arsenal juridique spécifique et d’un important déploiement de forces, « les véritables arrestations sont finalement assez rares » et « la persistance de la criminalité à un niveau élevé à la fin du XIXe siècle montre bien l’ampleur de l’échec du dispositif répressif ». Lorsqu’enfin un bandit peut être traduit devant un tribunal, les jurés « énoncent un verdict clément toutes les fois où l’accusé fait preuve d’un comportement conforme aux valeurs de la société insulaire »

Un héritage culturel complexe, dont on sait bien qu’il perdure sous différentes formes aujourd’hui même si l'on sent bien qu'il est désormais encore plus inadapté au siècle. Un livre passionnant, parfaitement référencé, où les analyses s’appuient sur de très nombreux exemples précis et qui se termine par des annexes chiffrées particulièrement éclairantes.

Editions Vendémiaire, Paris, 2015, 186 pages, 18,- euros.

ISBN : 978-2-36358-060-3.

Crimes "d'honneur"

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 06:00

Le monde dans 15 ans...

Diplomatie - Grands dossiers n° 28

Comme le souligne l'éditorial, la prospective ne consiste pas "à prévoir l'avenir", mais "à penser des scénarios possibles". Précision d'autant plus utile que tous nos "experts" se trompent régulièrement et que l'exercice est risqué. Organisé en quatre grandes parties thématiques ("Société", "Economie et ressources", "Géopolitique" et "Stratégie"), ce numéro thématique s'intéresse à toutes les zones géographiques majeures (Amérique, Afrique, Moyen et Extrême-Orient, et y compris les océans) en alternant articles de réflexion et focus particuliers, y compris en consacrant quelques pages aux problématiques spatiales. Objectivement, je ne sais pas si ces réflexions que j'ai trouvé souvent pessimistes se révèleront conformes aux évolutions futures, mais c'est rarement enthousiasmant, en particulier pour les pays européens... A connaître pour mieux comprendre certains changements en cours et développer sa propre capacité d'adaptation.

Prévisions ou prospective ?

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 05:45

Adaptation de la Défense aujourd'hui

DSI - Hors-série n° 43

Plusieurs entretiens importants dans ce numéro hors-série de DSI, dont ceux conduits avec le CEMA, avec le major-général de l'armée de Terre, avec le CEMM, avec les présidents des commissions des deux assemblées. Plusieurs articles par ailleurs s'intéressent à l'actualité de l'organisation et du travail des organismes en charge du renseignement, tandis qu'un coup de projecteur est donné aux relations avec les Etats africains. Enfin, sept pages sont consacrées à l'évolution des budgets en France et au sein de l'OTAN.

Solide point de situation

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 06:00

L’interculturalité dans les opérations militaires

Le cas américain en Irak et en Afghanistan

Nathalie Ruffié

Affirmer que la guerre se déroule aujourd’hui au cœur des populations est devenu un truisme (mais finalement n’était-ce pas aussi le cas auparavant ?), toutefois, une fois que la déclaration de principe est posée, qu’en est-il ?

Dans sa préface, le général (2S) Chauvancy rappelle que trop souvent dans les conflits récents la « dimension humaine avait été largement oubliée au profit de la domination technologique », alors que « l’homme est le principal acteur des conflits avec ou sans moyens », d’où l’importance des facteurs sociaux-culturels et des perceptions. En s’appuyant presque exclusivement sur les exemples américains d’Irak et d’Afghanistan, l’auteure, sur la base (semble-t-il) d’un mémoire universitaire, souhaite dans une première partie faire prendre conscience de l’intérêt que les sciences sociales représentent pour les opérations militaires et, dans une seconde partie en présenter l’évolution récente au sein des armées américaines. Des concepts comme « les dynamiques humaines, la culture et le terrain humain au sein des opérations » (dont la définition reste imparfaite par nature même) peuvent constituer autant d’obstacles à l’action, ou « d’armes » entre les mains d’un chef de terrain habile. Nous sommes ici dans les opérations d’influence, dans ce monde aux frontières imprécises quelque part entre la compréhension de l’Autre, le renseignement et l’engagement des forces. Les croyances et les valeurs, les rites et les normes sociales, l’organisation et la force des liens entre les individus comme entre les familles élargies, le rapport au temps même constituent autant de paramètres d’autant plus difficiles à maîtriser qu’ils peuvent être différents d’une tribu ou d’un clan à l’autre sur un même territoire, et même dans une zone restreinte en fonction du rang social des interlocuteurs. C’est bien toute la complexité de « l’action au cœur des populations », ou (autre formule) pour les contingents occidentaux à « penser globalement » en fonction de l’effet final recherché mais à « agir localement » pour garantir la pérennité du résultat. Approche globale, actions civilo-militaires, opérations d’influence et soft power sont ainsi au centre du propos. Dans la seconde partie, Nathalie Ruffié s’intéresse particulièrement aux Provincial Reconstruction Team (PRT), Human Terrain System (HTS), Key Leader Engagement (KLE) et à leurs résultats effectifs. Elle s’interroge aussi sur la durée des séjours (« la rotation [du personnel] crée une faiblesse de conscience historique au sein d’une unité ou d’une coalition. De fait, les mêmes propositions reviennent en boucle malgré les échecs précédents et les interlocuteurs afghans -qui eux restent en place- peuvent utiliser les failles »), sur la mise en œuvre de cursus de préparation aux missions et, enfin, elle s’attarde longuement sur les interactions avec le milieu scientifique de la modélisation informatique (domaine dans lequel je reste très prudent, comme face à ce prototype MoodMiner dont un « algorithme mathématique détecte automatiquement les points de rupture selon l’humeur »). Vouloir tout modéliser est sans doute très américain, mais il n’est pas certain au vu des résultats qu’il suffise, pour préparer le personnel avant déploiement et éviter les erreurs grossières de comportement, d’établir une quelconque check list à partir des réponses à quatre ou cinq questions générales… Il y a une formule que je n’ai pas retrouvée dans ce livre et qui pourtant me paraît essentielle en sciences humaines : « la modestie de l’apprenant », celui qui va écouter, observer, travailler longtemps avant de pouvoir prétendre connaître. Humain, trop humain…

Les nombreuses références qui ponctuent le texte courant et la dense bibliographie finale (en grande partie en anglais) intéresseront les amateurs et les étudiants. On regrette (en particulier dans les annexes) les fautes et erreurs orthographiques, pénibles pour le lecteur (un manuscrit trop vite « bouclé » ?) et, s’agissant d’une publication destinée au grand public, il aurait sans doute été souhaitable pour le lecteur non anglophone de traduire toutes les citations. Au bilan, une contribution utile à notre réflexion, qui permet un point de situation sur les évolutions récentes outre-Atlantique dans ce domaine.

Editions du Cygne, Paris, 2015, 137 pages, 14,- euros.

ISBN : 978-2-84924-411-1

Guerres hybrides et COIN

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 06:00

Les mariés de la Grande Guerre

Françoise Thill-Million

A travers quelques 300 lettres (et une fréquence beaucoup plus élevée à partir de la fin de l’année 1915) échangées entre Pierre et Jeanne, son grand-père et sa grand-mère, durant la Première Guerre mondiale, Françoise Thill-Million nous propose en parallèle l’histoire d’une famille et celle de la guerre elle-même. Chronologiquement, entre chaque extrait de correspondance, elle présente en quelques lignes le contexte.

Entré en campagne comme simple soldat au 106e RI, le régiment de Maurice Genevoix, passé à partir de novembre 1914 téléphoniste à la compagnie hors-rang, Pierre bénéficie de sa première permission de huit jours en août 1915, puis retrouve son régiment avec le souci de faire ce qui lui est demandé sans s’exposer inutilement. « Nous reviendrons », écrit-il à son frère. A Verdun au printemps 1916, puis sur la Somme à l’automne (il y est promu sergent, il sera adjudant à la fin de la guerre), il voit le plus souvent la guerre de l’immédiat arrière-front, sauf quand il faut aller rétablir sous le feu des lignes téléphoniques coupées par les bombardements. Fiancés jusqu’en 1916, Pierre et Jeanne préparent comme ils le peuvent leur mariage pour le début de l’année 1917 (« Tu arriveras, supposons le 22 et nous pourrions nous marier le 25 »). C’est ensuite la Champagne (il ne suit l’offensive du printemps 1917 que de loin), puis les Vosges et le sud de l’Alsace, et il a l’honneur d’être désigné pour la garde au drapeau de son régiment à l’occasion du 14 juillet à Paris, avec cette observation sur la différence de perception entre le front et l’arrière : « Le défilé a été superbe. La foule était très enthousiaste et ne ménageait pas les bravos, les fleurs, les cigarettes et même de l’argent. Il y a même des types qui, sans doute, ne sachant plus que crier, ont gueulé ‘Vive la guerre !’ C’est tout de même un peu trop d’enthousiasme ! ». Un enfant va naître à la fin de l’année 1917, et les correspondances entre les deux époux séparés par la guerre tournent naturellement autour de ce jeune fils. Les difficultés financières du ménage et celles liées au ravitaillement, déjà très présentes, occupent désormais la place principale. Au printemps 1918, Jeanne évoque fréquemment les bombardements de Paris et de la région parisienne par « le gros canon » ; tandis que Pierre se fait ponctuellement l’écho de ses nombreux mouvements, consécutifs aux replis imposés par les offensives allemandes. A partir du 15 août, il est désormais « à la poursuite des boches », et si les combats sont toujours difficiles (« Ils ont des mitrailleuses en masse ») car les Allemands s'accrochent au terrain, la supériorité matérielle des Alliés est définitivement acquise (« Jamais je n’aurais cru que l’on puisse amasser autant de canons »). Après l’armistice, il a le sentiment que la démobilisation est trop lente : son unité est repliée d’Alsace sur Châlons, mais il ne retrouve la vie civile qu’en août 1919. Cinq jours plus tard, il reprend le travail dans une entreprise de travaux publics et restera toute sa vie (il décède en 1968) fidèle à son amicale régimentaire.

Un ensemble assez classique de correspondances de guerre au sein d’un couple, qui laisse une très large place aux préoccupations familiales et dans lesquelles le poilu s’efforce visiblement de ne pas inquiéter son épouse, plus particulièrement intéressant pour les années 1917-1918, période au cours de laquelle le nombre de lettres et le nouveau statut de couple lui donne une cohérence et une densité particulière.

Editions Pierre de Taillac, Villers-sur-Mer, 2015, 212 pages. 16,90 euros.

ISBN : 978-2-36445-053-0.

Correspondance de guerre

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 06:00

Aviation italienne, aviation française, aviation allemande

Aéro Journal - n° 48

Des articles très divers et originaux pour ce numéro de rentrée, avec en particulier plus de vingt pages consacrées aux "bombardiers torpilleurs" de l'aviation militaire italienne et à leurs missions au-dessus de la Méditerranée. Autre unité originale et méconnue, l'escadrille de sauvetage dans le désert de Rommel, en Afrique du Nord. Enfin, l'article sur les posters d'identification aérienne de l'US Air Force rappellera aux plus anciens que ces moyens pédagogiques ont été employés jusque dans les années 1970... 

Bombardiers

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Qui Suis-Je ?

  • : Guerres-et-conflits
  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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