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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 06:00

Rompre le front ?

Novembre 1914 - mars 1918

Comment percer les lignes ennemies

et retrouver la liberté de manoeuvre ?

Rémy Porte

La guerre de position a été imposée pendant trois ans en raison de l'équilibre des effectifs et de la puissance des feux. Sur un front de 700 km, deux réseaux de 10.000 km ont combiné boyaux de liaison et abris de 2° échelon, conformément au schéma général du Génie.

A partir des archives et du témoignage des acteurs, le LCL Porte montre comment la rupture de ce front a été recherchée à trois niveaux : ceux de la direction politique de la guerre, de la conduite opérationnelle du commandement militaire et de la tactique des combattants. Renonçant à une paix de compromis, les autorités politiques ont cherché à ouvrir de nouveaux fronts, et à solliciter de nouvelles alliances (Italie, Grèce, Bulgarie, Roumanie, voire Japon). Autres solutions, le blocus et la guerre sous-marine n'ont pas produit de résultats décisifs. L'échec des Dardanelles a été compensé par l'intervention dans les Balkans et la percée en Macédoine. En définitive, il a fallu dépasser  les réticences américaines pour obtenir la victoire sur le Front Nord-Est.
Dans la conduite de la guerre, les Commandants en chef ont multiplié les offensives majeures et les opérations secondaires. Ils se sont efforcés de faire face à trois  problèmes : le renforcement de l'artillerie, le mouvement des réserves, et l'ampleur du front. La bataille de Verdun a aspiré les divisions destinées à la Somme. L'obstination de Nivelle a conduit au désastre du Chemin des Dames, et à la crise disciplinaire de 1917. L'attente de chars et des Américains, et la guerre industrielle, ont favorisé les offensives limitées de Pétain.
Face à des réseaux infranchissables, les efforts tactiques se sont développés dans tous les domaines : intégration des armes, appui de l'artillerie et de l'aviation, invention d'armes nouvelles ou réutilisation de procédés anciens ( gaz de combat, sape et contre-sape, pare-balles, lance-flammes, grenade à fusil). Après l'échec initial des chars de combat en avril 1917, l'organisation en batteries de 4 chars a favorisé l'offensive. A tous les échelons, l'influence des chefs a été primordiale. La ligne Hindenburg de 1917 et l'offensive pour la paix de mars 1918 n'ont pas résisté aux offensives concentrées de Foch, en accord intime avec Clémenceau. Ce sont la supériorité numérique et technique d'une part et la cohérence politico-militaire d'autre part qui permettent cette victoire.
La situation complexe des fronts de 1914-1918 est analysée avec finesse par Remy Porte.
Maurice Faivre

Editions SOTECA - 14/18, Saint-Cloud, 2016, 201 pages, 25,- euros.

ISBN : 979-10-91561-84-6.

Rompre le front
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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 06:00

Les rois de France

et Les reines de France

Patrick Weber

Deux petits volumes à considérer comme des outils de travail immédiatement disponibles sur un coin de la table. Sans prétention de recherche, une présentation en quelques lignes ou quelques pages de chaque roi (vol. 1) et de chaque reine (vol. 2) de France, à partir de Clodion le Chevelu et de Clotide de Burgondie.

Cette nouvelle édition (légèrement) complétée d'un ouvrage basique mais devenu (depuis 2004 pour l'un et depuis 2006 pour l'autre) un classique permet pour un coût très modique de disposer d'un "minimum vital" pour trouver les premiers éléments de réponse à une question. Observons que le volume 1, consacré aux rois de France, intègre également les régentes qui exercent effectivement le pouvoir entre deux règnes masculins. Savez-vous que régna entre 923 et 936 un roi prénommé Raoul ? (non, les dialogues ne sont pas d'Audiard !). Que le bref règne de Jean Ier le Posthume (5 jours) en 1316 fait définitivement entrer dans les usages "la loi de masculinité du trône" ? Dans le volume 2 consacré aux reines, c'est également dans les périodes les plus anciennes que l'on apprend le plus et la diversité des origines de ces reines montre bien la politique dynastique des maisons de France, en particulier à partir des Caroligiens et dont les Adélaïde de Savoie, Aliénor d'Aquitaine, Blanche de Castille, Jeanne de Navarre et son homonyme de Bourgogne, Marie d'Anjou, Anne de Bretagne, Catherine de Médicis ou Anne d'Autriche sont autant d'exemples. On a une pensée émue pour Anne de Kiev, épouse de Henri Ier en 1051, et bien sûr pour la malheureuse Marie Stuart, fille de Jacques V d'Ecosse et épouse de François II.

On regrette la piètre qualité des quelques cartes qui présentent l'accroissement du domaine royal dans le volume 1 et, pour chacun, une bibliographie minimale figure heureusement en fin d'ouvrage. Néanmoins, pour 3,- euros pièce, aucune hésitation. L'investissement sera rentabilisé, en particulier pour les lycéens et étudiants.

Librio Mémo, Paris, 2016, 111 pages et 95 pages, 3,- euros chacun

ISBN : 978-2-290-13403-0 et 978-2-290-13404-7.

Outils de travailOutils de travail
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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 06:00

Si je survis

Vienne 1938 - Paris - Dordogne 1945

Moriz Scheyer

Ce témoignage particulièrement émouvant est celui d'un grand journaliste culturel viennois, contraint à l'exil en France après l'Anschluss, contraint de se cacher et d'errer après l'armistice de 1940 et qui finalement trouve refuge à la fin de l'année 1942, après deux arrestations, dans un couvent du Sud-ouest. Il commence peu après à raconter ses dernières années, alors que "pas un jour ne s'écoulait sans que je craigne de tomber le soir même entre les griffes allemandes". En une quarantaine de brefs chapitres, les étapes de son parcours sont égrenées et les événements, graves ou plus anodins, se succèdent. Moriz Scheyer raconte sa vie et ses aventures presque avec détachement, comme lorsqu'il s'agit de son séjour au camp de Beaune-la-Rolande (dont il est libéré de façon aussi "absurde" qu'il a été arrêté) dont il fait une description "froide", pour ne pas dire glaçante, mais sans excès, sans abus d'adjectif grandiloquent, sans formule emphatique. Son arrivée au couvent de Labarde après bien des péripéties n'a rien d'une réjouissance : "Une maison destinée aux débiles mentales, aux épileptiques et malades incurables. Un havre de la misère". Et pourtant, protégé, soigné, il se félicite rapidement de ce séjour ("Je ne sais pas s'il nous sera permis de rester et de survivre à Lagarde ... Nous profitons de chaque journée à peu près tranquille que nous passons ici, avec la gratitude que l'on éprouve en recevant un cadeau"). Ces pages nous valent quelques descriptions des patientes et des soeurs dans leur quotidien, lignes empreintes d'une grande sensibilité et de réalisme à la fois. Comme lorsque la supérieure explique : "Nous autres, au couvent, nous n'avons pas à nous mêler de politique. Cela ne nous empêche pas de devoir savoir ce qui se passe, ne seait-ce que pour déterminer où se situe notre devoir d'êtres humains et de Françaises". Au premier semestre de l'année 1944, la vie se fait de plus en plus angoissante du fait de la répression accrue exercée par les Allemands. L'annonce du débarquement de Normandie, le 6 juin au matin, est la source de l'immense espoir d'une libération prochaine. Les mois qui suivent, durant l'été, sont très durs : "On avait beau se retirer, s'enfermer dans la clandestinité, on était forcé de rester toujours aux aguets et sur la défensive. Chaque visage croisé pouvat être le masque d'un ennemi ... Et chaque jour qui passe nous appauvrit de l'intérieur, le gel se fait plus vif au fond de nous-mêmes, notre coeur se dessèche peu à peu. On est en vie. Mais pour le rester, pour avoir une chance de survivre, on se laisse dépérir, pièce par pièce"; Le 24 août, parvient la nouvelle de la libération de Paris et celle, plus immédiatement extraordinaire du départ des Allemands du département de Dordogne : "Tout autour de nous, de Belvès jusqu'au dernier hameau perdu, les cloches commencent à entonner l'hymne de la libération". C'est presque fini, quelques rencontres encore, des souvenirs, des regrets, des espoirs.

Un beau livre profondément humain. Un récit émouvant.

Flammarion, Paris, 2016, 376 pages. 23,90 euros.

ISBN : 978-2-0813-8554-2.

Témoignage d'un juif viennois
Published by guerres-et-conflits - dans Seconde guerre mondiale
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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 06:00

Histoire de l'Europe libérale

Dominique Barjot, Olivier Dard, Frédéric Fogacci et Jerôme Grondeux (Dir.)

Paradoxe, au moins apparent, plus le courant libéral fait l'objet d'études, et moins ses évolutions semblent claires. Le mérite de cet ouvrage collectif est donc de replacer la "généalogie" de l'idéologie libérale dans le temps long (sur les deux derniers siècles essentiellement) pour essayer d'en redéfinir les contours, les ruptures, le parcours de quelques hommes-clefs.

Contrairement à ce que laisse entendre le titre, l'ouvrage est essentiellement franco-centré, à l'exception de deux contributions consacrées à la Grande-Bretagne et d'une traitant de l'Espagne, même si plusieurs auteurs multiplient les références extérieures. 18 contributeurs présentent des textes très variés, qui nous placent souvent, naturellement, au confluent du politique et de l'économique ; car vouloir parler de libéralisme politique sans évoquer la liberté d'entreprendre pourrait sembler une gageure. L'ensemble est organisé en quatre parties : "Matrices, crises, redéfinitions", "Crises et redéfinitions", "Hommes et organisations libérales", "Moments et expériences" ; la quasi-répétition des titres des deux premières n'étant pas, bien sûr, que le fait du hasard. La première est centrée sur le XIXe siècle français et britannique avec ses paradoxes et contradictions, la seconde sur la première moitié du XXe siècle et ses vives controverses au point que l'on pourra à plusieurs reprises annoncer "la mort" du libéralisme, pour l'essentiel en France mais aussi dans le temps longs de l'histoire de l'Espagne, la troisième aborde la question de l'organisation partisane et de ses difficultés, en particulier autour de quelques figures emblématiques. La dernière enfin traite de trois points très différents : les évolutions récentes de la construction européenne libérale, la politique de Tatcher au Royaume-Uni et la tentative d'Alain Madelin en France au milieu des années 1980.

Une présentation à plusieurs voix des temps forts et des principales évolutions d'un libéralisme qui finalement imprègne une grande partie de la classe politique mais peine à s'imposer comme tel. Un volume d'histoire politique à connaître et à conserver.

Nouveau monde éditions, Paris, 2016, 359 pages, 25,- euros.
ISBN : 978-2-36942-303-4.

Libéralisme
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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 06:00

Journal d'un vendu

Freddy Legrand

Voici des souvenirs absolument étonnants, ambigus, passionnants. En publiant dans le même volume ces deux sous-ensembles ("Mémoires d'un raté" et "Souvenirs politiques d'un vendu"), annotés par Antoine Bruneau, les éditions Anovi nous offre un témoignage rare, brut, "dans son jus" sur les années de guerre et la collaboration.

Freddy Legrand jette ses pensées sur le papier au jour le jour à partir du 24 novembre 1941 (du moins pour les cahiers qui nous sont parvenus). Avant d'entrer dans le vif du sujet, observons que le jeune homme semble visiblement mal dans sa peau, a indiscutablement des difficultés de relations avec le beau sexe et fait preuve d'une exaltation peu commune mâtinée de romantisme (jusqu'à comparer les tourments de sa vie à la légende médiévale de Tristan). Au fur et à mesure des pages, il raconte ce qu'il a fait dans la journée et se laisse aller à de multiples considérations sur son engagement personnel, sur la situation politique locale (département de la Nièvre), sur la Révolution nationale et l'Etat français, sur la collaboration et les partis parisiens, etc. Engagé volontaire pour cinq ans dans l'artillerie coloniale, il sert au Maroc puis participe à la Drôle de guerre, avant de vivoter pendant quelques mois puis de devenir membre et responsable local du Parti franciste de Marcel Bucard à partir de 1942. Par anticommunisme, il passe par les Chantiers de jeunesse, adhère à la LVF, se radicalise ("Le bourgeois, a dit Céline, chie, il a faim. C'est tout ! Rien de plus exact Ferdinand ! A toi le pompom pour les bonnes définitions") et bientôt ne se présente plus que comme "révolutionnaire" (nombreuses critiques des ruraux qui profitent de la guerre tandis que les classes urbaines laborieuses souffrent). Il témoigne souvent d'une grande faiblesse psychologique ("Je suis las et malade, car il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans ma carcasse"), mais tout aussi fréquemment d'une grande force intellectuelle, d'une rigueur inflexible, surtout au fur et à mesure que les mois passent et que la situation de l'Allemagne devient moins favorable ("Une chair de soldat ou de révolutionnaire, c'est fait pour souffrir", "J'étais, en 1940, fervent partisan du Maréchal parce que je croyais qu'il allait faire du fascisme. Je suis aujourd'hui un adversaire déclaré au gouvernement"). S'il n'a pas de mots assez durs pour les petits bourgeois, il critique tout aussi vertement l'armée d'armistice ou la gendarmerie puis se lance à l'hiver 1943-1944 dans l'action violente contre les résistants des régions voisines avec les "Equipes spéciales" du parti. Cela lui vaut une notoriété locale mais aussi la mort et il est lui-même exécuté par les maquisards au début du mois de février.

Une histoire personnelle (une descente aux enfers) compliquée, humainement et intellectuellement parlant. Mais surtout le témoignage particulièrement rare, complet, non retouché, écrit pendant les événements eux-mêmes, d'un collaborateur de base, un responsable de province loin des hiérarques parisiens. Un mélange de naïveté et de dureté, de rêveries et d'explosions violentes, d'espoir dans l'avenir et de pensées suicidaires, de fantasmes et de dénigrement de soi. Un ouvrage qui présente un intérêt tout à fait exceptionnel pour aider à comprendre certains parcours individels des années 1940-1945.

ANOVI, Chinon, 2016, 505 pages, 23,- euros.

ISBN : 978-2-914818-90-2.

Pour commander directement chez l'éditeur : ici.

Collaborateur
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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 06:00

1916, la Grande Guerre
De Verdun à la Somme, sur l'enfer des tranchées

Batailles Aériennes - n° 77

Excellent numéro, entièrement consacré aux aéronautiques militaires à mi-parcours de la Grande Guerre. Extrêmement dense et complet pour un magazine grand public, il comprend dix chapitres en une centaine de pages, partant d'une présentation générale de la situation d'ensemble et du déclin des Zeppelin pour se terminer par un (rapide) survol de l'aéronavale. Au fil des pages, David Méchin, auteur de ce dossier, évoque les aspects industriels, s'attarde bien sûr sur Verdun et la Somme, revient (encore !) sur les As de la chasse (quand comprendra-t-on que, dans la conduite de la guerre, le seul intérêt de la chasse est de permettre aux observateurs d'artillerie et aux appareils de renseignement de travailler). Il consacre heureusement une dizaine de pages à la question du bombardement, puis ouvre son horizon vers d'autres théâtres : fronts oriental, italien, balkanique, mais aussi (rapidement) quelques pages sur la guerre aérienne en Asie et en Afrique.

Un numéro solide, que l'on conservera précieusement.

Aéronautique, 1916
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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 06:00

Histoire de l'Afrique du Nord

Des origines à nos jours

Bernard Lugan

Bien connu depuis de longues années pour l'ensemble de ses travaux sur l'Afrique (ici ou ici par exemple), Bernard Lugan nous propose une très vaste synthèse de l'évolution dans le temps des territoires qui s'étendent de l'Atlantique à la mer Rouge, de la préhistoire aux lendemains des "printemps arabes". L'exercice est osé, le projet ambitieux, le résultat assez exceptionnel.

Suivant un plan chronologique dont les grandes parties sont organisées en chapitres "régionaux" (par territoire, de l'Egypte au Maroc), il nous fait revivre l'Egypte pharaonique, la période romaine, le royaume vandale et la reconquête byzantine, la conquête arabe et l'islamisation, l'essor des Berbères et l'empire almohade, la geste des Mamelouks. Il nous présente ensuite ces nombreuses dynasties, plus ou moins flamboyantes ou durables, qui s'échelonnent de Cyrénaïque à Salé, dont les corsaires voguent jusqu'à l'Islande. Pendant la période ottomane, le Maroc préserve son indépendance, mais au XIXe siècle les puissances européennes (Britanniques en Egypte, Italiens en Libye, Français en Algérie-Tunisie, Français et Espagnols au Maroc) s'imposent progressivement, tout en adoptant des statuts et des modes d'organisation administrative comme de gestion très différents. Après la Première Guerre mondiale, les Italiens peinent à pacifier leur colonie d'Afrique du Nord, tandis que l'Egypte la première retrouve son indépendance et que la France semble s'endormir dans le mirage d'une AFN mythifiée. La Seconde guerre mondiale, qui se déroule aussi au sud de la Méditerranée, accélère le processus d'émencipation, non sans de nombreuses différences, de l'Egypte du Raïs à la Libye d'Idriss Ier, de la Tunisie du Destour à la "guerre sans nom" d'Algérie. Les noms qui suivent sont sans doute mieux connus : Kadhafi bien sûr, mais aussi Ben Ali et Sadate, Boumediene et Hassan II, sans oublier le problème du Sahara occidental, la question berbère ou les progrès de l'islamisme radical. L'imposant ouvrage se termine sur la désagrégation de la Lybie à la suite de l'intervention de 2011, les difficultés de l'Algérie, les incertitudes égyptiennes et tunisiennes, les efforts d'adaptation du Maroc.

La très grande connaissance qu'à l'auteur de cette histoire et sa capacité à rédiger de vastes fresques synthétiques donnent à l'ouvrage tout son intérêt. Comme dans les livres précédents de l'auteur, les cartes sont nombreuses (plus de 70 !) et particulièrement claires. Deux index terminent ce volume : un très complet index des noms propres et un second, fort utile, pour "les peuples, les dynasties et tribus". Enfin, pas moins de cinquante pages de bibliographie permettent à ceux qui le souhaitent d'aller plus loin sur tel ou tel point. Par l'ampleur de la période étudiée et la multitude d'informations contenues, ce livre est indispensable pour tous ceux qui s'intéressent à cette zone géographique.

Editions du Rocher, Monaco, 2016, 732 pages, 29,- euros.

ISBN : 9-782-2680-8167-0.

Du Maroc en Egypte
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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 06:00

Paroles orphelines

Les enfants et la guerre d'Espagne

Véronica Sierra Blas

Si les événements militaires et politiques de la guerre civile espagnole sont dans leurs grandes lignes bien connus, il n'en va pas de même pour les questions plus sociétales, et le grand mérite de cet ouvrage est de nous proposer une approche aussi large que complète d'un phénomène dont les échos ont résonné jusqu'à une période très proche : le cas des enfants espagnols évacués des zones de combat.

Dans cette étude aussi subtile que fine du destin de ces dizaines de milliers d'enfants, Véronica Sierra Blas reconstitue leur parcours, des conditions du départ des familles à l'exil puis aux modalités (et difficultés) du retour vers la mère-patrie des dizaines d'années plus tard. Elle s'appuie sur d'innombrables témoignages, au premier rang desquels les textes écrits par les jeunes eux-mêmes et les souvenirs dont ils peuvent témoigner au fil du temps. L'utilisation (nombreuses reproductions de documents) de dessins enfantins et de correspondances privées donne parfois un côté très poignant à l'ouvrage. Au-delà, elle reconstitue l'environnement général de la période (guerre civile, puis guerre mondiale et chocs idéologiques), en particulier pour les très nombreux enfants évacués en direction de l'URSS, où ils restèrent "les Espagnols" dont la propagande soviiétique cachait mal la non intégration dans leur pays d'accueil. Les nombreuses pages consacrées à cet exil soviétique sont extrêmement riches, aussi bien sur la réalité du "paradis des travailleurs" à l'égard de ces étrangers (ils sont parfois mais pas toujours encadrés par des adultes espagnols également en exil après la victoire franquiste), que sur la persistance d'un attachement profond à la terre des pères, d'autant plus regrettée que le temps s'écoule et que la vie est dure. L'auteure n'oublie pas non plus les autres "colonies" ouvertes en France, dans le monde anglo-saxon ou en Amérique latine, cette diaspora concernant finalement de l'ordre de 50.000 enfants (évaluation haute).

En résumé, un livre original et qui ouvre, au-delà de son seul sujet, sur de très nombreuses perspectives.

Presses universitaires de Rennes, 2016, 364 pages, 24,- euros.

ISBN : 978-2-7535-4860-2.

Enfants en guerre
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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 06:00

La naissance de la CIA

L'aigle et le vautour, 1945-1961

François David

Historien spécialisé sur les relations transatlantiques et la guerre froide, François David nous invite à nous plonger dans la naissance et les premières années de l'un des services de renseignement les plus célèbres : la Central Intelligence Agency.

Dans ce passionnant ouvrage organisé en deux grandes parties ("La CIA, la communauté du renseignement et la fondation d'un renseignement national", et "Guerre secrète et stratégie mondiale. Le résistible essor d'un service Action"), François David dresse, à partir d'un important corpus de références (près d'une vingtaine de pages de sources et bibliographie), une histoire extrêmement complète des quelques quinze premières années de la puissante centrale américaine. Après avoir rappelé les conditions difficiles de sa naissance, sur les ruines de l'OSS de la Seconde guerre mondiale, dans un environnement intérieur de grande opposition entre les différentes branches des administrations américaines et alors que la guerre froide devient aigue, il détaille l'émiettement des différents services et leur incapacité "à tracer des perspectives claires sur le long terme". Les deux notions de coordination de l'action et de production de synthèses pertinentes sont au coeur des débats internes qui voient, au début des années 1950, le général Walter Bedell Smith réorganiser profondément les structures, les doter de moyens financiers et humains nouveaux, avec la participation des plus éminents universitaires. François David nous donne ici une description extrêmement précise des organismes mis sur pied, de leurs missions et de leurs premiers travaux. On note l'intérêt de la revue Studies in Intelligence, née en 1955 : "Le renseignement a développé une méthodologie identifiable. Il a mis au point un vocabulaire. Il a nourri un cadre théorique et doctrinal. Il applique des techniques sophistiquées et raffinées. Il dispose maintenant d'une politique des ressources humaines. Ce qui lui manque maintenant, c'est un corpus bibliographique. Le plus grand service que ce corpus puisse rendre sera d'accumuler en permanence nos nouvelles idées et nos retours d'expériences". Le processus de réalisation des études est expliqué, les responsabilités des uns et des autres pesées, et même la mise au point d'une sorte de "démarche qualité" pour valider a postériori les travaux. Après l'étude du travail d'analyse et de synthèse, la difficile évaluation historique de l'action clandestine (de la guerre psychologique à l'action brutale des branches "Action", de la propagande à l'assassinat ciblé) donne l'occasion à François David de revenir sur plusieurs définitions délicates. Il multiplie les sources et les notes infrapaginales, y compris sur "les opérations anticommunistes en France et en italie". C'est désormais la guerre secrète comprise dans une interprétation très large, "des actions clandestines, de la manipulation et de l'intoxication de l'adversaire aux raids paramilitaires". C'est aussi l'un des paradoxe de la démocratie américaine : les actions les plus secrètes sont (théoriquement, ou initialement) encadrées par une série de protocoles administratifs et financiers gouvernementaux au plus haut niveau et (en principe) validées par les instances politiques. Le réalisme, ou une certaine forme de confiance dans les idéaux américains, prime : "Pendant longtemps, nous nous sommes principalement préoccupés de savoir si le monde nous aimait. C'est un non-sens. Nous devons inspirer le respect et la confiance chaque fois que possible et, sinon, provoquer la crainte. Dans le cas contraire, nous ne battrons jamais ces gens (les communistes) ... A moins d'aller chercher ces types sur leur terrain, nous ne vaincrons jamais". Désormais, la CIA doit pouvoir faire "tout ce que les forces armées ne veulent pas, ne savent pas ou ne peuvent pas officiellement faire". Les questions politiques, et en particulier de politique intérieure, sont au coeur des deux chapitres qui suivent (parfois un peu ardus mais passionnants), consacrés à la coordination interministérielle et au contrôle politique de la CIA et l'ouvrage se termine sur le récit et les enseignements de deux opérations emblématiques de l'époque : le coup d'Etat contre Soekarno en Indonésie et l'affaire de la baie des Cochons. François David en tire des conclusions parfois peu élogieuses ou favorables aux services américains en terme d'efficacité, mais pointe aussi les responsabilités de ceux, politiques, qui sont au pouvoir au même moment et souligne les contradictions entre idéaux politiques et moraux officiellement affichés et procédés pragmatiquement mis en oeuvre (mais sans parfois s'en donner réellement les moyens...).

Par la densité de sa documentation et la capacité de l'auteur à évoquer des questions de fond à partir de cas concrets, un volume absolument indispensable pour quiconque s'intéresse non seulement à l'histoire de la CIA, mais aussi aux principes même d'organisation et de fonctionnement des services secrets au plan large.

Nouveau Monde éditions, Paris, 2016, 462 pages, 24,- euros.

ISBN : 978-2-36942-400-0.

Services secrets
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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 06:00

Histoire du Québec

Marc Durand

Un sentiment d'affection presque instinctif me lie à nos cousins d'outre-Atlantique, et j'ai la faiblesse naturelle d'aimer ces vastes territoires, ces "quelques arpents de neige", où une langue française quasi pure est maintenue au milieu d'un immense ensemble anglo-saxon. Bref, je ne suis pas certain d'être absolument objectif...

En sept chapitres chrono-thématiques, Marc Durand nous raconte l'histoire de la "Belle Province" des débuts de la Nouvelle-France dans les années 1535 aux dernières évolutions de "la nation responsable", le Québec des années 2000. Les marques, aujourd'hui si vives, de cette présence française sont à rechercher en particulier dans la seconde moitié du XVIIe siècle, lorsque "la maison normande avec son toît à lucarnes donnait à l'habitat québécois d'aujourd'hui un modèle", tandis que "le style breton, plus massif, s'imposait à Montréal". A l'issue de la guerre européenne, les combats des années 1750 se soldent par l'abandon pur et simple du territoire "sans véritable état d'âme". S'ouvre alors une longue période de domination anglaise, à peine marquée par les révoltes de 1837-1838 (en plein développement des idées nationales, patriotiques mais aussi laïques), caractérisée pendant plus d'un siècle (1840-1940) par un repli sur elle-même de la communauté francophone. Dans un environnement qui reste essentiellement rural, l'Eglise assure la cohésion de la communauté francophone, participe activement au maintien de la langue, mais entretient également les valeurs les plus traditionnelles. C'est après la Deuxième guerre mondiale que le Québec évolue progressivement, avec l'urbanisation et la croissance de la population. Dans les années 1960, la "révolution tranquille" trouve sa traduction dans le système éducatif, social mais aussi politique avec l'émergence de l'idée d'indépendance, dont la progression culmine en 1976 avec l'arrivée du Parti québécois au pouvoir. Désormais reconnu sur le plan intérieur, présent à l'international par ses "Délégations", membre actif de la francophonie, le Québec s'est également donné un nouvel horizon, celui du Grand Nord, véritable nouvelle frontière.

Un livre qui nous parle de nos "cousins" d'Amérique et nous raconte une histoire dont les détails sont fort peu connus en France. Une longue chronologie et un solide bibliographie terminent ce livre. Un agréable dépaysement estival.

Editions Imago, Paris, 2016, 236 pages, 21,- euros.

ISBN : 978-2-84952-870-9.

Cousins d'outre-Atlantique
Published by guerres-et-conflits - dans Amériques
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Qui Suis-Je ?

  • : Guerres-et-conflits
  • : Guerres et conflits XIXe-XXIe s. se fixe pour objectif d’être à la fois (sans prétendre à une exhaustivité matériellement impossible) un carrefour, un miroir, un espace de discussions. Sans être jamais esclave de la « dictature des commémorations », nous nous efforcerons de traiter le plus largement possible de toutes les campagnes, de tous les théâtres, souvent dans une perspective comparatiste. C’est donc à une approche globale de l’histoire militaire que nous vous invitons.
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Cafés historiques de La Chouette

Prochaine séance : pour la rentrée de septembre. Le programme complet sera très prochainement mis en ligne.

Publications personnelles

Livres

 

doumenc-copie-1.jpgLa Direction des Services automobiles des armées et la motorisation des armées françaises (1914-1918), vues à travers l’action du commandant Doumenc

Lavauzelle, Panazol, 2004.

A partir de ma thèse de doctorat, la première étude d’ensemble sur la motorisation des armées pendant la Première Guerre mondiale, sous l’angle du service automobile du GQG, dans les domaines de l’organisation, de la gestion et de l’emploi, des ‘Taxis de la Marne’ aux offensives de l’automne 1918, en passant par la ‘Voie sacrée’ et la Somme.

 

La mobilisation industrielle, ‘premier front’ de la Grande Guerre ? mobil indus

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2005 (préface du professeur Jean-Jacques Becker).

En 302 pages (+ 42 pages d’annexes et de bibliographie), toute l’évolution industrielle de l’intérieur pendant la Première Guerre mondiale. Afin de produire toujours davantage pour les armées en campagne, l’organisation complète de la nation, dans tous les secteurs économiques et industriels. Accompagné de nombreux tableaux de synthèse.

 

colonies-allemandes.jpgLa conquête des colonies allemandes. Naissance et mort d’un rêve impérial

14/18 Editions, Saint-Cloud, 2006 (préface du professeur Jacques Frémeaux).

Au début de la Grande Guerre, l’empire colonial allemand est de création récente. Sans continuité territoriale, les différents territoires ultramarins du Reich sont difficilement défendables. De sa constitution à la fin du XIXe siècle à sa dévolution après le traité de Versailles, toutes les étapes de sa conquête entre 1914 et 1918 (388 pages, + 11 pages d’annexes, 15 pages de bibliographie, index et cartes).

 

 caire damasDu Caire à Damas. Français et Anglais au Proche-Orient (1914-1919)

 14/18 Editions, Saint-Cloud, 2008 (préface du professeur Jean-Charles Jauffret).

Du premier au dernier jour de la Grande Guerre, bien que la priorité soit accordée au front de France, Paris entretient en Orient plusieurs missions qui participent, avec les nombreux contingents britanniques, aux opérations du Sinaï, d’Arabie, de Palestine et de Syrie. Mais, dans ce cadre géographique, les oppositions diplomatiques entre ‘alliés’ sont au moins aussi importantes que les campagnes militaires elles-mêmes.

 

hte silesieHaute-Silésie (1920-1922). Laboratoire des ‘leçons oubliées’ de l’armée française et perceptions nationales

‘Etudes académiques », Riveneuve Editions, Paris, 2009.

Première étude d’ensemble en français sur la question, à partir du volume de mon habilitation à diriger des recherches. Le récit détaillé de la première opération civilo-militaire moderne d’interposition entre des factions en lutte (Allemands et Polonais) conduite par une coalition internationale (France, Grande-Bretagne, Italie), à partir des archives françaises et étrangères et de la presse de l’époque (381 pages + 53 pages d’annexes, index et bibliographie).

 

cdt armee allde Le commandement suprême de l’armée allemande 1914-1916, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général von Falkenhayn 

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Le texte original de l’édition française de 1921 des mémoires de l’ancien chef d’état-major général allemand, accompagné d’un dispositif complet de notes infrapaginales permettant de situer les lieux, de rappeler la carrière des personnages cités et surtout de comparer ses affirmations avec les documents d’archives et les témoignages des autres acteurs (339 pages + 34 pages d’annexes, cartes et index).

 

chrono commChronologie commentée de la Première Guerre mondiale

Perrin, Paris, 2011.

La Grande Guerre au jour le jour entre juin 1914 et juin 1919, dans tous les domaines (militaire, mais aussi politique, diplomatique, économique, financier, social, culturel) et sur tous les fronts. Environ 15.000 événements sur 607 pages (+ 36 pages de bibliographie et d’index).

 

 Les secrets de la Grande Guerrecouverture secrets

Librairie Vuibert, Paris, 2012.

Un volume grand public permettant, à partir d’une vingtaine de situations personnelles ou d’exemples concrets, de remettre en lumière quelques épisodes peu connus de la Première Guerre mondiale, de la question du « pantalon rouge » en août 1914 à l’acceptation de l’armistice par von Lettow-Vorbeck en Afrique orientale, après la fin des hostilités sur le théâtre ouest-européen.

 

Couverture de l'ouvrage 'Mon commandement en Orient'Mon commandement en Orient, édition annotée et commentée des souvenirs de guerre du général Sarrail

14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2012

Le texte intégral de l'édition originale, passé au crible des archives publiques, des fonds privés et des témoignages des acteurs. Le récit fait par Sarrail de son temps de commandement à Salonique (1915-1917) apparaît véritablement comme un exemple presque caricatural de mémoires d'autojustification a posteriori

 

 

Coordination et direction d’ouvrages

 

Destins d’exception. Les parrains de promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

SHAT, Vincennes, 2002.

Présentation (très largement illustrée, 139 pages) des 58 parrains qui ont donné leur nom à des promotions de Saint-Cyr, entre la promotion « du Prince Impérial » (1857-1858) et la promotion « chef d’escadrons Raffalli » (1998-2001).

 

fflLa France Libre. L’épopée des Français Libres au combat, 1940-1945

SHAT, Vincennes et LBM, Paris, 2004.

Album illustré présentant en 191 pages l’histoire et les parcours (individuels et collectifs) des volontaires de la France Libre pendant la Seconde guerre mondiale.

 

marque courageLa marque du courage

SHD, Vincennes et LBM, Paris, 2005.

Album illustré présentant en 189 pages l’histoire des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire, à travers une succession de portraits, de la Première Guerre mondiale à la Bosnie en 1995. L’album comporte en annexe une étude sur la symbolique, les fourragères et la liste des unités d’active décorées.

 

  90e anniversaire de la Croix de guerre90-ANS-CROIX-DE-GUERRE.jpg

SHD, Vincennes, 2006.

Actes de la journée d’études tenue au Musée de l’Armée le 16 novembre 2005. Douze contributions d’officiers historiens et d’universitaires, français et étrangers, de la naissance de la Croix de guerre à sa perception dans la société française, en passant les décorations alliées similaires et ses évolutions ultérieures.

 

france grèceLes relations militaires franco-grecques. De la Restauration à la Seconde guerre mondiale 

SHD,Vincennes, 2007.

Durant cette période, les relations militaires franco-grecques ont été particulièrement intenses, portées à la fois par les sentiments philhellènes qui se développent dans l’hexagone (la France est l’une des ‘Puissances protectrices’ dès la renaissance du pays) et par la volonté de ne pas céder d’influence aux Anglais, aux Allemands ou aux Italiens. La campagne de Morée en 1828, l’intervention en Crète en 1897, les opérations en Russie du Sud  en 1919 constituent quelques uns des onze chapitres de ce volume, complété par un inventaire exhaustif des fonds conservés à Vincennes.

 

verdunLes 300 jours de Verdun

Editions Italiques, Triel-sur-Seine, 2006 (Jean-Pierre Turbergue, Dir.).

Exceptionnel album de 550 pages, très richement illustré, réalisé en partenariat entre les éditions Italiques et le Service historique de la Défense. Toutes les opérations sur le front de Verdun en 1916 au jour le jour.

 

DICO-14-18.jpgDictionnaire de la Grande Guerre

(avec François Cochet), 'Bouquins', R. Laffont, 2008.

Une cinquantaine de contributeurs parmi les meilleurs spécialistes de la Grande Guerre, 1.100 pages, 2.500 entrées : toute la Première Guerre mondiale de A à Z, les hommes, les lieux, les matériels, les opérations, les règlements, les doctrines, etc.

 

fochFerdinand Foch (1851-1929). Apprenez à penser

(avec François Cochet), 14/18 Editions - SOTECA, Saint-Cloud, 2010.

Actes du colloque international tenu à l’Ecole militaire les 6 et 7 novembre 2008. Vingt-quatre communications balayant tous les aspects de la carrière du maréchal Foch, de sa formation à son héritage dans les armées alliées par des historiens, civils et militaires, de neuf nations (461 pages + 16 pages de bibliographie).

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